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15 juillet 2011 5 15 /07 /juillet /2011 09:52



Festival d'avignon 2011

d'après "Hamlet" de William Shakespeare
VINCENT MACAIGNE

Cloître des Carmes

le 11 juillet 2011
21h30

 

 

NOTE PERSONNELLE: 3/5

 

 

 

 

bv000043.jpg

En photo : Pascal Rénéric dans le rôle d'Hamlet

Je retrouve la scène du Cloître décorée comme jamais. Le plateau est recouvert par de la boue et de l'herbe, des gobelets, des déchets, au fond des landaus années 50, une vitrine avec un squelette, un mannequin cloué sur une armoire, un Algeco vitré au-dessus de la scène. Au fond, sous les arcades, des distributeurs de boissons et une immense table de Fête. Une grande toile blanche sale recouvre la moitié du plateau, un trou au bord de celui-ci, c'est la tombe du père d'Hamlet, encore ouverte, remplie d'eau avec son cadavre qui flotte.
Dès l'arrivée, deux acteurs sont là, l'un chante en criant, l'autre nous regarde méchamment. Le premier n'aura de cesse de nous faire monter sur le plateau, de nous faire chanter et danser.
On est dans l'esprit. Tout au long, Macaigne nous ramène à la situation présente, théâtrale, par exemple quand un acteur tue l'autre au pistolet, l'autre acteur précise dit que ça ne tue pas, que c'est un pistolet de théâtre. Les acteurs courent dans les travées des tribunes, passent dans les rangs, renversent des sacs à main de "spectateurs" au sol.

Les acteurs sont hystériques, crient, courent, se jettent dans cette tombe devenue piscine, il y a un feu d'artifice en papier, la toile finit par se gonfler et devient un immense château blanc tâché du sang "de théâtre" utilisé tout au long du spectacle.

Il n'y a pas une seconde de relâche, tout est plein de boue, de cris, de fureur, de sexe, mais plus ça avance, plus je recule perdant pied et cherchant toujours plus un sens, cherchant à lier Hamlet, ce décor splendide, l'énergie des acteurs, le rapport au monde d'aujourd'hui et à nous, spectateurs.

J'étais devant, le jeu était de se cacher derrière la bâche au moindre risque d'une plongée d'un acteur dans l'eau de la tombe, d'une giclée de sang, ou même d'un gros postillon d'un acteur hurlant à l'avant-scène.

Tout ça pour ça, putain, crevant! Drôle aussi, mais bon.
Enfin, ... je n'ai pas trouvé le liant, et c'est énervant, moi qui adore avant tout la forme, et que ça prenne forme dans la forme. Là, la forme est parfaite, même les acteurs criant pouvait passer ici. Mais rien ne débouche, pas de déclic!

 

 

 

 

 

 


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11 juillet 2011 1 11 /07 /juillet /2011 16:56

Festival d'Avignon 2011

 

 

enfant

 

 

NOTE PERSONNELLE: 3/5

 

 

BORIS CHARMATZ

Cour d'honneur du Palais des papes

10/07/2011

 

 

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Photo: AFP PHOTO/GERARD JULIEN

 



Plutôt la fin de quelque chose que le début!

Une grue sur le plateau, lentement, tire les deux premiers danseurs au centre et les suspend, en joue.
Morbide par les costumes tous noirs et les enfants sans mouvement, sans résistance, sans force, sans vie!
Plusieurs moments sont beaux, quand tous les personnages bougent sur toute la scène, soit en vibration au sol, soit en rampant, soit en courses.
Certains se retrouvent torses-nu, on peut voir la beauté différente des enfants avec leurs corps en formation, c'est touchant. Ils jouent le même jeu que les danseurs, mêmes gestes, mêmes développements dans l'espace.
Une cornemuse se met à jouer une note seule vibrante, c'est la grosse invention, là où on a trop entendu des sons industriels répétitifs, le musicien est sur scène, il finit par se faire enlever par la grue, continue à jouer tête en bas. Les danseurs chantent à un moment un chant moyen-âgeux avec leurs possibilités, les enfants aussi se mettent à un moment, à entonner un chant, enfantin, lui.

