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3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 09:08

Création

Mardi 02 juillet 2013
au Studio Bagouet

note personnelle : 2/5

 

 

 



yalda-younes.jpgJe ne sais pas pourquoi, je pense tout de suite à un spectacle du festival Off d'Avignon. Le décor, des rideaux noirs, un fauteuil sur une estrade basse, à droite. De longs moments où l'on voit La Callas, au loin, dans un éclairage diffu.
Pendant une parti du spectacle, une danseuse reste par terre, bouge à peine et très lentement. Une présence, désinvolte, une présence de "danse contemporaine", là, iconoclaste...
L'acteur, plusieurs fois dans le spectacle, se pose avec des fiches, pose des questions de journalistes (qui ont dû être posées à La Callas), questions idiotes, méchantes, mesquines, indiscrètes, etc... en regardant le public, en laissant un temps comme pour la réponse qui n'est que silence. C'est amusant, assez triste aussi, on imagine La Callas, alors. On l'imagine aussi dans les quelques extraits sonores.
A d'autres moments l'acteur, déguisé en Louis XIV, mais en couche-culotte, apparaît sur une musique d'époque (Lulli ou Marais), très rythmée, très virile, très royale.
Il apparaît une autre fois en survêtement orange, avec l'accent de Montpellier, il nous arrangue au nom de la "Paillade" ou de la "Chamberte" (quartiers de Montpellier), et fait la promotion de François Bayrou.
Il y a, comme ça, des décalages, qui tombent plus ou moins à plat, parfois comme une copie de spectacles déjà vus.
Tout cela ponctué par l'apparition de La Callas, qui pour finir reste les deux mains entourant son visage comme sur la photo.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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28 juin 2013 5 28 /06 /juin /2013 09:16

The Inkomati (Dis)cord

Boyzie Cekwana & Panaibra G. Canda

le jeudi 26 juin 2013
au théâtre de La Vignette

1ère en France

note personnelle : 3/5

 

 

 

 

 

 

 

cekwana3Dans une mise en scène très simple, quatre acteurs-danseurs nous font entrer en Afrique du Sud et dans un événement particulier, un pacte de non-agression de pays frontaliers. La violence est là, en négatif par cet accord, aussi parce qu'une des danseuses n'a plus de jambe, par ces masques portés, feuilles A4 troués par deux losanges pour les yeux.
Un acteur fait un discours, un texte abstrait, poétique, très beau, sur la situation de l'humain, de sa perte, de sa force. Un discours qui pourrait être en parallèle à un autre, plus tard, qui est l'enregistrement de celui du pacte de non-agression. Sur ce dernier, un danseur va faire des mouvements de danse plutôt ironiques, énervés, presque hystérique.
Sans être innovant, tout est bien utilisé, de l'espace de la scène vide, à la lumière (très belle), aux costumes (rangers ou chaussures cirées, chaussettes de golf, vêtments plus ou moins militaires, casquettes ou casque de chantier). Les danseurs font face à nous, leur présence est déjà prenante. Une danse entre un homme et cette femme sans jambe est entre volonté de soumettre, enlacement, soutien. Tout va dans le bon sens, presque trop clairement. Le texte assez obscur du début me reste en mémoire.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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27 juin 2013 4 27 /06 /juin /2013 09:10



Création

 

dans le cadre du Festival de Montpellier Danse
le 23 juin 2013
au Théâtre de l'Agora

note personnelle : 3/5

 

 

 

 

 

 

 

 


monnier.jpg

François Olislaeger est dessinateur comme Mathilde Monnier est chorégraphe. Comme elle dessine pour prendre des notes en préparation de spectacles, lui va dessiner sur le fond de la scène, transformé en écran pour graphiste.
Il accompagne ou prépare les mouvements, d'un dessin au trait, urgent, pressé par le temps des danseurs. L'oeil passe en permanence de l'un à l'autre, un lien se crée entre le graphisme et la scénographie. Le mouvement est des deux côtés, le dessin est ici en formation et changement permanent.


Mathilde Monnier fait crier aux danseurs amateurs, ensemble, vers le public, des questions simples, premières, qu'ils ont dû poser eux-mêmes; le spectacle doit-il être spectaculaire, que cherche le public dans un spectacle, entre loisir, réflexion politique, vision du monde ?


