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9 janvier 2009 5 09 /01 /janvier /2009 08:23
Maguy Marin / Denis Mariotte
"Ca quand même"

le 07 janvier 2009
 Théâtre de l'Université Paul-Valéry
en collaboration avec montpellierdanse




photo tirée du site
montpellierdanse

Maguy Marin et Denis Mariotte, la femme et l'homme, se présentent à nous en l'état. L'un monte sur l'autre, l'un mettant les pieds sur les cuisses de l'autre, aidés de leurs bras. Ils nous regardent fixement pendant l'effort alors qu'un texte dit par les deux danseurs parle du présent, là, de ce moment unique, du vide qui serait, là, s'il n'y avait pas cette invitation à venir les voir, du pourquoi nous sommes là, de ce qui ferait  la qualité du spectacle, de ce qui ferait que nous partions ou non au cours du spectacle, de la pression pour plaire au public, pour ne pas déplaire au public. On n'entend pas tout, à cause d'un son continu qui augmente parfois, et à cause de l'attention que l'on porte à ce que font les danseurs. Ils se déguisent et viennent face à nous, simplement nous montrer. Le texte dure pendant tout le spectacle.
Je n'ai pas compris le temps mis à amener des photos découpées, grandeur nature  ou plus petites, sur pied, d'eux-mêmes dans différents vêtements. Ces photos, réparties sur la scène sont ensuite ramenées toutes ensemble sur un côté par des fils. Pantins, jouets, soldats de l'enfance,... ?!

Retour aux questions primales, la présence, le pourquoi d'un rassemblement de personnes pour en regarder quelques autres, en quoi ça consiste, ce que ça met en cause. Ces questions font du bien, nettoient la tête et remettent les choses en place. Ils sont beaux, cet homme et cette femme, là juste pour qu'on les regarde.




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26 novembre 2008 3 26 /11 /novembre /2008 08:37

"Déclassé X"
François Rascalou

Compagnie François Rascalou / Action d'Espace

Avec Déborah Pairetti, Yann Cardin


Par montpellierdanse

Le vendredi 14 novembre 2008

à la chapelle Gély


photo tirée su site montpellierdanse




Dans un espace à peine préparé, la Chapelle Gély (ancienne chapelle transformé en salle des  fêtes ?!), avec trois éclairages, la sono de la salle, un texte, quelques phrases de questionnement sur l'attirance vers l'autre projetés au mur. Un couple fait des mouvements de danse d'élancement, les membres tendus, écartés dans un mime de découverte de sensations nouvelles, d'émotions, de l'écoute du corps réagissant aux premiers émois dirigés vers soi d'abord, vers l'espace autour de soi, puis, surpris, vers l'autre qui est là aussi, dans la même interrogation. L'homme et la femme se demandent ce qu'ils ont bien à faire ensemble, semblent le découvrir devant nous. C'est charmant, on y croit, même s'il y a un peu de naïveté béate, surtout dans le texte.
Ce qui me reste surtout, c'est la construction d'une histoire sur une idée avec un minimum de moyen, presque n'importe où (ce n'est pas une critique du lieu, j'aime bien cette idée de s'adapter, de pouvoir donner de la valeur à tout lieu), et avec des gestes d'envolées, codés vieille danse, qui ici sont plutôt réjouissant.






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26 novembre 2008 3 26 /11 /novembre /2008 07:25