 

 

 

 

 


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11 juillet 2011 1 11 /07 /juillet /2011 16:20

Festival d'Avignon 2011

 

 

L'Entêtement


NOTE PERSONNELLE: 1/5

 


de Rafael Spregelburd
ÉLISE VIGIER
et MARCIAL DI FONZO BO
Théâtre des Lucioles

Salle de spectacle de Vedène

Le 09/11/2011

 

 

 

Entetement_CRDL21.jpg

 

 

 

Pièce de "boulevard" sur la période 1936 en Espagne.
Début du Franquisme, avec l'anarchisme et le communisme.
C'est aussi l'époque où se crée une langue "universelle" qui va être comparée à l'Esperanto.

Le plateau est tournant et en pente. L'ensemble de pièces d'un appartement se voit donc sous plusieurs angles, plusieurs fois pendant la pièce. Nous vivons trois versions d'une même scène et découvrons les personnages sous différentes faces.

Il y a donc un comique de répétition où l'on retrouve la même phrase en direct ou derrière un mur. Il y a de l'humour: "c'est bien le fascisme" dit par un personnage fasciste (avec un gros sous-entendu 2011 "smiley clin d'oeil"). Le texte n'est pas spécialement bon.

Les acteurs ne sont pas extraordinaires, on reste planté au théâtre!
Ils semblent hésiter sur le genre de la pièce; comique, historique, visionnaire.

Je n'ai pas voulu aller voir l'autre pièce, le lendemain, "Paranoïa" après avoir lu que l'on retrouvait les mêmes acteurs, et donc peu de chance de grosse différence de façon de jouer.

 

 

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27 juillet 2010 2 27 /07 /juillet /2010 09:03

 Festival d'Avignon 2010


Les ballets C de la B

Alain Platel


Dans la cour du lycée Saint Joseph

le 24 juillet



Hors contexte le prétexte du handicap moteur pour inventer des gestes ?!

Ce prétexte donne quand-même beaucoup de mouvements techniques beaux en soi.
Tout un monde de mouvements, seul, à deux, en groupe. Parfois, il y a plusieurs actions différentes en même temps.
Certains danseurs sont beaux à regarder, leur présence suffit, ils représentent un personnage qui vit, qui se raconte. Ils ont du caractère, un caractère, ils ont là une beauté dans cette présence, il y a un côté joyeux et même comique.
La danse d'Alain Platel me paraît puissante, virile, faite avec manière, faite de séduction. C'est cela, séduisant dans la mise en place de l'espace mais surtout dans la danse elle-même de chacun, et à deux, et en groupe.
C'est beau, toujours expressifs, toujours fin, fait de plein de petits sentiments.

 

 

 

 

 


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24 juillet 2010 6 24 /07 /juillet /2010 14:08

Festival d'Avignon 2010
le 18 juillet
au gymase du lycée Mistral

 

Cindy Van Acker

Lanx / Obvie
Nixe / Obtus

 

 

photographies de : Christophe Raynaud de Lage 

 

 

 

Christophe Raynaud de Lage-aker

 

 

Cindy Van Acker semble reprendre la danse du début, son début, au sol, une danse du corps, avec le corps, pour le corps, de la "danse-danse", avec les membres pas forcément souples, pas autre chose qu'un solo, avec cependant une petite mise en scène de la lumière, et avec du son percutant, permanent, omniprésent.

 

 

 

 

 

 


Je n'imaginais pas revoir une création de "gestes", la danse actuelle se baladant vers la performance et la théâtralité (ce qui est une ouverture, bien sûr), le corps plutôt dans le naturel, le spontané, sans aucun maniérisme. D'où la surprise de cette danse introvertie, précise, délicate, lente à faire frissonner.