Evidemment que la danse est devenu un art multimedias et multi langues, qui n'a plus comme base commune que la Scène et le Corps. On peut se poser la question de ce qu'est un spectacle, que cherchent les spectateurs face à une scène, que font les danseurs devant un public. Des questions posées par des amateurs sur scène, ici, en choeur, comme pour repartir de zéro.


Quelques danseurs amateurs vont nous faire partager leurs souvenirs de danse de leur enfance, en quelques mots, et en mouvements les accompagnants. C'est souvent amusant.


L'un, va poursuivre ses connaissances en dansant d'une façon classique, ce qui est ici plutôt comique. Une autre va répéter qu'elle devait mimer une pierre, puis une algue qui se détache de la. Là, c'est fait avec grâce, et gentiment moqueur.


Evidemment, ça devient une sorte de scène de répétition, d'ailleurs des chaises à gauche et à droite, sur la scène, permettent aux danseurs de s'assoir, de rester et de profiter.


C'est un peu l'esprit de Mathilde Monnier, faire simple, pas trop fini, pas trop fermé, donner l'impression d'un travail en cours alors que c'est bien un spectacle.


J'aime bien le questionnement intégré au spectacle lui-même. Je suis resté un peu en manque de moments jubilatoires, comme pourtant il y en a souvent avec Mathilde Monnier. Par exemple, je n'ai pas été emporté par le final où les danseurs, nombreux, marchent de gauche à droite, au fond de la scène, sans fin, en faisant parfois quelques mouvements de bras, alors que le dessin continue à vivre au-dessus d'eux.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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25 juin 2013 2 25 /06 /juin /2013 08:44


Création

 

Dans le cadre du Festival Montpellier Danse

23 juin 2013
au studio Bagouet/Agora

 

 


  note personnelle : 3/5

 

 

 

 

mariotte.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

© Romain Etienne

 

 

Six panneaux blancs dans une perspective exagérée se resserent jusqu'à  ne plus laisser la place qu'à un piano mécanique. Entre les panneaux, des  espaces de circulation, comme pour un Chaplin.
Comme un espace dans la tête, Denis Mariotte entre en costume crème en tergal et se met à jouer un morceau classique, maladroitement. Un gros bruit venant de ce piano et tout est déréglé. Mariotte plonge derrière le piano, l'espace passe du noir à la lumière éblouissante. On voit, dans la lumière, Mariotte, avec un masque sans expression, amenant un mannequin habillé comme lui. Sur les murs apparaissent des tableaux, toujours avec le même paysage ringard, des coulisses des objets sont lancés sur scène, les cloisons des panneaux se détachent et laissent voir les coulisses bordéliques. Tout est un peu comme ça, comme un rêve solitaire. Seul Mariotte est là, avec ses mannequins et sa "pièce" qui tombe de tous côtés.

 

 

 

 

 

 


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12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 09:20

«  El tiempo todo entero  »
de Romina Paula

Les 11 et 12 février 2013
au Théâtre de la vignette, Montpellier


inspiré librement de «  La Ménagerie de Verre  », de Tennessee Williams

En espagnol (Argentine) surtitré

 

 

 

Note personnelle  : 3/5

 

 

 




eltiempo.jpg

Pièce assez classique, même si le texte est libre. On est à l'intérieur d'une histoire de famille entre une mère et ses deux enfants. La fille est bien en famille, avec son frère et sa mère comme seule perspective. Le frère envisage de partir mais n'ose le dire à sa sœur.
L'histoire est contée avec humour, dynamisme. C'est prenant. Ça se termine de façon inattendue par les larmes des acteurs à la suite de la révélation par la mère du désir de partir du fils. La moitié de la salle doit être en larme.




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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 09:15

 

le 06 février 2013

Dans le cadre des «  Domaines  » de la saison MonpellierDanse
Ici, trois spectacles, les 6, 12 et13 février
au studio Bagouet, Agora


Note personnelle  : 4/5

 

 

 

 

