commentaires d'expositions et de spectacles
L'un appelé "Hamsterwheel" est une installation en
coopération de plus de vingt artistes dans un même espace des Jacobins. Déjà effectuée à Vienne, sera ensuite à Barcelonne.
Lukas Hoffmann expose des photos bêtement au mur dans un cadre fin
en bois. Sont vus des paysages-espaces très à la mode c'est-à-dire déjà presque démodés de lieux entre, entre nature et construction, entre vivant et abandonné. Peut-être qu'à force d'être dans
l'art contemporain, la photo plasticienne oublie de regarder ce qui se passe dans la photo-photo qui a quand-même fait quelques pas. Mais ces images sont accrocheuses, avec un charme nostalgique,
une beauté quelque-peu ringarde.
Katarina Ziemke intrigue avec sa peinture dont les personnages
ressemblent à des objets de porcelaine, les yeux fermés ou vitreux. Rapport à la peinture, vivant, inanimé, mort. Rapport à l'objet ringard, icônisation par la statufication de scènes. Impression,
malaise, dégoût, rejet mais titillement.
Armand Jalut peint également. Jouant aussi sur l'étrange, mais
plus dans le pictural. Il semble chercher un accord avec la magie de la peinture et ses potentiels de représentations, ou plutôt avec les quelques hasards laissés par cette peinture. On peut se
trouver proche de chaque sujet puisque traité avec réalisme, mais aussi en être plus éloigné par un rapport fantasmé à ce faux réel. Le réel serait là malaxé pour en faire quelque chose de
digérable ou presque.
Nicolas Tourre entreprend la peinture avec des souvenirs de
"support-surface", mais en traitant l'icône avec nonchalance. Par exemple, une belle peinture violette, une autre rouge (voir illustration), une troisième en contre-plaqué rapé. Une autre pièce en
carrelages de marbre, au sol, avec différents éléments comme des planches colorées, une boule rouge, quelques carrelages légèrement soulevés d'un côté, est là en tant que peinture, installation,
sculpture, tapis, ou même décoration ?!
Emmanuelle Castellan a peint directement sur les murs. A partir de
photos, elle peut réussir ou rater ses peintures mais peu importe, tout est dans le faire, l'acte, et la référence du contenu de la photo.
Les frères Chapuisat ont "rempli" leur espace. Des trois
ouvertures n'apparaît plus qu'une vague forme bricolée, complètement fermée en bois. Il m'a fallu voir une personne allongée par terre et lui demander pour comprendre que l'intérieur pouvait se
voir par une ouverture au niveau du sol. Là, on comprend la construction grâce à une lampe s'allumant et s'éteignant doucement et laissant apparaître une structure complexe.Spectaculaire, mais
est-ce vraiment marquant ?!
Enfin, Stéphane Thidet et sa maison qui pleut. Cette oeuvre,
spectaculaire et poétique est une maison en bois, qui au lieu de protéger de la pluie, est un espace dans lequel il pleut à verse. A l'extérieur, dans la salle d'expo, tout est sec. C'est le même
bruit qu'une vraie pluie.