 

 

 

 

 


Christophe-Raynaud-de-Lage-aker2.jpgDifficile de comprendre comment cette danse calculée, millimétrée, arrive à la sensualité, une sensualité abstraite dans les gestes de plénitude, dans un mouvement d'élancement et de retenue.
Les bras sont presque toujours tendus, droit, les mains droites et les doigts joints et tendus aussi, dans toutes les directions, tournant autour de l'épaule. Je finis par voir des figures d'animaux, d'oiseaux, les bras font des ailes, les mains font un bec, le corps n'a plus de sens, je m'y perds.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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12 juillet 2010 1 12 /07 /juillet /2010 09:01

Festival d'Avignon 2010
Le vendredi 09 juillet
dans la cours d'honneur du Palais des Papes

 

 

 

 

 

 mise en scène : Christoph Marthaler
scénographie : Anna Viebrock

 

 

 

Photos de :

CHRISTOPHE RAYNAUD DE LAGE

ANNE-CHRISTINE POUJOULAT

 


 


marthaler-2010.jpg

Jamais la cour n'a été aussi belle. Sur le sol, différents revêtements plus ou moins finis, plus ou moins recouverts. A gauche, un H pour un éventuel aterrissage d'hélicoptère, un confessionnal, quelques bancs qui vont avec. Dans les trois voutes du mur du fond, trois chapelles. Au fond à droite, l'arrière d'un camion militaire bâché, quelques machines à laver le linge empilées. Il y en a une autre en plein milieu de la scène qui sera sensée contenir le suaire de Jésus. A côté, un petit frigo publicitaire dans lequel une femme entrera avec jouissance jusqu'à la ceinture pour se rafraîchir. Il y a cinq ou six caveaux avec gisants répartis dans l'espace, tous sans gisant, certains avec l'oreiller, certains avec le chien sculpté, un ou deux avec un vrai matelas, ou avec un oreillé gonflable.
Presque toutes les fenêtres de la cour sont recouverts d'un cadre blanc en pvc et ont une climatisation, il y a en haut une antenne parabolique, deux lampadaires de rue sorte de petites ouvertures.

ANNE-CHRISTINE-POUJOULAT.jpgLes quinze personnages vont au cours de la soirée se vêtir de costumes de papes clairs, en faisant par deux un pas de danse lent, concentré, puis mettre un autre costume papal cette fois noir, mimer une excitation mystique soudaine mais bien sexuelle, marcher de long en large au bord de la scène.
un personnage va rester longtemps prostré sur un banc, se mettant tout à coup à chanter dans le silence de cette cour, silence interrompu de la première demi-heure jusqu'à la fin par le départ du public, par deux, par cinq.

C'est le temps qui est ici différent, des temps forts et des temps pour le temps, pour sentir l'espace, profiter de ce lieu plein. Il y a comme des entractes, des moments où prendre de la distance, s'ennuyer, repartir dans ses propres rêves, simplement regarder sereinement les gens, énervés ou gênés, quitter le spectacle.Parfois, ce sont des chants qui remplissent l'espace, l'air de rien. Les rares textes sont lancés dans l'espace également, je dois chercher pour trouver qui parle.
Un piano joue seul ou accompagné d'une chanteuse, un violoncelle entame un morceau qui se termine dans un brouhaha électronique et surpuissant qui fait vibrer toute la tribune de la cours. On retombe dans le silence.

marthaler-02-2010.jpgC'est un spectacle inoubliable, qui vaut autant par ce qu'il charrie; la papauté, la chrétienté, honneur et décadence d'une religion, ridicule de ses rites, petitesse de ses hommes, que par ce qu'il nous laisse à nos pensées dans ce lieu vivant en soi. C'est un spectacle créé pour le lieu, fixé à ce lieu, qui en fait le tour. Ce spectacle pourrait être joué chaque année, en préambule, en ouverture du festival.

La musique, les chants représentent bien ce spectacle : une présence qui plane sur l'espace, légère, profonde, envoutante, parfois vibrante.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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4 juillet 2010 7 04 /07 /juillet /2010 13:36

Cecilia Bengolea
François Chaignaud

 

 

Pâquerette - jeudi 24 juin 2010 au Studio Bagouet
Castor et Pollux - dimanche 27 juin 2010 à l'Opéra Comédie
Sylphides - mercredi 30 juin 2010 au Studio Bagouet



Photos du site MontpellierDanse d'Alain Monot




Pâquerette :

 

Chorégraphie et danse :
Cecilia Bengolea
François Chaignaud

 

Paquerette-juin2010.jpg


Rien compris.
Un truc inracontable aux amis, à la famille.
J'imagine : "c'était drôle, ils dansaient avec un god dans le cul".

