Dans le cadre de Montpellier Danse, le 04 décembre au Corum de Montpellier
Chorégraphie de Sankaï Juku
Compagnie Sankaï Juku
photo : montpellier danse Danse japonaise contemporaine en sept tableaux.
Danse lente, concentrée, attentive au moindre geste, lui donnant de l'importance.
Très belle, quand quatre danseurs de dos, en jupe longue, torse nu et crâne rasé, le corps poussiéreux, se déplacent lentement, en se déhanchant. Mouvements devenants autre qu'humain.
Drôle quand elle semble tout balancer, dans un geste iconoclaste d'elle-même, un danseur en jupe longue entamant une danse sur une musique à peu près irlandaise, tout en ruant.
Beaucoup plus difficile à suivre lorsque la musique est un jazz à la Miles Davis accompagnant cette danse, danse toujours sérieuse, sans recul, qui donnerait des leçons de symbolique, de
sagesse.
Ennuyeux à force de mystère mystique.
L'horreur, c'est quand vient le moment des applaudissements et qu'une mise en scène est prévue pour ces instants, que ces espèces de monstres de concentration zen deviennent des tirs-émotion, alors
qu'ils pourraient simplement sortir de leurs rôles et se montrer tels qu'ils sont. On peut alors se demander si le spectacle était avant ces applaudissements ou pendant ceux-ci. Enfin, je trouve
que ça embrouille et que ça casse le peu d'image positive que l'on pouvait encore avoir. Je rajoute que le public réagit très fortement à ce genre de final. Ca me rappelle un spectacle de Béjart où
le final (je parle toujours d'applaudissements) était aussi très puissant et obligeait à l'ovation.