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10 juillet 2013 3 10 /07 /juillet /2013 10:56



au Carré d'Art à Nîmes


20 ans de Carré d'Art

 



du 03 mai au 15 septembre 2013

 

 

 

 

note personnelle : 4/5

 

 

 

 

 

 

 

miguel-angel-rios.jpgNorman Foster, est architecte (il a conçu le Carré d'Art) mais aussi collectionneur d'art.
Il est ici commissaire d'exposition et a les deux étages du Carré d'Art.

 

 

L'expo est assez classique dans son ordonnancement, même didactique, comme le sont les expos habituelles du musée dans sa partie "collection", renouvellées régulièrement et riches de belles oeuvres.
Ici, les oeuvres sont particulièrement choisies. Du titre "Moving", le mouvement est fortement illustré. Mais aussi son opposé est présent, ce qui paraît statique.

photo de la video de Miguel Angel Rios

 

 

 

Pas possible d'énumérer toutes les oeuvres intéressantes, surtout qu'il est interdit de faire des photos, et donc difficile pour moi de garder en mémoire.

 

 

irazabal.jpg

 

 

Certains artistes sont des découvertes, je pense, par exemple à Prudencio Irazabal, qui a deux toiles (acrylique) de formes vaporeuses, claires, dans une transparence dont on ne peut croire que ça vient de cette seule matière. Il doit s'agir de couches innombrables qui donne ce résultat. Est-ce que les couleurs sont raclées ou juste aérographées ?

 

 

 

 

 

 

 

Prudencio Irazabal

 

 

 

 

Petite déception pour Richter, dont on retrouve les toiles habituelles de la collection du "Carré", à l'exception de trois belles gouaches-aquarelles en noir et blanc de petit format.


Il y a un Rothko bleu-nuit, seul, silencieux, vibrant.


Dans la même salle, il y a des peintures sur papier de Turner, des paysages en transparence, presque abstraits.


Il y a un Richard Serra, un Donald Judd.


Une photo de Gursky, un dépotoir jusqu'à l'horizon, avec tous ses détails.

 

 

 

 

 

josephsohn.jpgHans Josephsohn, avec des personnages droits, bruts, juste après une "femme debout" de Giacometti.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Hans Josephsohn

 

 

 

 

 

Yoon Hee Chang a une toile sobre, avec peu d'éléments, une peinture presque vide, calme, paisible.


Il y a un Dan Flavin, connu, mis en coin, et deux mobiles de Calder.

C'est donc, un peu, un tour du propriétaire de l'art moderne et contemporain, vu par Foster. Des choix, avec des trous, bien sûr, puisque c'est ici un choix subjectif.
S'il y a quelque chose de marquant dans l'ensemble, au delà du mouvement, c'est la présence-absence de nombreuses oeuvres, leur silence, leur poids et leur légèreté.

Le catalogue est un prolongement, contenant plus d'oeuvres, une sorte d'expo virtuelle plus complète encore.

 

 

 

 

 

 

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15 juin 2013 6 15 /06 /juin /2013 12:51

Festival international d'art de Toulouse

du 24 mai au 23 juin 2013

 

Ex "Printemps de Cahors"

Ex "Printemps de Septembre" à Toulouse

 

 

 

sept lieux, neuf artistes

 

 

 

 

 

Emmanuel Van Der Meulen
à la galerie du Château d'Eau

 

note personnelle : 4/5

 

 

2013-06-02-004.jpg

Là, il est question de peinture, de limite du regard sur cela, de l'arrêt de ce regard à la surface, et même arrêt presque en avant de cette surface.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


2013-06-02-005.jpg

Les toiles sont posées verticalement au sol, grâce à un support-chassis. C'est une manière très différente de voir cet espace si particulier, ce château d'eau en brique, qui est dédié habituellement à des expos photos.
Là, il est question de structure (de laisser voir le bâtiment de haut en bas), d'espace (de boucher l'espace, de mettre en valeur l'espace entre les toiles et les murs).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2013-06-02-008.jpgEst-il question de signaux marins placé dans un château d'eau ? Aide à la circulation, gêne à la circulation ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2013-06-02-002.jpgLes quelques dessins placés en vitrine "n'aident pas beaucoup", sortes de variations sur le rond, on hésite entre dessins, signes, traces, ou même tâches involontaires. Intriguants, ils ajoutent à la perplexité du regard.



 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Howard Hodgkin
à la fondation Bemberg

note personnelle : 3/5

 

 

2013-06-02-013.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2013-06-02-021.jpgPrésenté comme peintre anglais vivant, rare en France, Howard Hodgkin est une curiosité dans la figuration plus ou moins imaginaire et inventive, le tout lié aux supports, avec une grosse mise en place du cadre. C'est toujours peint directement sur bois ou cadre de récupération.
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2013-06-02-029.jpgC'est assez précieux, dans le geste, mais aussi dans les compositions et dans les formats. C'est, aussi, économe, un geste suffit à représenter une feuille, un paysage. Il y a de l'humour dans cette nonchalance, c'est fait avec une facilité désarmante. C'est souvent beau.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2013-06-02-035.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

George Eksts
Fondation Espace Ecureuil

note personnelle : 2/5

Exposition assez disparate, avec des videos, petits formats sur écrans, grands formats projetés. Il y a aussi des murs de photos où il est question de toutes sortes de structures, de l'échelle classique à une grande arche en béton.
2013-06-02-048.jpgUne petite video en boucle m'a retenu, comme symbole et résumé de cette expo assez obscure : un homme très statique sur une échelle est, semble-t-il, en train de mettre des lettre sur un panneau, aidé de deux acolytes. Un camion passe sur le côté, ce qui fait comprendre la répétition assez proche de la boucle pourtant invisible. Sur le panneau, deux lettres sont déjà posées : A Z, aucune autre ne sera posée. Les hommes se parlent peut-être, mais on ne les entend pas (pas de son). Est-ce une situation naturelle ou le temps passe comme un rien ? Est-ce une mise en scène jouée maladroitement ou de façon volontaire ?
Le plus curieux n'est pas ce qui doit être écrit sur ce panneau mais l'absurdité de cette scène filmée où il devrait se passer quelque chose d'inintéressant et où il ne se passe même pas ce rien.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Seton, Kiki et Tony Smith
Aux Abattoirs

note personnelle : 3/5

Réunion de famille dans tout l'espace des Abattoirs.
Avec Tony Smith, artiste sculpteur minimaliste américain, mort en 1980, et ses deux filles.
 