Inspiré d'une chorégraphie du XIXè siècle du même nom, il en reste les costumes de départ qui cache les corps.
Les deux danseurs ne bougent presque pas, assis sur une fesse, de côté. On pense à la lenteur asiatique du Nô. Puis, il y a des contorsions, des grimaces de douleur "mal jouées", des gémissements. Tout à coup, dans un mouvement vif, ils nous apparaissent nus, le cul en l'air, avec ce god planté. Même si on est prévenu, ça surprend, ça amuse, et ça questionne. Tout au  long du déroulement, ils ont cet ustensile (appelé là interprète, au même titre que les deux danseurs) qui canalise l'attention, qui gêne le mouvement et en provoque d'autres. Par exemple, lorsqu'ils sont debout, les danseurs doivent maintenir l'objet en place avec le talon et doivent donc rester sur une jambe. Le spectacle se termine avec la chute des godemichés au sol et leur abandon.
Je lis que leur intention était de “re-sexualiser le corps dans son entier”.
Lise Ott dit une vérité aussi de ce spectacle : “le consensus qui a, jusque-là, malgré tout préservé les anus de la chorégraphie”.

 

 

 

 

 

 

 

Castor et Pollux :

 

 

Chorégraphie et danse :
Cecilia Bengolea
François Chaignaud
et quatre manieurs de trapèze

 


CastorPolluxPage-juin2010.jpg


On vient à l'Opéra Comédie, théâtre italien. Sur la scène, on s'installe avec un plaid et un oreiller et on nous annonce que le spectacle aura lieu en l'air.
Deux corps sont là, au-dessus de nous, imbriqués, avec un collant multicolor et torse nu. Un homme, une femme. Ils bougent lentement, puis les mouvements prennent de l'ampleur, les danseurs sont maniés de plus en plus vite de haut en bas, de long en large. Ils essayent parfois de se toucher, sans savoir pourquoi. L'éclairage donne de la profondeur, les cintres sont éclairés et font un décor parfait, une musique d'orgue envahi cet espace et je pense à une représentation de l'Enfer, avec ces corps perdus, agités sans sens, dans cet espace parfois bien défini mais sans pesanteur cohérente, parfois dans un noir sans fin, dans le vide.

 

 

 

 

 

 

 

Sylphides :

 

Conception :
Cecilia Bengolea
François Chaignaud

Fabrication, danse :
Cecilia Bengolea
François Chaignaud
Chiara Gallerani
Lenio Kaklea

 

 


Sylphides-juin2010.jpg


Sur scène, trois boudins noirs gonflés. Dans le noir, on entend un aspirateur. La lumière se fait, on voit une femme qui dégonfle l'un de ces boudins avec un aspirateur jusqu'à faire le vide d'air, et l'on aperçoit de plus en plus nettement un corps dans cette enveloppe noire avec un tube au niveau de la bouche pour laisser respirer. La femme fera de même pour les deux autres boudins, laissant l'un après l'autre les corps à leur existence fragile, enfermés dans ce plastique  mortel. Ces sacs ont des anneaux aux quatre coins, une fermeture éclair. Est-ce que ce sont des sacs mortuaires ?
Lorsque la femme disparaît, les trois corps commencent à bouger sous ce voile moulant couleur pétrole, presque liquide. Ils respirent, ils vivent. Ils arrivent même à se plier, à se lever. Le plastique leur donne des airs de chauve-souris avec des peaux dépassant sur le côté du corps et des membres.
Comme lors des deux autres spectacles, les danseurs se touchent parfois, avec surprise, sans grande complicité, sans presque de soutien, ils ne sont pas des êtres recherchant l'autre.
La femme revient avec un grand chariot et passe devant chaque corps qui monte inconsciemment dessus. Une fois les trois corps sur le chariot, la femme s'en va. Et puis, un des corps va parvenir à remettre de l'air dans sa seconde peau. Et commence la métamorphose qui va aller jusqu'à l'abandon de cette enveloppe.
Les trois danseurs se déchainent alors, dans des mouvements libres, de joie, du bonheur de sentir ce corps, de voir tout ce qu'il peut faire en saut, en course, en tourbillon. C'est un moment d'émotion, hors danse, hors écriture, comme de l'énergie positive brute.




