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3 juillet 2008 4 03 /07 /juillet /2008 21:04
Création

Mardi 1er Juillet 2008
Festival MontpellierDanse08



photo tirée du site
montpellierdanse
Suite de la recherche de Xavier Le Roy sur le mouvement dans la musique classique (voir commentaire sur son précédent spectacle
"Le Sacre du Printemps").
Là, à Montpellier, on assiste à un concert de musique de Lachenmann, ce qui est en soi une performance.
D'abord, un violoncelle seul qui joue avec toutes les parties possibles du violoncelle sauf de la manière normale.
Après, les deux musiciens (guitaristes) sont derrière des paravents, devant deux autres musiciens sont avec partition mais sans instruments. Ils vont mimer la musique faite derrière les paravents. La gestuelle imite puis dérive, on finit par ne plus comprendre où peut se trouver la guitare alors que le rythme suit toujours la musique.
La dernière pièce se termine avec les mimes sans musique, sans instrument.

Pas complètement convainquant. On rit un peu. Personnellement, j'aurai bien fait abstraction de la partie Xavier Le Roy pour me concentrer sur le concert de musique, mais c'était difficile.

Cette fois, (contrairement au "Sacre") l'exercice paraît un peu vain. Plus intéressant était l'invitation des musiciens "Cairn" lors d'un "Hors Série" de MontpellierDanse, qui donnait à voir des musiciens faire de la musique détournée d'instruments classiques comme un piano ou une guitare, ou avec une table et de la vaisselle, leur mouvements de musiciens étant mis en valeur simplement par l'invitation par une structure de danse.

On pourrait imaginer un concert avec comme accompagnement filmique la vue en gros plan du pied d'un violoncelliste pendant toute la durée du morceau. Ca pourrait être une autre partie du corps, peu importe, une partie à la fois peu mouvementée et peut-être très expressive.
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3 juillet 2008 4 03 /07 /juillet /2008 20:59
Mardi 1er Juillet 2008
Festival MontpellierDanse08



photo tirée du site de
montpellierdanse
Deux danseuses, même pantalon en toile à matelas brillant, un débardeur de couleur différente, vert et rouge passé.
Elles s'allongent sur le ventre, face à face, et font rouler de l'une à l'autre des balles de jongleur.
Deux cloisons sont déplacées par deux hommes habillés en noir (qui disparaissent après avoir fait cela, deux ou trois fois pendant le spectacle). D'autres fois, ce sont les deux danseuses qui déplacent ces deux cloisons.
Elles jouent beaucoup avec ces cloisons, modulant l'espace, se faisant un petit coin, s'appuyant dessus.
Tous leurs gestes sont hors des codes de la danse, sont naturels au maximum (je sens presque l'effort pour éviter tout maniérisme).
Le regard suit l'activité de ces deux danseuses avec cloisons, balles, activité entre jeu et danse et figure abstraite.
Elles sont concentrées, c'est lent, comme réfléchi, minimal.
C'est un plaisir de suivre cette construction.
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3 juillet 2008 4 03 /07 /juillet /2008 20:49
Créations

Mardi 1er Juillet 2008
Festival MontpellierDanse08


photo tirée du site montpellierdanse
Deux pièces d'environ 40 minutes chacune.
Neuf danseurs gèrent bien l'espace immense de l'Opéra Berlioz, ils sont tous sur scène.
Par groupes, ils entrent dans la danse. Quand ils terminent, ils se mettent à marcher sur le bord, c'est un déplacement sans fin.
Leurs gestes n'ont plus à voir avec ce que l'on connait "trop" dans la danse actuelle, ils sont nouveaux, comme plus maniérés, semblent sans signification mais dans leurs déroulements prennent sens, partant d'un absurde deviennent une histoire. Les mouvements coulent sans arrêt, les corps, parfois, de la même façon se rejoignent. Tout semble précis, minutieux et relaché, souple.
Le tout se fait dans le silence. Au milieu de la pièce, se font entendre quelques bruits rythmés, enregistrements faits lors de répétitions de ce même spectacle.



Dans la seconde pièce, une jeune femme est du côté gauche de la scène séparée par une rangée de lumières au sol. A droite, au fond, sont assis quatre hommes en costume noir à doublure en satin rouge.
Ca commence par un solo de la femme habillée d'une robe blanche, simple, ou une chemise de nuit.
Même gestuelle que précédemment, dans laquelle je rentre très bien.
On est plus concrètement dans une histoire entre cette femme et ces hommes; mariage, enterrement... Je suis gêné par cette représentation machiste des sexes, ce qui doit être le thème de cette pièce, l'auteur étant d'origine Israëlienne.
Les danseurs hommes sont beaux aussi, avec leurs vestes noires aux reflets rouges lorsqu'ils tournent.