 

Immense espace dédié à ces trois artistes, les espaces sont agréables, les oeuvres sont clairement exposées, pas trop de frottements, même si certaines perdent de leur poids à côté d'autres plus envahissantes.
2013-06-02-057.jpgOn passe donc de sculptures minimales à d'autres très réalistes, voir allégoriques.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2013-06-02-055.jpgOn passe d'un dessin sobre, minimal à des photos sophistiquées, répétitives (soit "trop" sombres, soit "trop" floues).
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2013-06-02-059.jpgJe me suis surtout arrêté sur les photographies de Seton.  Il y a un diptyque d'une forêt, les images sont floues, l'une légèrement décalée par rapport à l'autre. Ca pourrait être deux images stéréos. Elles font offices de capteurs visuels, placées très proches. C'est séduisant mais mystérieux, calme. Le flou est très présent, c'est la première chose que l'on voit.
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2013-06-02-070.jpgUn autre diptyque, même principe, légèrement décalées, c'est un escalier pris en plongée, le flou domine, les différents éléments attirent l'oeil du fait de leur répétition. L'ensemble est très beau.
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2013-06-02-065.jpgUne troisième pièce, avec cette fois quatre photos d'une maison en bois peinte en blanc, avec des vues décallées, le flou est moindre, la continuité des photos est presque étonnantes du fait de passages en pleine lumière et d'autres à l'ombre. Là, c'est tout un mur qui est utilisé. Ca attire aussi l'oeil, ces lambris horizontaux, cette répétition, cette lumière. La blancheur donne l'impression qu'il y a peu de choses à voir, les lambris structurent l'image par tous ces tracés répétitifs, ce qui donne une impression d'éclatement du mur et de ses "fenêtres", grâce à la perspective mouvante d'image en image.
 

 

 

 

 

 

 

 

 

2013-06-02-061.jpgLes photos "trop" sombres sont des paysages de collines qui manquent de clarté ici, dans la salle où se trouvent cinq pièces de Tony Smith au sol. Ces photos sont ici comme un décor, comme un fond pour mettre en valeur les sculptures. Je trouve que les photos n'existent pas assez en soi. Ca vient peut-être aussi de la mise en confrontation avec un concept radical des sculptures qui ne peut laisser respirer des images.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 08:19

Exposition à la Collection Lambert à Avignon


du 09 décembre 2012 au 28 avril 2013

 

 

"Mirages d'Orient, grenades et figues de barbarie"
Chassé-croisé en Méditerranée

 

 

Note personnelle : 3/5 (5/5 pour Walid Raad)

 



Curieuse exposition à la collection Lambert où je suis habitué à voir des œuvres très contemporaines ou d'artistes historiques de la galerie.
2013-03-10-001.jpgIl y a ici un cheminement à travers le temps depuis les livres d'enluminures musulmans, en passant par des artistes ayant peint l'exotisme oriental comme Delacroix, des vêtements richement brodés, pour arriver aux artistes d'aujourd'hui comme Douglas Gordon associé à Adel Abdessemed dans l'église des Célestins.
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2013-03-10-003.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Venant d'être assez déçu par les expos de Marseille et Aix-en-Provence d'artistes de la Méditerranée (je parle surtout du prétexte de la Méditerranée qui revient souvent dans la Région et qui n'a pas forcément une valeur de rassemblement, repris encore une fois pour ce début d'année de Capitale Européenne de Marseille et de sa Région), je craignais également ce thème bien que la Collection Lambert offre une certaine garantie de qualité des œuvres exposées.



2013-03-10-008.jpgTacita Dean
A l'entrée d'une salle, une projection montre des scènes filmées dans un hammam, plus ou moins floues sans doute dues à la vapeur, avec bruits d'eau. Les images ressemblent parfois aux peintures d'Edward Hopper.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Hamid Maghraoui
Un montage simple montre une présentatrice juste quand elle respire, et ça se répète. Avant les mots, ce qui se passe autour, ce qui permet aux mots de sortir. La respiration, le souffre, déjà bruyants et rythmés. Une musique.


 

 

 

2013-03-10-011.jpgAndres Serrano
Une œuvre, encore quelque chose de peu évident dans le rapport à l'image avec Serrano. Où, il y a trop d'évidence dans la frontalité, le geste,  le titre  : «  sisters (Istanbul)  ». Elles se cachent ou nous cachent leurs corps, et malgré cela elles gardent le contact maximum de fronts et de mains, et nous le montrent. Elles ne peuvent se voir (ou si peu), elles se touchent. C'est compliqué.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2013-03-10-037.jpg

Paul-Armand Gette
«  Loukoum rose d'Aziyadé  »
(2006 pâte de verre)
Toujours à la recherche de ce qui tourne autour de la jeune femme, ici les loukoums ont tous un angle entaillé qui laisse apparaître leur intérieur en forme de triangle (de pubis). Œuvre l'apparence pudique mais qui est érotique et obsessionnelle.


 

 

 

 

 

 

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Michal Rovner
«  Tableau noir, cyprès  »
C'est une sorte de procession, comme un dessin animé ou comme un jeu vidéo, avec des petits personnages.
Il s'agit de stèles de pierres alignées sur lesquelles est projeté une vidéo.
J'avais déjà vu, ici-même je crois, plusieurs œuvres de Rovner avec ce même système de projections sur pierres. On peut penser à des images de camps, de marche vers la mort, il y a un côté enfantin dans la définition minimal de la vidéo.