Dance #1 (Driftworks) d'Eszter Salamon

Chorégraphie et danse : Christine De Smedt, Eszter Salamon


Dans le cadre de "J de S #2" de montpellierdanse

au Studio Bagouet des Ursulines à Montpellier

le mardi 25 novembre 2008


Photo tirée du site montpellierdanse



Deux filles, ça ne pourrait pas être un couple. C'est un duo, en parralèle. Non pas un face à face.
Ca commence dans le noir par une musique lointaine classique qui dérape, la sono semble enraillée. Apparaissent deux filles en blanc allongées sur le ventre, la tête à droite, les pieds à gauche, la tête cachée sous les cheveux, se balançant grâce à leurs doigts de pieds et leur front de haut en bas. Ca va être assez long avant qu'elles ne se lèvent, elles vont d'abord lever, l'une les fesses, l'autre les coudes.
Elles passent par plein d'étapes, comme une de tremblements, tous leurs mouvements se font dans ce tremblement, pour aboutir à un tremblement très rapide, de dos, sans mouvement.
Et puis elles deviennent sauvages, poussent des cris, semblent se découvrir dans l'espace présent, semblent aussi découvrir le côté 'spectateurs'.
Il y a un moment (au milieu) un peu mystique, un peu démonstratif, sinon tout le temps, c'est la curiosité, la surprise, même l'humour (à la fin) et la beauté du monde dans lequel on est qui dominent.


J'avais peur, au début, que ce soit une danse exempte d'humour, de légèreté, mais je n'ai pas été déçu. Je me suis parfois surpris à imaginer le plaisir à faire leurs gestes, de leurs tremblements. Ca a été une danse très physique, épuisante sans doute.



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11 octobre 2008 6 11 /10 /octobre /2008 10:13
Les J de S dans le cadre de montpellierdanse08
le jeudi 09 octobre 2008

"Shishimi togarashi"
de Juan Domínguez et Amalia Fernández
















photo tirée du site montpellierdanse

Un homme et une femme créent un monde comme tous les enfants ont dû le faire. En claquant des doigts, ils deviennent invisibles et inventent des situations dans cette invisibilité. Alors que je vois tout, moi spectateur, je me vois ne plus voir celui qui a décidé d'être invisible.
Dans leurs jeux, une bouteille d'eau représente la mer, un fleuve puis deux, un bébé, une b-i-t-e, etc...
On suit cette imagination délirante la bouche ouverte, profitant avec jubilation de ce retour en enfance. Les fragments d'histoires qui dérivent à cause d'un mot, d'un geste, font vraiment penser aux déviations instantanées de pensées dans une tête d'enfant, toujours pour plus d'amusement, pour plus de satisfaction intellectuelle.
Le couple (d'acteurs ?!) très complice, répond au quart de tour, se relance l'un-l'autre, semble inventer à chaque instant.
Contrairement au spectacle de Philippe Quesne, les performeurs de "Shishimi togarashi" vont jusqu'à raconter une histoire, même si cette histoire n'est rien ou presque, une histoire qui a la précision des mots employés.



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11 octobre 2008 6 11 /10 /octobre /2008 10:05
Les J de S dans le cadre de montpellierdanse08
le mercredi 08 octobre 2008

"The way things go"
de
Jefta Van Dinther
















photo tirée du site : montpellierdanse

Une demi-heure avec cinq personnages statiques, lourds, se plaçant les uns par rapport aux autres, pour que lorsque un premier commence un mouvement de chute il entraine le suivant et ainsi de suite comme des dominos. On se retrouve devant des positions improblables, avec des chutes spectaculaires qui heureusement s'emboitent comme prévu en les adoucissant.
Ils arrivent souvent à des attitudes et des glissements drôles même si leur manière de sentir leur corps peu sembler proche de la mort, amorphe, les corps étant poussés par un autre se laissent simplement tomber par la force de la pesanteur.



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11 octobre 2008 6 11 /10 /octobre /2008 09:53
Les J de S dans le cadre de montpellierdanse08
le mardi 07 octobre 2008

"Breeding, brains & beauty"
du groupe COCOs :
Bojana Cvejic, Jefta Van Dinther, Sandra Iché, Mette Ingvartsen, Jan Ritsema














photo tirée du site : montpellierdanse


Différentes variation, sur le thème du cinéma, avec la bande-son de dialogues d'un film hollywoodien, puis des sons de déplacements toujours du même genre de film. Jeux d'éclairage au début avec spots sur roulettes, ensuite mimes sur cette bande-son, les cinq danseurs étant vêtus ou non, pour finir tous en jupes avec cerceaux,  ne m
archant pas mais glissant sur le sol avec un visage serein et immobile, comme de cire.



