"Montpellier Danse 07"
le 19 octobre 2007 à l'Opéra Comédie de Montpellier
Quelques beaux ensembles à trois avec des mouvements non innovants mais
exécutés dans une douceur ou lenteur de rêve.
De très beaux arrêts de personnages en pause, tout au long du spectacle.
Quelques accessoires anecdotiques comme des planches, deux ou trois souffleries, une sorte de matelas enroulé, une plaque de métal courbée servant de balançoire, un fond de scène blanc opaque
derrière lequel les danseurs bougent, ils le touchent aussi, donnent lieu à des mouvements quelquefois jolis comme avec le matelas, quelquefois sans invention comme avec la plaque courbée.
Le texte (extrait d'une adaptation de Moby Dick), rare, traduit en surtitrage, est intéressant placé au-dessus de la scène. Le mouvement général donne une bonne impression d'instabilité, de
non-terrestre, la musique amène bien l'ensemble sans être envahissante, parfois éteinte, remplacée par les souffleries et jeux des danseurs.
Plaisant, mais je n'y ai pas trouvé ("Ce qu'ils cherchent à atteindre obstinément c'est la baleine blanche... qui est bien sûr une métaphore, c'est une passion, c'est l'autre, c'est un impossible,
c'est une vérité, c'est toutes les forces du mal, c'est une oeuvre d'art, c'est une utopie... bref c'est ce que chacun veut y mettre." extrait de la plaquette) la baleine.