 

 

 

 

 

2013-03-10-044.jpgAdel Abdessemed et Douglas Gordon
Ont investi en commun l'église des Célestins d'Avignon.
Des écrans géants sont installés à divers endroits. L'un montre un joueur de flûte, âgé, nu dans la pénombre, l'autre le geste (à vide) d’affûtage de couteau et une vue de la mer.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Walid Raad
«  Nous avons décidé de les laisser dire ''  Nous sommes convaincus  '' Deux fois. C'était plus convainquant de cette manière.  »

raad01.jpgJe n'ai pas bien compris en arrivant dans cette magnifique salle éclairée par des velux et avec un beau soleil (on pourrait parler de mauvais éclairage pour des photographies sous verre, mais pour ces photos-là, ça allait très bien). Des photos plus ou moins nettes de la guerre du Liban sont extrêmement rayées. Je pense à deux choses différentes et qui n'ont pas forcément de rapport  ; le sujet des images, et la matière photographique elle-même, abîmée, et qui a sa beauté propre.
 

 

 

 

 

 

 

 

 

raad02.jpgIl s'agit en fait de photos faites par l'artiste à l'âge de 15 ans pendant la guerre, à Beyrouth, et d'une colline qui domine la ville.
Il y a des militaires au repos, attendant, du matériel de guerre, des fumées au loin dans la ville, signe de bombardement, et des vues de ciels illisibles où l'on peut deviner que le sujet était, là, des avions au-dessus de la ville. Dans ces cas extrêmes, le sujet se confond avec la matière usée de la pellicule.
 

 

 

 

 

 

 

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Walid Raad a retrouvé ces photos ainsi, très abîmées. Ces photos, noir et blanc, reprennent de la couleur, des éclats de bleu, du rouge et du rose (contenus dans la pellicule?!). L'état matériel de ces photos est assez mystérieux.
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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raad06.jpgOn se retrouve avec trois niveaux de lecture  ;

-le sujet, ici un ciel où rien n'apparaît plus,

-les rayures de la pellicule,

-les reflets des cadres sous verre qui montre ici la salle avec les photos au mur, les velux et la lumière.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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16 mars 2013 6 16 /03 /mars /2013 11:04

Les Boutographies
rencontres photographiques de Montpellier

du 02 au 17 mars 2013
Au Pavillon Populaire et à la Galerie Saint Ravy

note personnelle  : 2/5

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sabrina Teggar
«  Mnémesyne  »

 

 

Questionnement sur l'Algérie d'hier et d'aujourd'hui de Sabrina Teggar (de Genève) née d'une mère suisse et d'un père algérien, regard sur une culture à la fois étrangère et lieu de souvenirs d'enfance (de vacances). Elle montre de belles images, comme un travail documentaire objectif et nostalgique, une interrogation sur ce qu'est l'Algérie dans la tension entre ses souvenirs et ce qu'est le pays aujourd'hui. Certaines photos sont fortes plastiquement, avec une belle utilisation de la couleur, de la mise au point et du flou, un cadrage pointu. Mais la technique laisse la première place au questionnement et à la réalité simple.

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Sarah Carp
«  Roots  »

Elle a fait une sorte de voyage-mémoriel au sujet de sa grand-mère suisse d'origine irlandaise. La série nommée «  Roots  » est donc prise à Glendarragh, la vallée des chênes, au sud de Dublin.
J'ai retenu quelques photos de lieux perdus, regard nostalgique, voyant ou croyant voir des racines familiales dans un cadrage de «  rien  ». Ces images tiennent dans la description d'un endroit, un monde en soi.

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Christine Mathieu
«  The quest for silence in turbulent times  »

Utilisant des matériaux de tressage, fils, cordes, paille, aiguilles et différentes toiles, Christine Mathieu confectionne des masques ou plutôt des têtes sans visage qui seraient comme la représentation d'un mur, d'une impossibilité, d'un renoncement. Ce que l'on cherche dans un visage n'est pas là. Peut-être qu'il est remplacé par une sorte de paysage, une sorte de disposition dans l'espace, pris en photo de façon à ce que l'ensemble paraisse le plus artificiel possible, jusqu'à se demander si ce n'est pas, en fait, du dessin. Ce travail rappelle certains surréalistes.

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Delphine Burtin
«  Disparition  »

Bonne idée que de prendre les choses que l'on jette dans son quotidien pour en faire un centre d'intérêt, pour poser le regard dessus. Ces déchets deviennent des natures mortes. Ce ne sont pas des déchets extraordinaires ou spectaculaires, ils sont on ne peut plus communs, chacun les connaît (feuilles de poireaux, têtes de crevettes, rouleau de carton de papier toilette).
L'interrogation de ces images vient du contraste entre la qualité de la prise de vue et le sujet traité. On est face à nos déchets, et il faut en faire une œuvre, loucher entre ce que l'on ne veut pas voir et ce que l'on doit regarder.
C'est un bon jeu, provoquant, qui met mal à l'aise. Doit-on se questionner sur nos déchets, doit-on se questionner sur notre rapport à l'esthétique  ?

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27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 09:12

 

 

 

Trois parties au Musée de Sérignan :

 

 

 

 

 

 

-Nouvelle mise en place de la collection du musée
09 février 2013 au 15 janvier 2014

 

-«  Alerte météo3  » diplômés 2012 des écoles d'art du Languedoc-Roussillon

18 novembre 2012 au 24 février 2013

 

-«  Une appropriation de la nature  »

Expo Guillaume Leblon
18 novembre 2012 au 24 février 2013

 

 

 

 

 

 

Note personnelle : 4/5

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans la collection  :




2013-02-16-006.jpg

Belle pièce de Daniel Dezeuze de 1970, de quatre mètre sur quatre, appuyée au mur, avec trois niveaux de lecture, le quadrillage simple, pur, toujours pareil, toujours différent, son ombre déformant un peu plus, et son reflet, faisant des vagues