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5 août 2008 2 05 /08 /août /2008 12:43
Création

Avignon 2008
au gymnase du lycée Aubanel
les 19 20 21 22 24 25 juillet


















© Christophe Raynaud de Lage/Festival d'Avignon




A la fin du spectacle, tout le monde debout semble participer à l'hystérie positive à la suite du "chaos" infligé à la scène par un seul homme, l'acteur et auteur. Les critiques vont également dans ce sens. Pour cela, je me décide à écrire un mot.

La première partie du spectacle est on ne peut plus plate formellement : un acteur vit une situation qui raconte son histoire. Situé dans sa chambre, il parle au téléphone, ou seul, il écrit aussi. Des images vidéos dédoublant l'acteur dans l'espace scénique illustrent quelques sentiments.
Spectacle sans envergure, la mise en scène banale, il ne se passe pas grand chose, mais trop pour y chercher une volonté de non mise en scène, avec en plus la vidéo utilisée comme un simple objet d'illustration (et en plus de façon hyperréaliste).

La seconde partie où plus aucun mot ne sera prononcé n'est qu'un délire complet (sous le prétexte quand-même d'une conséquence de l'histoire précédemment racontée, qui en serait le rêve, l'espoir, la folie). Le personnage dépli le décor comme un paravent, déchire, jette de la peinture partout, la fait couler sur lui-même, devient un personnage fantasmagorique, s'y croit faisant du "dripping" à la pollock, se prenant pour Picasso filmé par Henry-George Clouzot.
Son délire est trop (daté ?!) convenu, justifié par l'histoire précédente, bien contenu, bien maîtrisé, ne sortant pas de son rôle, encore une fois, illustratif.

Enfin, bon. Je ne suis pas trop rentré dans le truc, même si j'ai suivi l'histoire au début, j'ai vite décroché à cause de la platitude pour raconter une histoire.
 




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5 août 2008 2 05 /08 /août /2008 11:29
Création

au Cloître des Célestins
festival d'Avignon 08
les 18-18-21-22-23-24 Juillet 2008





















Photo : © Christophe Raynaud de Lage/Festival d'Avignon





Six types genre fans de hard-rock et leur chien sont en panne dans la neige avec leur AX et une remorque (très beau décor dans cet espace exceptionnel).
Une femme arrive, qui va servir de "candide" pour la présentation de leur spectacle ambulant, qu'il ne savent pas trop nommer, d'ailleurs.
Alors commence la lente démonstration d'un projet foireux de parc à base de fumée de scène, de machine à bulles, de pièce énorme de plastique gonflable à l'aide d'un ventilateur, d'une fontaine avec une simple pompe et une bassine de cuisine. Tout cela sans autre regard sur ces effets que ces effets eux-mêmes, intercallés sans cesse par des pauses où le temps s'écoule dans le vide, les personnages étant lents de réaction (on peut se demander s'ils ne sont pas en répétition, en train de réfléchir devant nous à la construction du spectacle).

La magie, s'il y a, vient de rien, de la présentation d'effets, sans le sens qui devrait aller avec, aidé en cela par le regard de la "candide". Tous les acteurs  poussent d'ailleurs en ce sens en disant régulièrement : c'est bien, c'est magique, c'est beau, etc...

On peut dire que c'est de la magie pure, par la force de conviction, en se poussant. Le temps est long aussi parfois, on se surprend à attendre quelque chose de plus concret, qui ne viendra pas, bien sûr !







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7 juillet 2008 1 07 /07 /juillet /2008 21:18
Création

du 5 au 12 juillet 2008
Dans la Cours d'Honneur du Palais des Papes
festival d'Avignon



