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24 décembre 2007 1 24 /12 /décembre /2007 20:12
lapresquile.jpgDébut de « La Presqu'île »

il faut accrocher le sens. Il faut patauger, chercher le sens de l'écriture. Serait-ce un paysage raconté, on peut dire à la mode d'aujourd'hui, sans romantisme, sans faux-semblant, proche d'un Proust à la campagne, plein de réminiscences qui passent de l'écriveur au lecteur. Je commence comme lisant de la poésie actuelle, en glissant sur les mots, en glissant sur le sens. Le rythme de Gracq est celui de la nature, celui de l'écriture, au rythme des mots.
Une histoire surnage au-dessus des mots, au-dessus des sensations, discrète.
Je suis au milieu de « la presqu'île », lecture toujours difficile, mais je me sens bien dans cette lecture.


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21 octobre 2007 7 21 /10 /octobre /2007 22:26
Entretien entre Denis Roche et Gilles Mora
aux éditions du Seuil, dans la collection "Fictions & Cie"

Donne l'impression d'avoir été fait à un moment où Denis Roche a perdu la foi en la photographie. Il répond comme par réflexe, semble ressasser de vieilles inventions dont il ne comprendrait plus le sens ou la magie.
D'autant plus décevant que je suis habitué avec D.R à des inventions, des idées pertinentes, une liberté envers la photo (peut-être en partie du fait de son statut d'écrivain). Impression qu'il regarde cela avec nostalgie, un peu comme il regarderait l'oeuvre passée d'un autre photographe. J'ai du mal à croire qu'il puisse inventer encore, faire des photos avec une idée derrière la tête. D'ailleurs, la photo de l'épilogue de ce livre le montre les cheveux blancs, dans un paysage, dans un jeu de reflets, comme une répétition morne d'une de ses vieilles idées.
Seule une photo racontée dont je ne connaissais pas l'histoire (comme D.R raconte si bien l'histoires d'une photo et de sa prise de vue) m'a touché, celle qui pourrait être la dernière photo, celle qui pourrait faire arrêter la photo (elle date de 1989). D.R parle aussi de l'écriture comme quelque chose de continu, d'interminable, il dit qu'avec la photo c'est pareil ?!

Pour ceux qui ne connaissent pas Denis Roche, ce livre permet de découvrir son oeuvre, de situer son parcours à l'époque dans le vide théorique de la photographie, de comprendre ce en quoi il était décalé et subversif ou tout au moins iconoclaste . J'y ai trouvé dans les années 80 un moteur pour m'engager entièrement dans la photographie, de vrais questionnements.

Je découvre dans ce livre une attention aux tirages d'expos qui me surprend. Je n'imaginais pas Denis Roche avec un besoin de qualité extrême, comme n'importe quel photographe. Il semble attaché à une qualité esthétique de ses photos, ce qui m'étonne aussi.
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- Sous forme de notes courtes, garder en mémoire spectacles et expos, dans ma situation de spectateur et visiteur amateur.
Mes impressions notées sont toujours subjectives et influencées par mes préoccupations du moment, les commentaires sont des retours de sensations et non des analyses. C'est un exercice qui prolonge la vue  et permet de découvrir encore, après coup, en repensant à ce que j'ai vu, entendu. Ca ne se veut, en aucun cas,  une critique plus ou moins universelle. Je publie ici  pour les gens qui comme moi cherchent quelques retours d'expos ou de spectacles vus.

La "note personnelle" est là pour situer rapidement l'intérêt de l'article concerné.

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