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2013-02-16-008.jpgJe ne connaissais pas Serge Fauchier, cette peinture est imposante dans un format pourtant moyen (190x180cm). J'aime bien l'utilisation sobre des couleurs, les formes tracées comme dans un geste, comme un signe par dessus l'autre, ces traits vifs, décidés, dans et hors de ce presque-carré, et cet équilibre des formes


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2013-02-16-010.jpgVincent Bioulès, pièce de 1974-1975, comme en hommage à la peinture américaine de l'époque, façon support-surface puisque les différentes surfaces sont délimitées par «  réserve  » d'adhésifs, la couleur a bavé en bordure. C'est comme une simple démonstration qui aboutie à une œuvre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2013-02-16-012.jpgBertrand Lavier nous montre là, sous forme de jeu, ce que serait l'oeuvre, située entre ces deux couleurs au même nom «  Bleu de France  »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2013-02-16-014.jpgBon exemple de photographie de Stéphane couturier, comment voir dans un mur de chantier un quadrillage de matières, de formes, de couleurs. Voici un rectangle plein de vie, dynamique, une beauté abstraite alors que l'on voit très bien de quoi il s'agit

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2013-02-16-016.jpgJ'ai retenu cette impression numérique de Franck Breuer, répétition tremblante de pastille, couchers de soleils, représentation de paysage ou non

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2013-02-16-021.jpg2013-02-16-020.jpgBernard Pagès a côte à côte deux sortes d'empreintes, une à l'encre sans préciser ce qu'elle est, et l'autre à l'argile rouge, de grillage simple torsion



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

«  Alerte Météo 3  »  :




2013-02-16-023.jpgXiang Zhang a mis au sol 6 pierres recouvertes en partie de paraffine et de chocolat. Reste une partie de pierre vierge, comme une sucette, comme un baronnet de glace. L'impression principale vient du contraste entre cette partie rêche et la douceur enveloppante du chocolat



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2013-02-16-025.jpgMargaux Szymkowicz a fait un «  terril  » de charbon avec des confettis. Une vitre posée au milieu de celui-ci et rabattue contre le mur laisse apparaître comme l'intérieur de ce tas
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Elle a aussi profité d'une photo de cheval pris à la fois de dos et de côté pour modeler l'impression et en faire un volume dans un accrochage périlleux

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Guillaume Leblon «  Une appropriation de la nature  »  :

 





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On arrive dans un espace pur, le sol recouvert de cartons clairs, ce qui donne une atmosphère calfeutrée. Dans le grand espace, il y a trois pièces noires au sol, des plaques épaisses posées les unes sur les autres, ou roulées au sol. Pour la matière, noire, on hésite entre caoutchouc, terre brute, terre cuite, ou autre matière moins définissable. C'est en fait de la céramique cuite. Les formes sont pourtant si molles, ployant sous leur propre poids qu'on les diraient encore vivantes, encore en cours d'affaissement. Ils sont nommés  : «  Grand chariot, Grand chariot écrasé, Grande roue  ».

 

 

 

 

 

 

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Il y a aussi deux séries de dessins, d'empreintes, de traces de matières rectangulaires (et triangulaires)  superposées nommés  : «  Joséphine, Nicole, Béatrice  ». Il y a aussi, à chaque extrémité de la salle, un banc en bois, l'assise recouverte de cuir, et sur un socle de «  petits objets sommaires  », comme des pièces de plomberie, des vestiges d'un autre temps, en plâtre ou en céramique blanche.












2013-02-16-045.jpg

Le sol de la pièce du bas est recouverte de plâtre, il faut y entrer avec des chaussons. L'espace est coupé par un paravent de plastique blanc opaque maintenu par des tiges fixées au sol par des tas de plâtre. Ça s'appelle  : «  Après les dunes  ». Sous ce paravent passe une sorte de tapis (couverture, sable et peinture) appelé «  Catalogue  ».
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2013-02-16-046.jpg2013-02-16-059.jpgDeux plaques de contreplaqué, à deux bouts de la pièce, tiennent le long du mur, la partie dans l'angle faisant un arrondi, l'un avec au sol comme une traînée de sable de mousse et de tissu, l'autre avec au sol une corde et un dépôt organique.
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2013-02-16-056.jpgAu fond une mousse de matelas, usée, grattée est incrustée dans le plâtre du sol.
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2013-02-16-061.jpgUn autre tapis (couverture et peinture) a cette fois deux morceaux de jambes qui s'élancent, comme pour sauter. Ils semblent être en terre modelée mais sont aussi en céramique.
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2013-02-16-060.jpgIl y a trois sortes de nids fermés en lamelles de cuivre contenants on ne sait quoi, cela sur des socles on ne peut plus improvisés.
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2013-02-16-047.jpgVestiaire, meuble métallique rouillé, la porte fermée avec de l'argile, avec à son pied un peu de mousse naturelle séchée.
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2013-02-16-054.jpgTrois grands papiers froissés-défroissés avec une ou deux couleurs en aplat, du bleu et de la couleur «  terre  » au pastel sec.
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2013-02-16-051.jpg2013-02-16-052.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et enfin, la pièce appelée «  figures  », des barres de fer le long du mur, avec accrochés au dessus un fil de fer et à côté une forme vague pouvant faire penser à un visage, à un masque. C'est de la plastiline qui a été déposée sur le sable d'une plage et qui a gardé tout ce qui lui est resté collé, entre autre des morceaux de coquillages, de moules.