© Christophe Raynaud de Lage/Festival d'Avignon
Librement inspiré de Dante, ça commence très fort avec l'arrivée de onze bergers allemands dont huit sont enchaînés au sol pour servir d'excitants. Ils se mettent effectivement à aboyer. Romeo Castellucci arrive seul en scène, se présente avant de s'habiller de vêtements de protection pour le dressage des chiens d'attaque. Un dresseur lâche un chien sur lui, puis un second, puis un troisième qui se déchaînent gentiment sur Castellucci. Après quelques instants, le dresseur rappelle ses chiens l'un après l'autre. Les autres chiens sont alors ramenés hors scène.
Un type en shorty se met alors à escalader à main nu, sans fil, sans aucune protection, le mur de la Cours d'Honneur. Il ne s'arrête pas à la première fenêtre ouverte, enfin si, il pose quelques instants par-ci par-là mais poursuit jusqu'au sommet le plus élevé de cette Cours.
Un enfant écrit à la bombe "Jean" sur le mur.
A partir de là, des sons vont emplir le spectacles, tous plus infernaux que les autres. Un jeu de lumière partant de toutes les fenêtres de la façade donne l'impression que le spectacle, le bâtiment vont s'écrouler.
Des dizaines de personnes arrivent sur scène, puis s'allongent et roulent pour faire une espèce de marée humaine.
A un moment, on découvre cinq ou six jeunes enfants dans une cage en verre aménagée en salle de jeux, l'un pleure puis se calme, tous sont très éveillés, ils marchent, parlent.
Beaucoup de temps sont creux, entre les scènes, certaines scènes elles-mêmes. Il n'y a pas de mot, c'est un spectacle sans mot, c'est bizarre, ça ne paraît pas sain même si ce n'est pas désagréable de naviguer entre plusieurs options de spectacle.
Je comprends assez souvent le rapport avec l'Enfer, la masse de gens bougeant, vivants ou morts mais aussi dans les parties les plus spectaculaires, avec le son également.
Malheureusement, je ne retiens que le "spectaculaire", le reste, tout ce temps, s'écoule comme de la mélasse, sans rythme, en espérant quelque chose qui ne vient pas. Seul le son est parfait.



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6 juillet 2008 7 06 /07 /juillet /2008 21:14
Création

les 02, 03 et 04 Juillet 2008
Festival MontpellierDanse08


photo tirée du site
montpellierdanse
Debout, face au public, les deux femmes commencent par pleurer et à dire à tour de rôle que nous allons mourir, que vivre c'est mourir... discours qui s'évapore très vite pour entrer dans la danse,... ou les mouvements hystériques.

Eclatement de sensations, encore proche de l'enfance, avec cependant des scènes qui s'étirent en longueur comme la scène où La Ribot tourne avec une fausse planche sur l'épaule, faisant tomber Mathilde Monnier à chaque tour d'un coup sur la tête, celle-ci se relevant à chaque fois pour retomber, ainsi qu'une autre scène où les deux femmes dans toutes les positions possibles relèvent et rabaissent sans cesse leur pantalon court pour montrer et cacher leurs genous. Le son parfois très puissant, aide à entrer dans cette sensation de délire. Le mieux, c'est quand une des femmes parcours la scène d'un bout à l'autre en courant en talons hauts ou que l'une d'elles s'allonge sur le ventre et les coudes, se met à trembler et crier longuement (hystérie sonore ici atténuée par le son de pluie d'orage très puissant).

La scène finale est à garder en mémoire : les deux femmes sont au fond de la scène, monté sur deux tabourets hauts, se mettant à déblatérer ensemble et sans fin sur ce qu'est la femme, ce qu'elle devrait être, ce qu'elle devrait faire, ce que l'on fait d'elle, tout cela dans la tête d' "Alice", dans la tête d'enfants pleine d'histoires magiques et horribles.
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- Sous forme de notes courtes, garder en mémoire spectacles et expos, dans ma situation de spectateur et visiteur amateur.
Mes impressions notées sont toujours subjectives et influencées par mes préoccupations du moment, les commentaires sont des retours de sensations et non des analyses. C'est un exercice qui prolonge la vue  et permet de découvrir encore, après coup, en repensant à ce que j'ai vu, entendu. Ca ne se veut, en aucun cas,  une critique plus ou moins universelle. Je publie ici  pour les gens qui comme moi cherchent quelques retours d'expos ou de spectacles vus.

La "note personnelle" est là pour situer rapidement l'intérêt de l'article concerné.

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