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18 janvier 2008 5 18 /01 /janvier /2008 22:47
MontpellierDanse2008
Opéra Comédie
le 16 janvier

Chorégraphie : Andrés Marín



photo site montpellier danse
marin.jpgFlamenco dans la tradition, un type grand, fin, se déhanche.
"Ridicule" jusqu'au bout, sérieux, fier et sûr.
Des copains sont là, pour jouer ; guitarre, voix, et un piano. Taper des mains, taper sur la table, tout est bon pour le rythme, aussi un tambourin.
Quelques moments forts, surtout pour le chant flamenco arabo-andalou, quand la voix n'est plus contrôlée. Et le danseur est là, au milieu, toujours aussi sûr !



Tout cela à l'Opéra Comédie, théâtre à l'italienne...
Spécial, puisque le flamenco n'est pas un spectacle de scène, que la mise en scène représente un café andalou en 1936 et que nous, spectateurs, sommes à l'italienne.
Le passage est difficile, les applaudissements se font après chaque chant ou danse, résonnance curieuse.
Ce flamenco classique, traditionnel est-il fait pour une représentation de haut, ne serait-il pas mieux à plat, dans de petits espaces avec estrade ?!


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8 décembre 2007 6 08 /12 /décembre /2007 21:10
de Claire Rengade
mise en scène de Claire Rengade

au Théâtre d'O à Montpellier
5-6-7-8 décembre


photo : site Théâtre d'O
rengade2007.jpgLes acteurs sont là quand on arrive. En tenue de sport, plutôt ringards. Ils tournent en rond, nous regardent, nous sourient.
Ils commencent par bouger, un peu agités, puis commencent à raconter. Ils font des pauses, se passent la main dans le silence. Ils s'adressent à nous, personnellement, attendent notre réponse puis poursuivent. Histoires d'image, de poses, l'un devient fou, bloqué par le mot "moi", le déclamant sur tout les tons au sens propre (belle scène), l'autre se croit sage boudhiste, un autre croit conduire une soucoupe volante...
Ils nous parlent, c'est rassurant. Ils racontent leur folie, leurs rêves ou les rêves. Ils sont à l'aise dans leur présence, quand l'un parle, les autres, répartis dans l'espace,bougent leurs membres ou viennent soutenir l'orateur, le faire bouger.
Le texte est léger, en souriant des lieux communs, l'accord est parfait entre les éléments : acteurs, paroles, espace et rythme, surtout le rythme.
Entre amateur (il ne s'agit pas là d'un manque de professionnalisme) et professionnel, mise en scène légère, sans complexe, bien droit dans ce théâtre actuel. Proche, direct. Pas triste, peut-être noir (mais ça ne se voit pas), mais rigolo et en mouvement.



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5 décembre 2007 3 05 /12 /décembre /2007 21:26
Dans le cadre de Montpellier Danse, le 04 décembre au Corum de Montpellier
Chorégraphie de Sankaï Juku
Compagnie Sankaï Juku


photo : montpellier danse
Danse japonaise contemporaine en sept tableaux.
Danse lente, concentrée, attentive au moindre geste, lui donnant de l'importance.
Très belle, quand quatre danseurs de dos, en jupe longue, torse nu et crâne rasé, le corps poussiéreux, se déplacent lentement, en se déhanchant. Mouvements devenants autre qu'humain.
Drôle quand elle semble tout balancer, dans un geste iconoclaste d'elle-même, un danseur en jupe longue entamant une danse sur une musique à peu près irlandaise, tout en ruant.

Beaucoup plus difficile à suivre lorsque la musique est un jazz à la Miles Davis accompagnant cette danse, danse toujours sérieuse, sans recul, qui donnerait des leçons de symbolique, de sagesse.
Ennuyeux à force de mystère mystique.

L'horreur, c'est quand vient le moment des applaudissements et qu'une mise en scène est prévue pour ces instants, que ces espèces de monstres de concentration zen deviennent des tirs-émotion, alors qu'ils pourraient simplement sortir de leurs rôles et se montrer tels qu'ils sont. On peut alors se demander si le spectacle était avant ces applaudissements ou pendant ceux-ci. Enfin, je trouve que ça embrouille et que ça casse le peu d'image positive que l'on pouvait encore avoir. Je rajoute que le public réagit très fortement à ce genre de final. Ca me rappelle un spectacle de Béjart où le final (je parle toujours d'applaudissements) était aussi très puissant et obligeait à l'ovation.