 

 

 

 

 

 

 

Autant les pièces du haut, dans une salle d'expo propre fait que les céramiques noires, au sol, sont très présentes, autant la pièce du bas, plus simple, et avec son sol recouvert de plâtre, laisse les œuvres plus solitaires, plus à l'abandon.
Malgré le travail sur le sol, les œuvres ne font pas «  installation  », elles sont suffisamment séparées pour vivre en dehors de leurs voisines.
Je me demande parfois quel peut être leur statut. Ça peut être des objets créés puis abandonnés au temps qui passe, ça peut être des objets trouvés et juste mis en place ici. Une des plus intrigante est «  Figures  », quel peut être le rapport entre ces barres de fer au sol avec ce fil de fer au mur à côté de cette masse plus ou moins sans forme recouvert de coquillage et de sable, et ce nom Figures  ? La construction est-elle plus intellectuelle, on est pourtant bien dans du visuel, dans de la matière  ?
Je pense à ce que fait Gabriel Orozco qui montre ainsi des objets (pas le même genre d'objets) en laissant planer une interrogation sur leurs statuts.
Je pense aussi au photographe Jean-Luc Moulène qui fait aussi des objets (très différents de ceux de Guillaume Leblon) qui ont une présence particulière, qui semblent ne pas imposer de vision mais qui donnent une direction de l'oeuvre qui serait entre ready-made, installation, sculpture, objet trouvé retravaillé ou non, entre idée et matière brute.
Je pense que c'est une exposition qui peut mûrir dans le souvenir, des éléments revenants en tête et prenant de l'importance par cela. Bien sûr, les pièces en céramiques noires posées sur du carton dominent l'exposition. Mais plus tard, le souvenir sera peut-être plus fort de cette mousse de matelas qui semble posée là comme par erreur.

 

 

 

 

 

 

 

 


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7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 09:04

Le Pavillon Populaire


 Le Carré St Anne


La galerie Iconoscope


Le FRAC Languedoc-Roussillon



Le 26 janvier 2013

 

 

 

 

 

 

 

Au pavillon Populaire  :


« Adieu la Suisse ! Construction et déconstruction d'un mythe photographique »
du 16 novembre 2012 au 10 février 2013

 

 

 

 

12 photographes et un vidéaste pour des vues documentaires de la Suisse passées (années 1920 et 1940) et maintenant. Un constat de changement.
Pas passionnant, un peu terne. Manque de fantaisie ou d'humour  ?! Au niveau des photographes ou de l'expo  ?!

 

 

 

 



faure.jpg

Avec Nicolas Faure, de 2005
pour son jeu de sur la platitude des différents plans de l'image

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

steiner.jpgAlbert Steiner, de 1927
avec ce contre-jour et le début de disparition de la montagne massive

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

klauser.jpgHans Peter Klauser, de 1943
avec ce paysage écrasant, et ces petites maisons à son pied et les éboulis de pierres tout autour

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Au Carré Sainte Anne  :


«  Signs of the Times  »
du 18 janvier au 05 mai 2013

 

 

 

 

 

Retenu une peinture de Stéphane Pencréac'h

pencreach1pencreach2

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Galerie Iconoscope  :

 

Benoît Pype
18 janvier – 29 mars 2013

 

 

 

 

 

 

pype1.jpgExposition de rien, de bouts de plastiques, de bois, de fibres, minuscules. Le tout mis sur sellette, visibles sous une lampe, avec une loupe, à prendre avec des pincettes. Il y a aussi des feuilles mortes en fin de décomposition, près de la disparition, ne ressemblant plus qu'à... de la dentelle. Elles sont soigneusement encadrées, protégées.
Expo de rien, regard non pas sur le banal mais sur l'insignifiance. Des restes végétaux ou d'objets humains, aidés par le temps, mis sur un piédestal, deviennent des icônes.

 

 

 

 

 

 

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FRAC Languedoc-Roussillon


«  A la marge  »
17 janvier – 02 mars 2013

 

 

 

 

 

Belle mise en relation d'une dizaine d’œuvres acquises au cours des années.
La vue d'ensemble donne une impression de pauvreté dans l'utilisation de l'espace  :
une valise au sol (Emma Dusong)
un tapis (Alighiero Boetti)
un écran télé au mur
des cartes postales (Valérie Mréjen)
Salle 2, une projection (diaporama) et des prises et des fils électriques au sol (les prises, de Philippe Parreno)

Les différentes œuvres sont juste posées là, sans qu'il y aie de rapport direct entre elles, je passe de l'une à l'autre sans y penser, sans heurs. C'est agréable dans cet espace pourtant difficile pour les expos collectives.

 

 

 

2013-01-26-025.jpgJe commence par le morceau de mur peint, la table à tapisser et des lunettes de soleil posées dessus de Nedko Solakov, de 1997. Est écrit au mur  :
«  Malheureusement, il a une nouvelle fois oublié d'enlever ses lunettes de soleil quand il a acheté le papier peint, il les a même gardées sur son nez quand il a commencé à le coller dans son salon. Mais quand il les a ôtées (car une goutte de colle liquide lui est entrée dans l'œil gauche), il s'est rendu compte que quelque chose n'allait pas...  »
Une blague, façon de remplir le mur, de présenter une sculpture, et mise en relation de ces deux par un texte... Et ces lunettes, perturbatrices.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

mrejen1.jpgLa pièce de Valérie Mréjen, quatre ou cinq cartes postales anciennes avec, au dos, un texte fait avec les noms de personnes trouvés dans un annuaire. Curieux assemblage, allez-retour entre ces cartes postales et les noms communs-propres.


 

 

 

 

 

 

 

 

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palacin1-copie-1.jpgMabel Palacin, avec «  Hinterland  » (arrière-pays) de 2009.
Une photo au mur, un écran de télé sur le mur perpendiculaire. La photo représente une vue de haut d'un terrain fermé, au milieu des champs. Il y a une maison préfabriquée, des cabanes, des containers, des camions. Terrain vague, habité  ?!
La vidéo montre des parties de cette photo haute résolution, on y voit des personnes (personnages), dans des attitudes très différentes. Et il y en a beaucoup, que l'on découvre grâce à la vidéo, on peut vérifier sur la photo, chercher telle scène.  Entre chaque scène montrée, un texte apparaît, comme  :
«  le son se répand à travers toute la zone comme une respiration  »
«  rien n'a de sens sans les histoires qui ali  »

 

 

 

 

 

 

palacin2.jpgLes mises en situation de personnages font penser à Jeff Wall. C'est amusant de découvrir au fur et à mesure des scènes dans tous les coins de la photo. Ça pourrait être une communauté qui vit là, mais non, c'est bien une image, avec des éléments disparates, une construction. Pas d’ambiguïté, les attitudes sont un peu trop figées, trop posées, pas naturelles, pas réelles. On ne sait plus quelle est la bonne distance, sinon celle du jeu, de prendre les personnages pour des jouets et les poser là, dans un semblant d'activité en rapport avec l'environnement immédiat.