 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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28 juin 2009 7 28 /06 /juin /2009 13:34
Festival montpellierdanse
24-25-26 juin 2009
au Chai du Terral
à St Jean de Vedas







Essai sur les attitudes Rock, le côté physique, le côté égocentrique, la concentration, la solitude, l'apparence. Accompagnés des Rinôçéroses pour la musique et la présence sur scène, Claude Bardouil et Rita Cioffi tentent des poses Rock à la Iggy Pop, ils se laissent aller à mettre le torse nu en lumière, jeu de muscles, de la cage thoracique, contorsions diverses toujours Rock mais dans un rythme "danse".

Claude Bardouil commence par des étirements, semblant se regarder dans des attitudes volées au Flamenco. Là est mis en place l'esprit Rock, facilement identifiable aussi par la scène avec guitares, enceintes, ainsi que deux scènes surélevées au fond, et derrière quelques rangées de sièges en velours rouge, Rock identifiable également par les vêtements, jeans, bottes, tee-shirts, perruques et par la musique, bien sûr, des Rinôçéroses. La transformation en danse s'effectue dans l'électricité des corps, leur passage à un rythme de mythe dans la lenteur, la pose, la densité des mouvements, l'attention, la concentration aux mouvements.

Rita Cioffi et Claude Bardouil se bougent, l'une au milieu à gauche, l'autre plus en retrait à droite, ils semblent là avoir la même taille, en jeans, de dos, torse nus, comme en miroir, ils bougent sur une musique lancinante, qui pourrait ne jamais finir, ou qui finit à chaque instant pour reprendre encore, pour refuser la fin ("The End" des Doors).

Claude Bardouil va entrer dans la musique des Rinôçéroses, à quatre pattes, la tête se tournant brusquement pour regarder dans tous les sens, il devient non pas un rhinocéros mais un insecte, intégré au son. C'est un moment parfait.

Extrait "Cubicle" des Rinôçéroses :
dewplayer:http://www.octav.fr/mp3/cubicle.mp3&



Rita, en ange, en papillon, vibrant, mortellement touchée, allongée, les bras écartés, les mains tremblantes ,le corps entier tremblant, finit par se relever sans que l'on y croit et s'éloigne dos au public, comme un fantôme ou comme une Star. Un rêve !

C'est un hommage au Rock, pièce sur la mortalité du Rock, la mortalité de l'adolescence de la chorégraphe. Mais Rita est toujours Rock. A la fin, quelque chose décroche, ça devient du "désordre", on ne sait plus si c'est contrôlé, ça vit et c'est tout. Tout se frotte, tout s'entrelace, les danseurs, les musiciens, la musique...











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22 juin 2009 1 22 /06 /juin /2009 08:57

Festival montpellier-danse
au studio Bagouet des Ursulines

le vendredi 19 juin 2009



photo tirée du site montpellier-danse
Pièce de mélange, entre traditionnel et contemporain.
Une mise en place sobre dans l'espace des Ursulines, trois grandes mousses font office de canapé, de lits.


Quatre femmes, habillées pour l'intérieur, plus ou moins rondes, s'étalent sur ces canapés-lits, le temps s'étire.

Ces femmes ont une présence très forte, femmes-bouddha, leurs visages finit par captiver. Elles se mettent à faire des mouvements, des choses de souplesse surprenante, à leur manière unique.

Et puis, bizarement, s'imbrique dans ce monde quelques mouvements saccadés, gestes "non contrôlés" faisant allusion à une certaine danse contemporaine poussiéreuse ?!



Les chants vont remettre en place le monde de ces femmes, dense, entre retenue et défoulement,  prière, humour. Ces chants sont le miel du spectacle, un don.