 

dimchev1.jpgPrésent seul sur scène, Ivo Dimchev a choisi dans une liste de 100 sujets, objets ou personnes auxquels il se sent attaché.
Avec une boîte à rythme, un chat en porcelaine blanche, une peinture ringarde et deux perruques, il développe des pensées folles sur le fait d'être notre mère, sur le sang qui est sur nos visages, sur l'art, à savoir si ce qu'il est fait est de la danse ou de la chanson ou autre chose, sur la beauté réelle, feinte. Il est présent, physiquement, plein d'énergie, se donnant avec tous ses muscles, tendu, souvent face à nous, nous parlant, se montrant pour nous. C'est une bête de scène, qui se raconte physiquement, bloqué sur un mot qu'il répète de façon absurde, ce qu'il fait aussi d'un geste, d'un souffle répété jusqu'à son point de rupture. La musique de sa boîte à rythme déclenche chez lui une excitation immédiate de tout le corps pour danser. Puis il nous montre quelques photos d'amis, d'amours, tout est humain, là.
Tout est écrit puisque tout est surtitré en direct, ce qui est surprenant du fait de cette performance et du fait du cadre des «  Domaines  », d'expériences en cours.
En tout cas, c'est un personnage attachant, et un spectacle sur la présence sur scène on ne peut plus direct, immédiat.
Je suis enchanté qu'il reste deux «  Domaines  » à suivre avec lui.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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30 novembre 2012 5 30 /11 /novembre /2012 09:12

Festival Turbulences Sonores

au théâtre La Vignette
Montpellier

Jeudi 29 novembre 2012 à 19h30

 

 

 

Note personnelle : 4/5

 

 

 

 



AFF-turbulences---spirale-de_coupe_e-ab9e3.jpg

 

Festival organisé par le département musicologie de l'université Paul Valéry
Concert donné par des professeurs et étudiants de l’Université

 

 

 

 

 


- Belle pièce d'Edgar Varese à la flûte avec quelques accents asiatiques.

 


-Pour la pièce de Philip Glass, le musicien arrive avec une table, s'installe devant paumes vers la table, les poings fermés, il se met à faire des rythmes, avec la main gauche, puis avec la droite.

 

 

 

- « Story » de John Cage, quatre jeunes arrivent avec des sweats à capuche. Ils ont des BD dans les mains. Ils se mettent les uns après les autres à dire des mots, ça finit par faire un rythme, des sortes de réponses des uns aux autres.

 

 

 

-La pièce de Kurt Carpenter, avec une voix, un alto, un violoncelle et un piano, semble sans accord possible entre ces instruments. Chacun joue comme dans un monde différent, et puis la jonction se fait, et de ces quatre instruments sort une relation qui entraîne dans des petits mondes bien « à part », fait de ces juxtapositions inattendues. Très belle pièce qui donne envie d'en découvrir plus sur cet auteur.

 

 

 

-Clapping Music de Steve Reich, avec deux musiciens qui ne font que taper dans les mains. On retrouve cette rythmique répétitive qui varie légèrement dans le temps. Là, j'ai l'impression que les musiciens se perdent et se retrouvent, je me demande si c'est écrit comme ça, avec ces décalages, mais ça marche bien, le rythme est même entraînant.

 

 

 

-« 4'33 » de John Cage, pièce mytique est interprétée avec légèreté par les quatre jeunes qui ont déjà joué « Story ». Deux violons, un alto, un violoncelle, ils s'installent, se préparent et suspendent leur geste avant de débuter et restent ainsi. Ils vont se détendre deux fois comme pour représenter une pièce en trois mouvements. La pièce est donc silencieuse, l'attention ne peut se porter que vers la salle, particulièrement silencieuse ici.

 

 

 

-Une pièce au violoncelle de Kaija Saariaho, qui utilise l'instrument pour ses sonorités, ses grincements, ses dégradés. Elle donne aussi l'impression d'être à bout de souffle, toujours en fin de respiration, prêt à inverser la respiration.

 

 

 

-« Explosante Fixe » de Pierre Boulez, dans une première version à la flûte. Cette pièce utilise toutes les capacités de la flûte, du chuchotement au cri le plus aigu, du saccadé et sec au plus coulant entre les notes.

 

 

 

-Dernière pièce, de Stephen Whittington, présent dans la salle, et qui fait une conférence le lendemain après-midi, ainsi qu'un récital de piano le soir, avec une pièce de Morton Feldman. Cette pièce, bizarre aussi quant aux instruments, avec un piano, une flûte et une voix (très belle, d'ailleurs). Comme dans la pièce de Carpenter, les trois instruments semblent jouer pour eux, la relation se fait comme volée, hasardeuse. Et c'est agréable.