 

 

 

 

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26 octobre 2012 5 26 /10 /octobre /2012 07:51

 



 

Altered Earth

 

Doug Aitken A la grande Halle des Ateliers

à Arles



du 20 octobre au 20 novembre 2012

 


 

note personnelle : 1/5

 

 

 

 

 

 

Le magnifique et immense espace du Parc des Ateliers est plongé dans le noir. Une douzaine d'écrans immenses eux aussi séparent l'espace par des losanges ouverts. Ces écrans sont visibles, suivant où l'on se place, par séries de six à huit. Les images qui défilent sont symétriques. Il y a parfois deux vues différentes, mais souvent une même image envahit tous les écrans sur une durée de dix à quinze secondes avec le son qui va avec (bruit d'eau, de roseaux qui se frottent).
 

aitken1.jpg

 

aitken2.jpg

 

 

 

Les thèmes sur la Camargue, ainsi, défilent ; eau, branchages, jeux de lumières, feux de broussailles, phare, flamands, hommes sur des chevaux.
C'est assez ennuyeux, mais l'envie de voir dans la durée fait rester et apprécier les jeux d'écrans en choisissant des angles de placement.
A un moment, on entre dans une maison, des bougies sont réparties dans une pièce, puis l'on quitte cette pièce pour être à nouveau dans la nature.


 

 

 

Œuvre qui fait penser au film Koyaanisqatsi de 1983 avec la musique de Philip Glass et produit par Coppola. Film symbolique, écologique, moral, une curiosité.

Ici, pour moi, Doug Aitken fait un peu dans le même esprit.
Il nous montre la Camargue ainsi que son « âme », en ayant l'air de penser que c'est suffisant.

Je n'ai pas vu les possibilités données sur smart-phone ou tablette d'avoir une information complémentaire : « de visionner films, textes, graphiques, documents de recherche, installations et musique ».
Tout cela est présenté comme innovant !



 



L'idée semble assez naïve, gentille, mais sans grand intérêt plastique, à part le gigantisme.


Ça fait penser à une sorte de Monumenta, mais je ne sais pas si ce site servira à d'autres expériences d’une œuvre unique dans ce lieu immense.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 


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24 octobre 2012 3 24 /10 /octobre /2012 17:44

 



Exposition
Pour les dix ans de la Collection à Avignon


Les chefs-d’œuvre de la donation Yvon Lambert


du 07 juillet au 11 novembre 2012

 

 

 

Note personnelle : 3/5

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


kruger.jpgEn arrivant à l'entrée de l'expo, trois calicot sont espacés dans la rue Violette. Rappel moral, menace  ?! Barbara Kruger

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Roni-Horn-1-.jpgPour les «  Portrait of an Image (wigh Isabelle Huppert) de 2005  » de Roni Horn, je me souviens n'avoir pas été enthousiaste à la première vision de la série. Il me semble qu'elle était montré dans sa totalité.
Elle est là, par petites séries, à différents endroit du parcours, en répétition.
C'est mieux comme ça (moins filmique), j'apprécie les variations, la densité des regards, la dureté du visage, sa respiration, sa solitude.

 

 

 

 

 

 

 



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Jean-Michel Basquiat est là, cette première idole fait l’affiche de l'expo.

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gordon-3-.jpgIl y a une série des portraits d'acteurs brûlés et découpés, laissant apparaître un miroir. Douglas Gordon

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


serrano.jpgLa grande salle est peinte de bleu, c'est très impressionnant de voir ainsi ces portraits aux couleurs criardes. Même si ce ne sont pas mes photos préférées d'Andres Serrano, j'apprécie de voir ces visages expressifs, sans masque, à la fois proches (personnages connus, gros plans, agrandissements conséquents) et lointains (la multiplication et l'alignement, et les regards tournés vers le haut)

 

 

 

 

 

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Twombly-3-.jpgUne salle est consacrée à Cy Twombly, un peu comme une chapelle, un lieu de recueillement, peut-être comme un hommage (il est mort en 2011, durant l'exposition «  Le Temps Retrouvé  » dans laquelle il s'était beaucoup investi). J'aime cet espace de repos après le brouhaha (au sens visuel) de la grande salle «  Serrano  ». Les toiles de Twombly, abstraites, laisse l'esprit se balader, plus et mieux que lors de l'expo en 2011 (ou de 2007 «  Blooming  »), avec de nombreuses toiles figuratives présentées.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

buren.jpgDans la salle suivante, il y a plusieurs artistes, dont un pan de mur avec des toiles de Daniel Buren des années 68 simplement posées au sol et appuyées au mur. Le début, le signe à l'état pur, sur toile. Ça me rappelle la photo de la toile immense pendue du haut en bas du musée Guggenheim de New York en 1971, photo qui avait beaucoup changé les idées que j'avais sur l'art.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



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Kempinas-2-.jpgIl y a cette œuvre de Zilvinas Kempinas «  Oasis  » de 2010, fait d'un ventilateur au plafond, de trois bandes métalliques courbées au sol et d'une bande magnétique faisant un cercle. Toujours impressionnante, je me laisse capter par ce fil mouvant en suspension. Tracé d'une ligne comme un dessin, représentation de l'air invisible, ou cercle symbole ésotérique de l'enfermement. C'est cela, à la fois liberté dans l'espace mais contraint de rester exactement sous le ventilateur (en se demandant comment ce cercle fin peut ne jamais sortir de cette limite).