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25 juin 2008 3 25 /06 /juin /2008 08:20
Gisèle Vienne

Hors Série # 53


le 14 mai 2008 à la patinoire Végapolis

montpellierdanse08









Spectacle dans lequel je n'ai rien trouvé pour m'accrocher.

Pour décrire, tout commence dans la brume épaisse, la machine à lisser la glace entre et tourne très longtemps avec pour seul accompagnement une musique linéaire, un son puissant. On pourrait penser à une mise en disposition du public, une virginisation de l'espace "spectacle".
Donc, après un temps très long, une jeune femme entre en patin et commence à tourner, à faire des figures et finie par tomber en tentant un saut.
Puis, entrent une vingtaine d'enfants, tous déguisés différemment, ils se mettent à tourner, se retrouvent à deux pour tourner.

Où se trouve le décalage, la représentation ?


Si Gisèle lit cela, peut-être pourra-t-elle dire ce qui m'est resté obscur !




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24 juin 2008 2 24 /06 /juin /2008 09:16
Jennifer Lacey / Nadia Lauro
en collaboration avec Jonathan Bepler

"Les assistantes"

MontpellierDanse08
Dimanche 22 et Lundi 23 juin





Neuf filles en robe-blouse vichy de couleurs différentes, accidulées, avec dessous un shorty blanc. Elles ont toutes un bonnet de laine. Certaines ont des bottes en cuir, d'autres sont pieds nus.

D'autres bottes sont disposées autour de l'espace, ainsi que des ukulélés, quelques instruments à persussion.

Quand on arrive, cinq sont au sol, sur le dos, les membres en l'air, les tournant comme pour faire fonctionner les chevilles et les poignets, comme des insectes retournés ou des enfants découvrant leurs membres.

Comment décrire ce qui se passe : certaines filles dansent seules, une s'énerve seule au fond, des groupes se forment pour s'aider à traverser l'espace. Parfois toutes se mettent à faire de la musique, légèrement, entrainées par une  musique off, quelques notes jetées dans un ordre hasardeux. Des notes jetées par chacune devient un ensemble.

La seule chose qui m'a fait décrocher, c'est quand les six filles présentes sur scène se sont mises à lire le texte que nous avions également sur nos sièges, que j'ai entendu comme un retour au réel, une critique de la situation d'"assistante". Relu après, ce texte est en fait parfaitement dans le ton du spectacle :


"LES ASSISTANTES réincarnent. elles tendent le cou par curiosité. elles imaginent, elles s'inventent. elles s'inventent en lapins. elles deviennent chevaux malgré elles. elles écoutent leurs bouches et leurs nez.
elles sont archers en rut, écureuils malsains, elles regardent à travers les stores et elles s'engagent sur la corde raide. elles rencontrent un samouraï; de serpent charmé, elles deviennent vautour paisible."



Une fois, les filles regardent l'une d'elles danser, pour ensuite critiquer son intervention, les commentaires partent dans une dimension poétique. La danseuse ne veut plus écouter celle qui dit "moulin" et va vers celle qui parle de "Marilyn Monroe".

Alors que chacune est occupée seule, un peu vers le fond, une fille de trois-quart dos, raide, le coude droit écarté, le poignet au front, la paume tournée vers l'extérieur, le poing serré, lance les jambes en arrière, l'une après l'autre. Attitude d'imitation militaire, jeu d'enfant, image improbable jubilatoire en soi...

Elles sont toujours pareils et différentes, même robe-blouse, avec ou sans bottes, bonnet différents. Je me retrouve dans un monde différent ou l'activité est la légèreté.

Trois filles se retrouvent à huiler leurs jambes, les leurs propres puis celles des autres, sans différenciation.

Conclusion : spectacle réjouissant, libre, lumineux, donne à croire que tout est possible avec des moyens simples.
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12 avril 2008 6 12 /04 /avril /2008 10:09
Xavier Le Roy
"Le Sacre du Printemps"

Au Studio Bagouet aux Ursulines
les 8 et 9 Avril 2008
dans le cadre de la saison de montpellierdanse



photo tirée du site
montpellierdanse


Dans le studio Bagouet, modulable, la tribune est installée côté scène, la régie est face à nous, le son vient de derrière. Le public restera éclairé pendant le spectacle.
Xavier Le Roy se met de dos pour commencer à diriger la musique de Stravinsky (musique enregistrée, bien sûr), il semble à peine exagérer les gestes et devance les sons comme le fait un chef d'orchestre.