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19 novembre 2007 1 19 /11 /novembre /2007 09:12
Au théâtre de l'Université Paul Valéry de Montpellier
http://www.theatre.univ-montp3.fr/
14-15-16 novembre 2007

de Heiner Müller



muller.jpgSept jeunes sont sur une scène centrale en pente. Ils manipulent divers objets, sont comme des animaux privés de langage. Ils ne communiquent pas, ils vivent chacun dans un monde. L'un fait tourner un pédalier sans vélo, l'autre prend un tabouret, le déplace, une autre passe plusieurs minutes à regarder en détail ses bras, son vêtement, un autre met de la peinture noire sur la peau de chacun avec les doigts.
Aux premiers cris, ils semblent commencer à former une communauté, les gestes restent inconsistants mais toujours intrigants.
Et puis, ils commencent à parler, à dire le texte de Heiner Müller. Cette longue mise en place, pourrait faire croire que le texte va résonner de façon plus intense, mais il reste un  peu décalé, comme en dehors, même s'il est parfois dit de façon violente.
On est à la lisière de la performance. C'est prenant, les corps dominent et leur préoccupation masquent ou démarquent le texte.
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18 novembre 2007 7 18 /11 /novembre /2007 08:54
montpellier danse 07
Hors Série #45
Mathilde Monnier
"City Maquette"

Etape de travail pour un opéra de Heiner Goebbels "Surrogate Cities", mis en scène par Mathilde Monnier.


monnier07.jpgDe nombreux enfants apportent une boîte contenant plusieurs boîtes (de savon, de lessive, de parfum, etc...) et les disposent au sol. Ils se glissent entre, leurs corps frôlent, caressent.
Ils remettent ces boîtes dans la grande, tournent ensemble.
Face à nous, ils dansent, des mouvements simples, suffisamment complexes pour justifier la présence d'écrans dans lesquels Mathilde Monnier mime les gestes à faire. Là, chaque enfant se différencie, chacun est beau à sa façon, faisant ses gestes à sa façon, tous ont les yeux fixés sur l'écran.

Ça ressemble à une kermesse de fin d'année, sauf que les enfants sont appliqués, suivant les consignes, mais n'oublient pas de regarder le public d'un air de faire une bêtise, et de s'amuser.

Des vieux prennent leurs places et se mettent à danser des danses de salon, comme si de rien n'était, en chaussettes.
J'ai oublié de dire qu'au début, tous sont venus grifonner le sol noir avec des craies blanches, longuement.

Tout cela sur une musique paraissant classique, symphonique avec des envolées, et une voix de femme chantant "contemporain", de Heiner Goebbels.
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20 octobre 2007 6 20 /10 /octobre /2007 22:49
d'après "Mes amis"
Mise en scène de
Pierre Pradinas
Au théâtre des Treize Vents, à Montpellier
dans le cadre d'Oktobre des écritures contemporaines-partie1 Romans



victorbaton.jpgSur la scène deux tables de bar, deux chaises, deux panneaux en forme de vitrine derrière lesquels seront projetés quelques images pour accompagner le texte. Marc Perrone à l'accordéon sur scène, en chaise roulante, va également accompagner le texte, plus ou moins bruyamment, jouant de son regard. Thierry Gimenez a la tête du personnage, qui se dévoile tout en racontant l'histoire de sa rencontre avec  un éventuel ami, dans lequel il croit.
On s'enfonce dans sa solitude, on découvre avec horreur qu'il sera incapable de rien de social. Il désire tellement avoir un ami, mais il est tellement hors du réel, mais il est tellement intolérant.

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19 octobre 2007 5 19 /10 /octobre /2007 18:28
"Montpellier Danse 07"
le 19 octobre 2007 à l'Opéra Comédie de Montpellier



verret.jpgQuelques beaux ensembles à trois avec des mouvements non innovants mais exécutés dans une douceur ou lenteur de rêve.
De très beaux arrêts de personnages en pause, tout au long du spectacle.
Quelques accessoires anecdotiques comme des planches, deux ou trois souffleries, une sorte de matelas enroulé, une plaque de métal courbée servant de balançoire, un fond de scène blanc opaque derrière lequel les danseurs bougent, ils le touchent aussi, donnent lieu à des mouvements quelquefois jolis comme avec le matelas, quelquefois sans invention comme avec la plaque courbée.
Le texte (extrait d'une adaptation de Moby Dick), rare, traduit en surtitrage, est intéressant placé  au-dessus de la scène. Le mouvement général donne une bonne impression d'instabilité, de non-terrestre, la musique amène bien l'ensemble sans être envahissante, parfois éteinte, remplacée par les souffleries et jeux des danseurs.
Plaisant, mais je n'y ai pas trouvé ("Ce qu'ils cherchent à atteindre obstinément c'est la baleine blanche... qui est bien sûr une métaphore, c'est une passion, c'est l'autre, c'est un impossible, c'est une vérité, c'est toutes les forces du mal, c'est une oeuvre d'art, c'est une utopie... bref c'est ce que chacun veut y mettre." extrait de la plaquette) la baleine.


