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commentaires d'expositions et de spectacles

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"Inferno" de Romeo Castellucci

Création

du 5 au 12 juillet 2008
Dans la Cours d'Honneur du Palais des Papes
festival d'Avignon



© Christophe Raynaud de Lage/Festival d'Avignon
Librement inspiré de Dante, ça commence très fort avec l'arrivée de onze bergers allemands dont huit sont enchaînés au sol pour servir d'excitants. Ils se mettent effectivement à aboyer. Romeo Castellucci arrive seul en scène, se présente avant de s'habiller de vêtements de protection pour le dressage des chiens d'attaque. Un dresseur lâche un chien sur lui, puis un second, puis un troisième qui se déchaînent gentiment sur Castellucci. Après quelques instants, le dresseur rappelle ses chiens l'un après l'autre. Les autres chiens sont alors ramenés hors scène.
Un type en shorty se met alors à escalader à main nu, sans fil, sans aucune protection, le mur de la Cours d'Honneur. Il ne s'arrête pas à la première fenêtre ouverte, enfin si, il pose quelques instants par-ci par-là mais poursuit jusqu'au sommet le plus élevé de cette Cours.
Un enfant écrit à la bombe "Jean" sur le mur.
A partir de là, des sons vont emplir le spectacles, tous plus infernaux que les autres. Un jeu de lumière partant de toutes les fenêtres de la façade donne l'impression que le spectacle, le bâtiment vont s'écrouler.
Des dizaines de personnes arrivent sur scène, puis s'allongent et roulent pour faire une espèce de marée humaine.
A un moment, on découvre cinq ou six jeunes enfants dans une cage en verre aménagée en salle de jeux, l'un pleure puis se calme, tous sont très éveillés, ils marchent, parlent.
Beaucoup de temps sont creux, entre les scènes, certaines scènes elles-mêmes. Il n'y a pas de mot, c'est un spectacle sans mot, c'est bizarre, ça ne paraît pas sain même si ce n'est pas désagréable de naviguer entre plusieurs options de spectacle.
Je comprends assez souvent le rapport avec l'Enfer, la masse de gens bougeant, vivants ou morts mais aussi dans les parties les plus spectaculaires, avec le son également.
Malheureusement, je ne retiens que le "spectaculaire", le reste, tout ce temps, s'écoule comme de la mélasse, sans rythme, en espérant quelque chose qui ne vient pas. Seul le son est parfait.



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