 

 

 

 

 

 

 

 

 



lavier-1-.jpgIl y a aussi ce miroir peint de Bertrand Lavier qui, comme dit celui-ci, reste utilisable comme tous ses objets peints  ! :)
 

 

 

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lavier-3-.jpgComme ce piano «  Gaveau  ».
Je me pose beaucoup de questions en ce moment sur Lavier, sa position entre sculpture, peinture, ready-made, ou plus vers le concept, mais toujours très présent et physique. J'aime bien sa manière d'étirer l'idée d'  «  Art  » pour montrer des choses qui ne le sont peut-être pas, ou en tout cas, sans trop savoir comment il en sont.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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boltansky-2-.jpgPour les œuvres de Christian Boltanski, j'ai de plus en plus de mal à y trouver un intérêt nouveau. Ça me fait de la peine et me questionne à chaque fois que je vois une de ses œuvres. Je reconnais son travail, je  l'ai toujours aimé.
Je me demande si à force de jouer sur le sentiment de mémoire, de perte, ce sentiment ne finit pas par s'épuiser de lui-même, de la même façon que l'image photographique d'un être aimé finit par ne plus le représenter, et redevient une image plate, dans laquelle on ne peut plus mettre de sentiment  ?!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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ryman-2-.jpgJe suis très impressionné par les toiles de Robert Ryman (des années 70-72), installées dans un retrait comme pour faire une salle indépendante, alors qu'elles sont en face d’œuvres d'Anselm Kiefer, elle font aussi un peu l'effet de chapelle, comme pour Twombly, elles ont quelque chose de paisible mais d'évident, elles ont aussi une présence historique.

 

 

 

 

 

 

 

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Anselm Kiefer : "Berenice" 1995

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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tykka-2-.jpgIl y a deux videos de Salla Tÿkka. L'une d'elles, «  Lasso  », montre une joggeuse sonnant à une maison isolée au bord d'un lac. Personne ne répond, elle fait le tour, et par les grandes baies vitrées, voit un jeune homme jouer avec un lasso de plus en plus rapidement dans le salon. La jeune femme finit par verser une larme. Ça dure moins de 4 minutes.
Cette vidéo m'était restée gravée dans la tête, une impression de mélange de douceur et de violence, une approche sexuelle, sensuelle, entre toucher et vision, entre proximité et éloignement, sur le désir  ?!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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pimentao-2-.jpgPour terminer, l’œuvre la plus récente ici (2012), de Diogo Pimentao, une «  sculpture  » de papier recouvert de graphite, juste une «  2 dimensions  » qui passe en «  3 dimensions  », on ne peut plus fragile, avec des airs de roche ou de métal.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

J'hésitais à aller voir cette exposition sachant retrouver souvent les mêmes artistes et les mêmes œuvres que de précédentes fois. Malgré cela, je ne suis pas déçu, pour les pièces «  historiques  » que contient cette collection, et pour le plaisir de revoir quelques œuvres oubliées mais restées au fond de ma mémoire, et pour quelques redécouvertes du fait de l'installation nouvelles.

 

 

 

 

 

 

 

 


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11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 18:09

Printemps de Septembre 2012 à Toulouse



L'histoire est à moi !



du 28 septembre au 21 octobre 2012



 

Note personnelle : 1/5

 

 

 



Daniela Comani

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Crédit photo : Nicolas Brasseur


A l'entrée des Abattoirs, un immense texte est exposé répertoriant 365 événements, du 1er janvier au 31 décembre, choisis par l'artiste. Le titre « C’était moi. Journal, 1900-1999 »dit tout, le court texte, à chaque date dit l'événement à la première personne, se plaçant indifféremment du côté de la victime ou du bourreau : tel jour, j'ai assassiné intel, tel jour, je suis morte dans le crash de l'avion…

C'est un mur d'actualités tragiques que l'on connaît tous, une sorte de mémoire collective, 99 ans d'un journal à scandale (ou plutôt à catastrophe).

 


 

 

Christoph Draeger

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Une pièce en désordre, tachée de sang avec une télévision dans laquelle passe l'actualité de l'époque, la prise d'otage des athlètes israéliens aux Jeux Olympiques de Munich en 1972. La pièce est donc la représentation de celle où ont été retenus les otages.

Nous sommes devant une copie, la sensation, le sentiment sont absents. Dans la première salle d'un musée, difficile de rentrer dans ce faux réel. Et malheureusement, ici, le désordre n'est qu'hyperréalisme !

 

 

 

 

Mat Collishaw

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Dans une pièce noire, des images apparaissent d'adultes marchant portant des enfants. C'est la représentation de la tragédie de Beslan, de la prise d'otages enfants par un commando tchétchène dans une école russe. L'assaut décidé par les forces russes fît au moins 323 morts, dont 156 enfants, et 700 blessés.

C'est très joli, d'autant plus que les murs sont recouverts d'une matière fluorescente qui garde mémoire des images précédentes. On peut voir des sortes de « Vierge à l'enfant ».

Ça me fait penser à « Visa pour l'image » de Perpignan et à ce « photo-journalisme » qui prend plaisir à faire du Beau, de l'esthétique avec ce qui se passe d'horrible dans le monde. Le cynisme absolu.

 

 

 

 

 

Christian Tagliavini

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« graphic designer » et photographe, avec ses portraits façon Renaissance italienne, de beaux portraits, très classiques.

C'est beau, réussi, mais ça n'a pas d'intérêt, il n'y a pas de recul, juste un savoir faire qui fonctionne à vide.

Comment un commissaire peut faire des choix aussi creux ? Et il y a pire, genre Rancinan (et d'autres...).

 

 

 

 

Angel Vergara

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Nouvelle façon de faire de la peinture, sur verre en transparence d'une video noir et blanc montrant des premières pages de journaux qui passent sur sept écrans suspendus au milieu de la salle. Le tout a été filmé, on voit le pinceau laisser de la peinture en transparence en temps réel, on voit la main filmée.

Curieux, difficile de saisir le rapport du peintre et de ce qu'il peint avec les actualités ou même avec les formes qui passent sur les écrans.