Après avoir entendu "La tribune des critiques" sur le site de "montpellierdanse" au sujet de ce spectacle, je me demande ce qu'apporte la présence de la chorégraphe parmi ces chanteuses-danseuses (c'est une question, pas une affirmation négative) ? On voit que sa présence est décalée, elle essaye de s'intégrer ou d'être un peu transparente ou de ressembler au trois autres mais, n'est-elle pas là pour entrainer, aider ces femmes à être naturelles, elles-mêmes devant le public ?  C'est quand même elle, Bouchra Ouizguen, le moteur. Peut-être était-ce une obligation dans la réalisation pratique ?






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9 février 2009 1 09 /02 /février /2009 09:14

au théâtre de l'Université Paul Valéry "La Vignette"
à Montpellier

le 04 février 2009








Après l'impression mitigée de "La Mélancolie des dragons", je suis allé voir sa pièce précédente.







Nous sommes encore une fois dans un décor parfait. Cette fois, c'est une pièce en placoplatre avec une petite baie-vitrée, une porte à gauche, et une table de ping-pong au fond à droite avec des choses en bazar derrière et sur cette table. Derrière la baie, on peut voir quelques branches de pin donnant l'illusion d'une haie. On se trouve dans un garage en train d'être aménagé en studio, ou dans la pièce principale d'un petit pavillon.






© Vivarium Studio

La pièce commence par la fin de la pièce précédente de Philippe Quesne, en tout cas, c'est ce que nous dit le personnage qui entre par la baie en tenue de cosmonaute, dans le noir. Il va nous décrire l'espace et ce qui s'y trouve. Il va, par exemple, soulever la moquette et nous dire qu'elle n'est pas encore collée et que Serge peut passer dessous (ce qu'il fait lui-même), ou se coucher au bord et s'en servir de couverture (ce qu'il fait aussi).












Photo (C) Argyroglo Callias Bey

Serge (Gaëtan Vourc’h) arrive, il va se déplacer mollement dans l'espace tout au long du spectacle. Il s'installe, prend un verre de vin, des chips, regarde la télé, commande une pizza jusqu'à ce qu'un copain arrive pour voir un petit spectacle réalisé par Serge. Le copain part après deux-trois mots de félicitations et la promesse de revenir un prochain jour pour un nouveau spectacle.
Le spectacle dont il s'agit est, par exemple, sur une musique de Haydn, le déplacement en rythme autour de la pièce d'une voiture télécommandée cachée sous un carton. Ca dure 30 secondes. Le clou du spectacle, quand il y a huit de ses copains présents, c'est le déclenchement par fils de deux petites boîtes remplies de souffre. Serge a l'un des fils à la main et l'autre au bout du pied, ce qui donne une sorte de gymnastique qu'il renouvelle donc deux fois.

La vie de Serge est à la fois désespérante et comique, ses minis spectacles ridicules, ses relations avec ses amis se limitent à un verre, un remerciement et à un prochain rendez-vous. Ces amis semblent apprécier cela, reviennent, disent à chaque fois un petit mot personnel, chaleureux. A la fin, une fille semble vouloir rester pour quelque chose de plus avec Serge, mais celui-ci la raccompagne, la met dehors au plus vite.

Est-ce une métaphore sur le "Spectacle", chose ridicule en soi, qui fait venir des amis pour quelque chose qui n'est pas de l'ordre de la relation, plutôt de l'ordre de l'exhibition narcissique, comme une demande d'amour déviante, dans une posture (de l'artiste) qui met une distance à l'autre ?


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- Sous forme de notes courtes, garder en mémoire spectacles et expos, dans ma situation de spectateur et visiteur amateur.
Mes impressions notées sont toujours subjectives et influencées par mes préoccupations du moment, les commentaires sont des retours de sensations et non des analyses. C'est un exercice qui prolonge la vue  et permet de découvrir encore, après coup, en repensant à ce que j'ai vu, entendu. Ca ne se veut, en aucun cas,  une critique plus ou moins universelle. Je publie ici  pour les gens qui comme moi cherchent quelques retours d'expos ou de spectacles vus.

La "note personnelle" est là pour situer rapidement l'intérêt de l'article concerné.

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