 

 

 

 

 

 

 

 

C'est une belle soirée, pas guindée, avec des morceaux importants autour de John Cage, même si ses deux pièces jouées ce soir sont « très » particulières, avec bien sûr Glass et Reich, mais aussi Varese et Boulez et deux belles découvertes (pour moi), surtout Kurt Carpenter, mais aussi Stephen Whittington. Deux auteurs dont j'ai envie d'en découvrir plus.

 

 

 

 

 


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14 novembre 2012 3 14 /11 /novembre /2012 16:46

Faire le Gilles

 

 

de Robert Cantarella
Textes Gilles Deleuze
avec Robert Cantarella, Alexandre Meyer

 

MAR. 13 NOV. à 19H15 // MER. 14 NOV. à 19H1

 

au Théâtre de La Vignette

Université Paul Valéry

de Montpellier

 


 

Note personnelle : 5/5

 

 

 

 

 

 

Cantarella.jpgQuel régal  !
Ce n'était pourtant pas simple. Faire Le Gilles Deleuze donnant ses cours. Beaucoup ont vu ou entendu ces enregistrements. Le choix de Cantarella est de recevoir le texte par oreillettes et de le restituer en direct. Ça passe parce que l'on ne sent pas cette répétition. Je me demande comment il fait cela. Ça ne l'empêche pas d'être vivant et de vivre son texte comme Gilles Deleuze le vivait en le créant devant ses élèves. C'est incroyable, la parole se crée devant moi, avec ses hésitations, ses déviances d'humour, et surtout avec cette clarté dans la profondeur, qui est pour moi la première impression que j'ai eu en voyant Gilles Deleuze dans ses enregistrements de cours. C'est le sentiment que les idées sont malaxées, directement là, avec la tête, le visage, les mains, le corps entier qui se lève en avant, se met en retrait, se tord. Cette participation du corps entier pour formuler des concepts sont dits avec des mots simples, imagés, que je comprends alors que c'est presque impossible pour moi de lire de la philosophie, même si je m'y essaie régulièrement.
Le mimétisme est total, nous sommes dans un «amphi» de la fac de lettres, des élèves (spectateurs) prennent des notes, la lumière est celle de l'amphi (pas d'éclairage de scène), le prof a simplement une chaise et ses oreillettes.
Je ne décroche jamais, sauf pour me laisser bercer par des mots et leur rapport au corps de l'acteur. C'est une fantaisie profonde, un divertissement sérieux, un face à face sans protection mais tellement vrai.
Bien sûr, il parle de la mort, de cette ligne qui contiendrait la vie et la mort, et la création et l'instinct de mort... bon je vais mal en parler, mais ce spectacle donne une énergie terrible, comme Deleuze le dit à sa façon.
C'est de la création, de la représentation, c'est sûr, un bonbon mais pas trop sucré.
Et pour finir, il nous dit que demain il faut venir, que ce sera la suite du cours. Moi qui hésitait à revenir une deuxième fois. Là, je n'ai pas de doute, sur son invitation, j'y retourne ce soir.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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27 octobre 2012 6 27 /10 /octobre /2012 17:10

 

Nacera Belaza

 

Le Trait (pièce en trois temps)



Dans le cadre de la saison de MontpellierDanse



au studio Bagouet

jeudi 25 à 19h et vendredi 26 octobre à 20h

 

 

 

 

Note personnelle : pas de note, manque de concentration ou d'ouverture de ma part durant le spectacle, mais plutôt noté au-dessus de la moyenne pour le questionnement provoqué





nacera-belaza-le-trait.jpgÇa démarre du noir. Une musique, ou plutôt un son continu nous accompagne jusqu'à ce que l'on voit un rai de lumière le long de l'avant scène. Cette lumière s'agrandit doucement pour laisser apparaître un tiers du plateau. On finit par entre-voir une forme humaine, droite, qui va se mettre à tourner lentement, puis continue en écartant les bras.
En fait, très peu de gestes, très peu de lumière, provoque une attention redoublée.

Malheureusement, je n'étais pas trop en état, je m'endormais, je ne restais pas concentré, ouvert.

Je me suis posé des questions sur les vêtements, les quatre danseurs sur les trois pièces sont vêtus d'une sorte de sweat gris foncé ainsi que d'un pantalon de survêtement de même couleur. Très peu de chose pour accrocher la faible lumière souvent verticale, les mains, le crâne, les épaules. Tout le bas du corps reste comme absent, englouti dans les ténèbres.

