commentaires d'expositions et de spectacles
Jean-Pierre Bertrand, quatre pièces de
2007, un ensemble sur chaque mur d'une salle, nommé, par exemple, "Trois plus quatre sur quatre plus trois en sept".
Michel Verjux, avec deux projecteurs, met en
visibilité des morceaux d'architecture, des bouts d'espace.
Et
surtout, la pièce où sont installées trois ou quatre tableaux de Roman Opalka et sa voix répétitive, lancinante, qui énumère les nombres qu'il est en train de peindre sur toile. L'espace est le
même que pour tous, un carré avec deux grandes ouvertures, mais se retrouver là, pris dans cette voix, avec ces tableaux, symboles du temps, de la folie assumée jusqu'au vertige, de la patience
minutieuse sans but autre que la méditation, comme marcher peut-être, quelque chose d'absolu qui rapproche et qui éloigne de la mort puisque c'est décidé il faut poursuivre jusqu'à la fin mais il
y a le temps de peindre encore beaucoup de nombres...