du 28 juin au 7 octobre 2007
à La Panacée
Entrée libre
Marylène Negro
Curieux comme ces portraits serrés de mannequins pris comme des êtres humains peuvent toucher. Pourquoi ont-ils ces regards tristes ?
Ils ont l'air de contenir une intériorité, des pensées, et même une envie de dire.
Attention, ce ne sont que des mannequins de vitrine !
Mais pourquoi si tristes, y aurait-il un rapport entre la compassion et le besoin d'acheter ?
Mounia kansoussi
Diaporama en fondus enchaînés de quelques minutes. En avançant sur une petite route en bordure de champs, le soleil finit par se coucher. Le diaporama se poursuit, s'arrête et tourne sur lui-même
dans le noir presque complet. Le tout sur une musique glissante et lancinante de Couperin. Nous avançons dans l'image, sur la route à chaque fondu, de quelques pas. La même route et le jour qui
tombe, et la musique de Couperin. Deux éléments juxtaposés simplement pour entrer dans le paysage.
Corinna Schnitt
Video "Das nächste mal" (la prochaine fois)
Deux enfants dans l'herbe se parlent comme des adultes, et même comme des adultes dans une pièce de théâtre du XVIIIème siècle. Lentement la caméra se recule et l'on découvre petit à petit un
espace urbain, et que finalement la scène se passe au milieu d'un grand rond-point. Jeu de perturbation par le dialogue et l'espace.
Une autre video filme plusieurs hommes et femmes dans leur espace personnel qui nous parlent de leur vie réussie, de leurs possessions matériels, de leur profession, de leur famille. La réussite de
ma vie est totale, je suis comblé... un rêve ou de l'arrogance, ou l'ennui total ?
Philippe Terrier-Hermann
Video de courtes scènes dans le décor de la Villa Medicis, des personnages "beaux" comme des acteurs de roman-photo, parlent d'amour en italien alors que le sous-titrage, en anglais, parle finance
et valeurs marchandes. Evidemment, on reste très froid face à ces images froide même si les dialogues ont un semblant d'humanité.
On change de décor et de personnages pour une nouvelle scène mais on replonge à chaque fois dans le même monde superficiel. Les sous-titres sont plus en accord avec les images, eux collent à
l'image, cette image de luxe, de haute bourgeoisie où l'amour ne serait pas une fin mais un matériau ou même une chimère, un vieux concept rappelant une époque disparue.
Cette video est montrée dans un espace-décor, un petit salon avec lampe, table basse, fauteuil, tapis et écran plat, ce qui rajoute une perspective. Un livre existe de cette video, avec quelques
photos de chaque scène, les textes en italien et les sous-titres en anglais.
Courtesy La Blanchisserie Galerie, Boulogne Billancourt
La Panacée à Montpellier :
Lieu à suivre, projet entre friche et centre d'art, enfin à Montpellier ?!