Il est question dans cette pièce de mouvements qui décident de la musique; jusqu'à la dérive du corps qui finit par suivre celle-ci pour devenir danse.

Très vite, Xavier se retourne et devient notre chef, nous fixe dans les yeux, s'adresse à chacun de nous par le geste.
D'un geste aussi, il arrête la musique.
Il se met  à un moment de côté pour écouter avec nous la musique.

Ses gestes s'allongent, son corps entier entre en jeu, il peut sauter, battre, s'étirer, se plier, mais sans perdre de vue que nous sommes les musiciens, nous le public. Jusqu'à la fin, il continue avec un geste, un rappel, une remise à plat, à croire qu'il dirige la musique, alors qu'il part dans une gestuelle hyper-expressive, presque lyrique, très physique.

C'est quand tout ça devient danse, quand Xavier Le Roy oublie de devancer pour suivre la musique, c'est là que la magie opère, le but est perdu (de diriger) puisque l'interprète suit au plus près, écoute et bouge, et ne contrôle plus rien sinon son corps guidé uniquement par la musique très folle de Stravinsky. Chef ou marionnette ?!

Spectacle qui donne beaucoup de matière à réflexion pendant et après. Entre autre : expérience en cours; spectacle définitif et écrit; essai hybride de relation au public; laissé-aller à l'écoute pure et simple d'une musique enregistrée mais magique; mise en place d'une matière plastique (la danse) sur une base toute simple du quotidien (la vue d'un documentaire sur Sir Simon Rattle à la tête de l’Orchestre Philharmonique de Berlin); ce qui peut être considéré comme une réserve de gestes venus d'un autre monde; le rapport terre-à-terre à la création, une simplicité entre idée et mise en place visuelle (la proximité de ce rapport donne de la percussion).
En se fixant des règles du jeu, en décortiquant l'ambiguïté d'un regard sur un chef d'orchestre, il y a de quoi s'amuser et régaler un public.





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6 mars 2008 4 06 /03 /mars /2008 08:58
Dans le cadre de montpellierdanse, au Chai du Terral, les 4, 5 et 6 Mars 2008





(photo tirée du site montpellierdanse)
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Mime de Science-Fiction. Enfermés dans une serre hors du monde, avec cependant une image de paysage terrestre à travers un hublot, quatre jeunes d'origines diverses travaillent pour leur mission. Toujours en déplacement, leurs activités paraissent souvent absurdes pour le spectateur et pour eux-mêmes. Tout mouvement est prétexte à danse (comment en serait-il autrement), tout geste supposé réel devient vite prétexte à bouger.
Il faut s'occuper, utiliser le temps dévolu au maximum, ne pas perdre le peu de temps que l'on a dans cette capsule, dans la vie, devant ce public, et tant qu'à faire, autant que ce soit léger, enlevé, burlesque, quoi!
Les danseurs ont parfois des sauts (de joie, les bras écartés) "typés" Anne Lopez. Et justement, le défaut de cette pièce est l'absence d'Anne Lopez danseuse, sur scène, même si les danseurs présents ont bien retranscrit son monde.



"Idiotès, idiot, signifie simple, particulier, unique (...). Toute chose, toute personne sont ainsi idiotes dès lors qu'elles n'existent qu'en elles-mêmes."
Clément Rosset
(tiré de la plaquette du spectacle)


Lors du spectacle, et par la suite, j'ai pensé au livre de Céline Minard "Le Dernier Monde"...





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5 février 2008 2 05 /02 /février /2008 22:26

montpellierdanse08

au Théâtre de l'Université Paul Valéry "La Vignette"
les 30 et 31 janvier 2008



photo : site La Vignette
dupont.jpgUne petite pièce blanche est posée dans le noir de la scène. Sur le mur de gauche un tableau au-dessus d'un meuble bas, à droite une lampe murale au-dessus d'un radiateur, au fond une ouverture comme une fenêtre, une porte et des chaises autour d'une table. Au premier plan sur la scène, un tronc énorme est posé.

Tout commence dans le noir. Vincent Dupont apparaît très vaguement au fond de la pièce, il entre ou il sort. A quatre pattes ? Il va se déplacer lentement dans ce petit espace. Un son comme une voix gémissante se fait entendre, qui ne paraît pas sortir de sa bouche (enregistrement ?). L'acteur monte sur le meuble et pose la tête contre le tableau. Celui-ci est en matière élastique et Vincent Dupont entre de plus en plus dans le mur puis il recule. Il commence à faire bouger les chaises au sol, ce qui fait un bruit horrible, très amplifié. Il finit par jeter les chaises. Puis il prend une scie dans le meuble et va scier la table en deux, et jette les deux parties. Là, il sort une tronçonneuse et se met à lacérer les deux murs latéraux qu'il finit par couper entièrement et qu'il fait tomber sur les côtés.
A la fin, il s'approche du tronc, prend deux morceaux de bois et tape de façon irrégulière sur ce tronc.