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26 juillet 2007 4 26 /07 /juillet /2007 11:06

au jardin de la Vierge du lycée St Joseph
dans le cadre du festival d'Avignon 2007







okach.jpg- "Take it away" de Opiyo Okach, dansé par Andréya Ouamba, comme une manière de raconter une histoire africaine (est-ce parce que le danseur et le chorégraphe sont noirs ?!) avec un danseur et un musicien, histoire obscure mais un ou deux points forts.





















© Christophe Raynaud de Lage / Festival d'Avignon






uber.jpg- "À nous deux" dansé par Dominique Uber et chorégraphié par Fanny Chaillé. Drôle de combinaison, la chorégraphe et la danseuse. L'une (je ne sais toujours pas qui est qui) porte l'autre, sur le dos ou comme elle peut, et semble chercher où la poser. J'aime l'air dubitatif de la porteuse, qui cherche à se libérer de son fardeau dans tous les coins. Ca dure... c'est mon bon souvenir, le reste est dans mon souvenir trop sirupeux.



















© Christophe Raynaud de Lage / Festival d'Avignon







- “Devant l’arrière pays” de Stijn Celis, avec Julie Guibert. Je ne revois que ses expressions du visage de crispation, face au public avec un morceau de tissus dans la bouche... et son corps toujours hyper-tendu... épuisant !











genod1.jpg- Pour moi, Genod a fait le spectacle le plus intéressant des quatre "Le sujet à vif".

Dandy, entre Edouard Baer et Andy Warhol, Genod lit (comme le préconise aussi Christophe Fiat) avec beaucoup de séduction, un texte de sa femme.

Extraits de la plaquette de présentation donné lors du spectacle :
Hélèna Villovitch : "Ca n'a pas été facile. Il voulait tout faire seul..."
Yves-Noël Genod : "J'ai croisé plusieurs projets avant d'accepter (la queue basse) que ma femme me mette en scène !"

Avec une chemise en dentelles, un jean qui a tendance à glisser, il pose, son texte à la main, maniériste liseur d'un texte nonchalant plein d'humour. Parfois, ça colle aux actions des acteurs ou danseurs ou performeurs, parfois ça part ailleurs, mais toujours l'attention du spectateur est maîtrisée. Aussi, comme dis plus haut par "J.spectateur", l'espace est envahi par la parole et d'autres évènements.
La danse est présente par défaut, Genod est surtout là pour montrer son cul. C'est ce qu'il dit, je n'y avais pas pensé, mais je suis là pour regarder son cul, et pour regarder sa femme (de scène) bouffer grossièrement des courgettes dans un coin pour jouer une hystérie simulée, et ça ne me déplaît pas.

Je suis entré à fond dans le jeu, sans doute par le pouvoir de séduction de Genod, (si l'on n'est pas séduit, je pense que tout se casse la gueule. Il est narrateur, acteur principal, il prend le rôle de metteur en scène de ce qui se passe) Genod qui finit, par gentillesse, par nous faire quelques pas de danse improvisés, puisque sa chorégraphe de femme n'est pas chorégraphe mais écrivaine.

Allez, Avignon n'est pas un mythe réservé à des auteurs morts, mais un lieu vivant où les choses les plus simples, les plus directes peuvent raconter. Petite chose qui me restera comme un souvenir pétillant.
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- Sous forme de notes courtes, garder en mémoire spectacles et expos, dans ma situation de spectateur et visiteur amateur.
Mes impressions notées sont toujours subjectives et influencées par mes préoccupations du moment, les commentaires sont des retours de sensations et non des analyses. C'est un exercice qui prolonge la vue  et permet de découvrir encore, après coup, en repensant à ce que j'ai vu, entendu. Ca ne se veut, en aucun cas,  une critique plus ou moins universelle. Je publie ici  pour les gens qui comme moi cherchent quelques retours d'expos ou de spectacles vus.

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