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commentaires d'expositions et de spectacles

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Le Sujet à Vif au Festival d'Avignon


au jardin de la Vierge du lycée St Joseph
dans le cadre du festival d'Avignon 2007







okach.jpg- "Take it away" de Opiyo Okach, dansé par Andréya Ouamba, comme une manière de raconter une histoire africaine (est-ce parce que le danseur et le chorégraphe sont noirs ?!) avec un danseur et un musicien, histoire obscure mais un ou deux points forts.





















© Christophe Raynaud de Lage / Festival d'Avignon






uber.jpg- "À nous deux" dansé par Dominique Uber et chorégraphié par Fanny Chaillé. Drôle de combinaison, la chorégraphe et la danseuse. L'une (je ne sais toujours pas qui est qui) porte l'autre, sur le dos ou comme elle peut, et semble chercher où la poser. J'aime l'air dubitatif de la porteuse, qui cherche à se libérer de son fardeau dans tous les coins. Ca dure... c'est mon bon souvenir, le reste est dans mon souvenir trop sirupeux.



















© Christophe Raynaud de Lage / Festival d'Avignon







- “Devant l’arrière pays” de Stijn Celis, avec Julie Guibert. Je ne revois que ses expressions du visage de crispation, face au public avec un morceau de tissus dans la bouche... et son corps toujours hyper-tendu... épuisant !











genod1.jpg- Pour moi, Genod a fait le spectacle le plus intéressant des quatre "Le sujet à vif".

Dandy, entre Edouard Baer et Andy Warhol, Genod lit (comme le préconise aussi Christophe Fiat) avec beaucoup de séduction, un texte de sa femme.

Extraits de la plaquette de présentation donné lors du spectacle :
Hélèna Villovitch : "Ca n'a pas été facile. Il voulait tout faire seul..."
Yves-Noël Genod : "J'ai croisé plusieurs projets avant d'accepter (la queue basse) que ma femme me mette en scène !"

Avec une chemise en dentelles, un jean qui a tendance à glisser, il pose, son texte à la main, maniériste liseur d'un texte nonchalant plein d'humour. Parfois, ça colle aux actions des acteurs ou danseurs ou performeurs, parfois ça part ailleurs, mais toujours l'attention du spectateur est maîtrisée. Aussi, comme dis plus haut par "J.spectateur", l'espace est envahi par la parole et d'autres évènements.
La danse est présente par défaut, Genod est surtout là pour montrer son cul. C'est ce qu'il dit, je n'y avais pas pensé, mais je suis là pour regarder son cul, et pour regarder sa femme (de scène) bouffer grossièrement des courgettes dans un coin pour jouer une hystérie simulée, et ça ne me déplaît pas.

Je suis entré à fond dans le jeu, sans doute par le pouvoir de séduction de Genod, (si l'on n'est pas séduit, je pense que tout se casse la gueule. Il est narrateur, acteur principal, il prend le rôle de metteur en scène de ce qui se passe) Genod qui finit, par gentillesse, par nous faire quelques pas de danse improvisés, puisque sa chorégraphe de femme n'est pas chorégraphe mais écrivaine.

Allez, Avignon n'est pas un mythe réservé à des auteurs morts, mais un lieu vivant où les choses les plus simples, les plus directes peuvent raconter. Petite chose qui me restera comme un souvenir pétillant.
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