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4 février 2008 1 04 /02 /février /2008 09:20
montpellierdanse08

le 29 janvier 2008
au Studio Bagouet / Les Ursulines

Denis Mariotte et Renaud Golo




hs-mariotte.jpg Suite
Un acteur ou plutôt un personnage est sur scène, face au public,debout, immobile. C'est le silence.
Un morceau de plaque de mur tombe sur le plateau, pas loin de ce personnage.
Puis tombent des morceaux de bois, de la poussière de gravats et des choses plus ou moins identifiées dans un bruit d'enfer, de façon rythmée ou dérythmée.
Même le briquet que sort le personnage tombe, même la cigarette portée à ses lèvres tombe. Une guirlande de lumière tombe du plafond et pend devant la scène.
Je ne sais plus s'il y a une fin mais tout est là, le temps passe, les choses arrivent, nous tombent dessus, on est là jusqu'au bout.

photo : site montpellierdanse08




Quelqu'un, visiblement
Il est aussi question de temps dans la seconde pièce, de présence scénique, de rythmes. Dans le noir complet, longtemps, face à la scène vide à part un ou deux spots au sol et un homme allongé sur le ventre que nous avons vu en entrant. Et puis tout s'éclaire brusquement, intensément, moins d'une seconde pour nous faire découvrir une présence différente, pour replonger dans le noir. Un texte est projeté au fond, hésitant, clair puis indiférent, des images de jeu d'instruments sont projetées, piano, guitarre, en même temps que leur son. A un instant apparaissent six personnages collés entre eux, habillés pareils, de dos contre le fond du plateau, immobiles. Une autre apparition, une quantité d'objets sont répartis sur scène, on se demande comment ça a été possible en si peu de temps, d'autant qu'ils ont disparu l'instant d'après. Ces espaces de clarté laissés dans le noir sont photographiques, immobiles, comme des chocs, des flashs. Que reste-t-il de la scène avec ces sons enregistrés, ces images enregistrées, ce texte non dit mais projeté, ce présent immobile mais changeant ?
Des apparitions, des rythmes de visibilité, du temps de vide dans le noir. Rien puis quelque chose, quelqu'un, noir.



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26 janvier 2008 6 26 /01 /janvier /2008 20:34
ATTEINDRE LA FIN DU WESTERN

MontpellierDanse2008

le 24 janvier au Chai du Terral



heritier.jpg"Atteindre la fin du western c'est atteindre la fin d'un mythe. (...) Le paysage n'existe pas, il ne s'agit que d'un lieu, les gens qui y évoluent ne sont pas à séparer de ce lieu. Ce lieu n'est pas l'objet de ces gens, ces gens ne sont pas le sujet de ce lieu"
Rémy Héritier











photo: site montpellier danse


La surprise est venue des gestes des danseurs, de se retrouver face à des corps faisant des mouvements de danse alors que j'avais supposé, après avoir lu la plaquette et la biographie de Rémy Héritier, voir plutôt une performance avec des êtres dans le réel.
Les codes de la danse retenaient l'attention pour ce décalage et pour leur originalité. Mais je n'ai pas trop apprécié la mise en place de cette danse. Je me suis ennuyé dans le rythme lent et long dans certains passages vides. J'ai cru à une volonté de ralentir le temps pour des spectateurs d'aujourd'hui, sans doute toujours plus pressés. Je me suis certainement trompé.
Pour le jeu à cinq ou trois, désarticulé mais ensemble contenant des idées originales, avec des gestes précis, le danseur attentif, concentré sur lui. Plusieurs unités disparates pouvaient faire un ensemble.
Je m'attendais à des corps qui vivent et non à une représentation. Je m'attendais à un délire du réel, mais non, on était dans la danse. Pas toujours cependant, semble-t-il !



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- Sous forme de notes courtes, garder en mémoire spectacles et expos, dans ma situation de spectateur et visiteur amateur.
Mes impressions notées sont toujours subjectives et influencées par mes préoccupations du moment, les commentaires sont des retours de sensations et non des analyses. C'est un exercice qui prolonge la vue  et permet de découvrir encore, après coup, en repensant à ce que j'ai vu, entendu. Ca ne se veut, en aucun cas,  une critique plus ou moins universelle. Je publie ici  pour les gens qui comme moi cherchent quelques retours d'expos ou de spectacles vus.

La "note personnelle" est là pour situer rapidement l'intérêt de l'article concerné.

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