A nouveau dans un presque noir, j'ai rêvé que le corps qui allait apparaître serait cette fois entièrement nu. Mais non, toujours ces vêtements protecteurs, sans forme !





Les trois pièces s'appelle :

-La Nuit

-Le Coeur et l'Oubli

-Le Cercle

Deux solos de femmes (calmes, lents, concentrés) et un duo de deux hommes (plus agité, sautillant symétriquement, puis ayant brusquement des mouvements désordonnés).

La séparation des corps, la méditation, le recueillement, la répétition, le tournoiement, le sautillement, la symétrie, sont certainement liés à la culture algérienne de Nacera Belaza. Mais je ne sais pas comment les prendre. Y a-t-il une pudeur, une restriction du corps, ou n'est-ce pas du tout le propos du spectacle ?

Quelque chose me gêne dans tout cela.

Nacera Belaza écrit sur la plaquette, « Lorsque je le regarde [le corps], je ne le vois pas ou, en tout cas, pas seulement lui. Le corps n'existe, pour moi, que par sa relation à l'espace, en lui et hors de lui. En devenant ce réceptacle du vide, il a le pouvoir de nous révéler l'invisible... », le corps n'est pas spécialement présent, il est là pour rendre visible ce qui ne l'est pas. Ça va à l'encontre de ce que j'imagine de la présence du corps dans la danse, aujourd'hui. Mais pourquoi pas, elle dit aussi, lors d'une interview au festival d'Avignon 2012, que « le corps du danseur doit devenir un espace vide dans l'espace vide du plateau de façon à activer l'imaginaire du spectateur » et « ce que voit le spectateur ne m'appartient pas et devient une chose intarissable, qui n'est pas rattaché à ce que j'ai voulu dire au départ. Il est fondamental pour moi qu'il y ait cette circulation qui peut se faire à l'infini ».

Je pense à son visage jamais souriant sur les photos ou sur scène, même pour les salutations après spectacle. Son visage semble vide, totalement détendu, absent, mais peut-être ouvert pour le traverser ?!

On peut penser aux Derviches Soufie.

Il y a le Sacré, la musique répétitive traditionnelle, et dans ce sens, y a-t-il une inspiration religieuse, une recherche de l'infini en pensant à un Dieu ?

 

 

 

 

 

 

 

 


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25 juillet 2012 3 25 /07 /juillet /2012 09:13

The Cradle of Humankind
(Le Berceau de l'humanité)

conception
STEVEN COHEN

 

 

 

 

Festival d'Avignon
Salle de spectacle de Vedène
du 22 au 25 juillet 2012


Note personnelle: 2/5

 

 

 

 

 

Encore un spectacle avec trop (à mon goût) de video. Des minutes entières passées à regarder un écran alors que l'on est devant une scène de spectacle "vivant". J'ai, maintenant, l'impression de perdre mon temps, quand ça arrive.

Evidemment, la présence de cette vieille femme, d'un autre monde, est fascinante. Steven Cohen, lui-même a une présence. Mais bon, on est face à une cérémonie, un acte d'amour, un hommage, et autre chose, peut-être. Mais je ne sais plus si on est dans la représentation, ou, si on est dans la présentation.

C'est un sentiment que je retrouve sur quelques spectacles de cette année, de savoir si l'on est dans la représentation, s'il y a un jeu. Ca reste loin, j'ai l'impression de rester en dehors, d'un documentaire, d'une video généralisée. Même la présence des acteurs est lointaine, comme cireuse (je pense en particulier au spectacle "15%").

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- Sous forme de notes courtes, garder en mémoire spectacles et expos, dans ma situation de spectateur et visiteur amateur.
Mes impressions notées sont toujours subjectives et influencées par mes préoccupations du moment, les commentaires sont des retours de sensations et non des analyses. C'est un exercice qui prolonge la vue  et permet de découvrir encore, après coup, en repensant à ce que j'ai vu, entendu. Ca ne se veut, en aucun cas,  une critique plus ou moins universelle. Je publie ici  pour les gens qui comme moi cherchent quelques retours d'expos ou de spectacles vus.

La "note personnelle" est là pour situer rapidement l'intérêt de l'article concerné.

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