Je me laisse prendre sans savoir ce qui retient. Peut-être l'absurdité de ce geste, le fait de suivre, ou du moins de tenter de suivre ces images qui défilent et de les fixer, de fixer quelque chose d'elles ?!

 

 

 

 

 

Jean-Yves Jouannais

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Crédit photo : Nicolas Brasseur


Une salle de murs remplis de feuilles A4. C'est une liste de mots de A à Z, avec de courts textes contenant ce mot ayant pour sujet la guerre. Au centre, un soldat de « plomb » en plastique, levant l'index droit et semblant parler à un bébé tenu dans le bras gauche, ainsi qu'une échelle sur roulette permettant de lire les textes placés jusqu'en haut du mur.

La particularité de Jouannais est dans le cartel qui le décrit comme critique d'art, écrivain et rédacteur en chef de la revue « Art Press » et commissaire de grandes expositions, qui a décidé depuis 2008 de se consacrer jusqu'à la mort à un unique projet d'une « encyclopédie des guerres dans le désordre alphabétique » jusqu'en 1945, date entre autre de la mort de son grand-père. Il cite Bouvard et Pécuchet, les encyclopédistes de Flaubert comme référence.

 

Juste une phrase à la lettre Z et au mot Zoo :

« Le 6 avril (1940), les avions bombardent Belgrade. Pendant trois jours, l' « opération châtiment » lance 800 bombardiers sur la ville martyre : 17000 morts. Parmi les décombres fumants errent les animaux du zoo : un ours qui plonge dans le Danube, une cigogne à une patte. »

 

 

 

 

 

 

Noor Yousef Jalal Abed

réalise des performances et des videos où elle est présente. Une video la représente de face, souriante. Image simple, de qualité moyenne. Elle nous fixe, ça dure 10 minutes, elle semble gênée parfois, bouge légèrement comme pour nous faire signe, comme un appel, pour nous retenir. En même temps, elle semble essayer de rester le plus immobile possible. C'est très énigmatique, je pense à une sorte de Joconde.

J'apprends par une médiatrice que l'artiste a voulu tenir un sourire, ce qui n'est pas naturel. Une sorte de performance et une critique de ce monde qui nous oblige dans certains milieux à sourire presque en permanence.

 

 

 

 

 

 


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19 août 2012 7 19 /08 /août /2012 11:29

 

 

 

Au bonheur des fleurs

 

 

au pavillon populaire, Montpellier

 

du 13 juillet au 21 octobre 2012

 

 

 

 

 

note personnelle : 4/5

 

 

 

 

 

 

Nobuyoshi Araki expose des compositions florales, il y a ajouté des dinosaures. Un monde, parfois, se met en place, même si l'artifice crève les yeux.


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Denis Brihat, qui m'a beaucoup marqué par ses natures mortes de légumes pris dans une lumière sophistiquée, montrant tout de chacun de ces légumes.

Il montre là des coquelicots, assez connus, et qui deviennent presque trop abstraits, trop hors de leur matière. Ces coquelicots sont devenus des images "hors le sujet".

 

 

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Il a aussi, une série de tulipes noires, dans un style très graphique et même calligraphique, exposé un peu comme des œuvres asiatiques dans un cabinet du début du 20ème siècle.

 

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C'est très beau, mais quelque chose me gêne, peut-être cette volonté de faire du beau, justement, de mâcher un peu trop pour nous laisser quelque chose d'un peu trop lisse ?!

 

 

 

 

 

 

 

 

Gérard Traquandi fait des natures mortes noir et blanc de fleurs en essayant de retrouver une pâte à l'ancienne. Les compositions sont riches, denses, dans un noir profond (tirages résinotype sur papier). C'est un régal, il y a de la matière, au sens propre également, de petits grains restant dans les noirs, on voit aussi des traînées horizontales et verticales dans certains gris. C'est une technique proche du toucher, de la sensation tactile et chaude. Dans les compositions serrées, beaucoup de lignes s'embrouillent, se croisent, se superposent, toute une vie dans le cadrage, ce qui va très bien avec les quelques dessins intercalés, faits de lignes souples, libres, aériennes.

 

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Paul Den Hollander a fait des prises de vues proches du sol, très près des plantes, des images floues, avec un point de netteté laissé au hasard, qui crée des lignes, des dynamiques dans le cadrage. les couleurs sont douces, pastels du fait des flous et du tirage par jet d'encre assez gros. Un monde apparaît, comme une vision minuscule, avec un minimum de profondeur de champ.

 

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Les photographies de Lee Friedlander paraissent fades après la vue des autres photos, très colorées, très contrastées. Il faut un temps d'adaptation pour retrouver la finesse de ces "Cherry Blossom Time in Japan, 1977-1984. La joie toute graphique de ces cerisiers en fleur, un tronc, une branche, une petite ligne fait que l'image tient, qu'elle a sa profondeur, ou au contraire une platitude cachant cette profondeur. L'équilibre est fin, jamais appuyé, une présence légère.

 

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C'est une expo variée, équilibrée, de qualité. On est en plein dans la photographie classique, pas de déviance, ou si peu. Une expo sûre, à conseiller sans retenue. C'est sa seule limite (ainsi que le titre, moyen) !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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  • : Le blog d'Octave
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raisons de ce blog

- Sous forme de notes courtes, garder en mémoire spectacles et expos, dans ma situation de spectateur et visiteur amateur.
Mes impressions notées sont toujours subjectives et influencées par mes préoccupations du moment, les commentaires sont des retours de sensations et non des analyses. C'est un exercice qui prolonge la vue  et permet de découvrir encore, après coup, en repensant à ce que j'ai vu, entendu. Ca ne se veut, en aucun cas,  une critique plus ou moins universelle. Je publie ici  pour les gens qui comme moi cherchent quelques retours d'expos ou de spectacles vus.

La "note personnelle" est là pour situer rapidement l'intérêt de l'article concerné.

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