Exposition au musée de Sérignan
"Silhouettes"
du 12 janvier au 30 mars 2008
avec
Ronan Barrot
Belkacem Boudjellouli
Damien Cabanes
Denis Castellas
Vincent Corpet
Marc Desgrandchamps
Sylvie Fajfrowska
Stéphane Pencréac'h
Bruno Perramant
Peintures assez grandes d'environ 200 cm, toutes figuratives, représentant des personnes ou des personnages.
Vincent Corpet, présente les corps nu, peint avec application, au dessus d'un décor abstrait, géométrique. Visage neutre, sans
expression.
Vincent Corpet
1963 P 27,281; 6 8, 23, 13, 14, 16, 21, II 89, a/t 180x180, 1989 (détail)
collection de l'artiste
Denis Castellas semble partir de photos de famille, de portraits, avec le besoin de faire bouger ces photos, de les faire revivre, de leur
redonner vie. Le résultat est pourtant plus désespérant que ne le serait la photo d'origine.
Sa peinture est légèrement délavée. On aperçoit parfois le dessin de mise en place et des coulures venus des fonds, qu'il semble peindre en dernier, comme pour terminer la
toile.
Denis Castellas
Sans titre, 2000-2006 (détail)
collection de l'artiste
Denis Castellas
Sans titre (Madame Muir), 2004
collection de l'artiste
Belkacem Boudjellouli dessine au fusain sur toile montées en diptyque. Un groupe de trois chasseurs, un couple et leur chien. Sans fond,
ces dessins-tableaux hésitent entre exercice et oeuvre. On est face à un objet curieux, travail de graphisme assez réjouissant, et devant des personnes très réelles malgré l'intermédiaire de la
photo (qui a servie de modèle) et du fusain.
Belkacem Boudjellouli
"Mr et Mme Despax et leur chien Haddock", 2005(détail) collection de l'artiste
Ronan Barrot peint des scènes sorties d'on ne sait où ; un enfant traverse un pont ; une sorte de déjeuner sur l'herbe. La matière est bien
là, avec de la pâte qui s'étale, des couleurs harmonisées. On est dans un tableau à composition classique avec une certaine dérive de divers éléments comme le visage flouté de ce gamin et quelques
parties du fond qui "partent en peinture" (dans "le pont"), ces personnages de formes indéfinies (dans "Blaue Blume"). Entre représentation et peinture pure, séduisant.
Marc Desgrandchamps a opté pour la transparence de ses personnages laissant apparaître à travers eux le fond, le paysage. La peinture ne se
tient pas, tout dégouline, tout est liquide, la représentation coule.
Des femmes sont là, en tongue, sur cette terrasse, elles tournent en rond, le ciel est bleu. La scène se répète dans ce triptyque.
Inutilité de cet instant, motif à peindre, des jambes...
Marc Desgrandchamps
Sans titre, 2004
Courtesy Galerie Zürcher, Paris
Exposition intéressante par la confrontation de cette peinture figurative abordée sous différents angles.
Exposition bien sûr frustrante par l'espace limité, ne laissant parfois la place à seulement deux oeuvres par artiste du fait de l'exposition de neuf peintres, mais donnant une bonne palette de
différentes directions dans la peinture figurative d'aujourd'hui, et qui utilise lesimages-medias avec volubilité et liberté.