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11 juillet 2011 1 11 /07 /juillet /2011 16:20

Festival d'Avignon 2011

 

 

L'Entêtement


NOTE PERSONNELLE: 1/5

 


de Rafael Spregelburd
ÉLISE VIGIER
et MARCIAL DI FONZO BO
Théâtre des Lucioles

Salle de spectacle de Vedène

Le 09/11/2011

 

 

 

Entetement_CRDL21.jpg

 

 

 

Pièce de "boulevard" sur la période 1936 en Espagne.
Début du Franquisme, avec l'anarchisme et le communisme.
C'est aussi l'époque où se crée une langue "universelle" qui va être comparée à l'Esperanto.

Le plateau est tournant et en pente. L'ensemble de pièces d'un appartement se voit donc sous plusieurs angles, plusieurs fois pendant la pièce. Nous vivons trois versions d'une même scène et découvrons les personnages sous différentes faces.

Il y a donc un comique de répétition où l'on retrouve la même phrase en direct ou derrière un mur. Il y a de l'humour: "c'est bien le fascisme" dit par un personnage fasciste (avec un gros sous-entendu 2011 "smiley clin d'oeil"). Le texte n'est pas spécialement bon.

Les acteurs ne sont pas extraordinaires, on reste planté au théâtre!
Ils semblent hésiter sur le genre de la pièce; comique, historique, visionnaire.

Je n'ai pas voulu aller voir l'autre pièce, le lendemain, "Paranoïa" après avoir lu que l'on retrouvait les mêmes acteurs, et donc peu de chance de grosse différence de façon de jouer.

 

 

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27 juillet 2010 2 27 /07 /juillet /2010 09:03

 Festival d'Avignon 2010


Les ballets C de la B

Alain Platel


Dans la cour du lycée Saint Joseph

le 24 juillet



Hors contexte le prétexte du handicap moteur pour inventer des gestes ?!

Ce prétexte donne quand-même beaucoup de mouvements techniques beaux en soi.
Tout un monde de mouvements, seul, à deux, en groupe. Parfois, il y a plusieurs actions différentes en même temps.
Certains danseurs sont beaux à regarder, leur présence suffit, ils représentent un personnage qui vit, qui se raconte. Ils ont du caractère, un caractère, ils ont là une beauté dans cette présence, il y a un côté joyeux et même comique.
La danse d'Alain Platel me paraît puissante, virile, faite avec manière, faite de séduction. C'est cela, séduisant dans la mise en place de l'espace mais surtout dans la danse elle-même de chacun, et à deux, et en groupe.
C'est beau, toujours expressifs, toujours fin, fait de plein de petits sentiments.

 

 

 

 

 


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24 juillet 2010 6 24 /07 /juillet /2010 14:08

Festival d'Avignon 2010
le 18 juillet
au gymase du lycée Mistral

 

Cindy Van Acker

Lanx / Obvie
Nixe / Obtus

 

 

photographies de : Christophe Raynaud de Lage 

 

 

 

Christophe Raynaud de Lage-aker

 

 

Cindy Van Acker semble reprendre la danse du début, son début, au sol, une danse du corps, avec le corps, pour le corps, de la "danse-danse", avec les membres pas forcément souples, pas autre chose qu'un solo, avec cependant une petite mise en scène de la lumière, et avec du son percutant, permanent, omniprésent.

 

 

 

 

 

 


Je n'imaginais pas revoir une création de "gestes", la danse actuelle se baladant vers la performance et la théâtralité (ce qui est une ouverture, bien sûr), le corps plutôt dans le naturel, le spontané, sans aucun maniérisme. D'où la surprise de cette danse introvertie, précise, délicate, lente à faire frissonner.

 

 

 

 

 


Christophe-Raynaud-de-Lage-aker2.jpgDifficile de comprendre comment cette danse calculée, millimétrée, arrive à la sensualité, une sensualité abstraite dans les gestes de plénitude, dans un mouvement d'élancement et de retenue.
Les bras sont presque toujours tendus, droit, les mains droites et les doigts joints et tendus aussi, dans toutes les directions, tournant autour de l'épaule. Je finis par voir des figures d'animaux, d'oiseaux, les bras font des ailes, les mains font un bec, le corps n'a plus de sens, je m'y perds.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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12 juillet 2010 1 12 /07 /juillet /2010 09:01

Festival d'Avignon 2010
Le vendredi 09 juillet
dans la cours d'honneur du Palais des Papes

 

 

 

 

 

 mise en scène : Christoph Marthaler
scénographie : Anna Viebrock

 

 

 

Photos de :

CHRISTOPHE RAYNAUD DE LAGE

ANNE-CHRISTINE POUJOULAT

 


 


marthaler-2010.jpg

Jamais la cour n'a été aussi belle. Sur le sol, différents revêtements plus ou moins finis, plus ou moins recouverts. A gauche, un H pour un éventuel aterrissage d'hélicoptère, un confessionnal, quelques bancs qui vont avec. Dans les trois voutes du mur du fond, trois chapelles. Au fond à droite, l'arrière d'un camion militaire bâché, quelques machines à laver le linge empilées. Il y en a une autre en plein milieu de la scène qui sera sensée contenir le suaire de Jésus. A côté, un petit frigo publicitaire dans lequel une femme entrera avec jouissance jusqu'à la ceinture pour se rafraîchir. Il y a cinq ou six caveaux avec gisants répartis dans l'espace, tous sans gisant, certains avec l'oreiller, certains avec le chien sculpté, un ou deux avec un vrai matelas, ou avec un oreillé gonflable.
Presque toutes les fenêtres de la cour sont recouverts d'un cadre blanc en pvc et ont une climatisation, il y a en haut une antenne parabolique, deux lampadaires de rue sorte de petites ouvertures.

ANNE-CHRISTINE-POUJOULAT.jpgLes quinze personnages vont au cours de la soirée se vêtir de costumes de papes clairs, en faisant par deux un pas de danse lent, concentré, puis mettre un autre costume papal cette fois noir, mimer une excitation mystique soudaine mais bien sexuelle, marcher de long en large au bord de la scène.
un personnage va rester longtemps prostré sur un banc, se mettant tout à coup à chanter dans le silence de cette cour, silence interrompu de la première demi-heure jusqu'à la fin par le départ du public, par deux, par cinq.

C'est le temps qui est ici différent, des temps forts et des temps pour le temps, pour sentir l'espace, profiter de ce lieu plein. Il y a comme des entractes, des moments où prendre de la distance, s'ennuyer, repartir dans ses propres rêves, simplement regarder sereinement les gens, énervés ou gênés, quitter le spectacle.Parfois, ce sont des chants qui remplissent l'espace, l'air de rien. Les rares textes sont lancés dans l'espace également, je dois chercher pour trouver qui parle.
Un piano joue seul ou accompagné d'une chanteuse, un violoncelle entame un morceau qui se termine dans un brouhaha électronique et surpuissant qui fait vibrer toute la tribune de la cours. On retombe dans le silence.

marthaler-02-2010.jpgC'est un spectacle inoubliable, qui vaut autant par ce qu'il charrie; la papauté, la chrétienté, honneur et décadence d'une religion, ridicule de ses rites, petitesse de ses hommes, que par ce qu'il nous laisse à nos pensées dans ce lieu vivant en soi. C'est un spectacle créé pour le lieu, fixé à ce lieu, qui en fait le tour. Ce spectacle pourrait être joué chaque année, en préambule, en ouverture du festival.

La musique, les chants représentent bien ce spectacle : une présence qui plane sur l'espace, légère, profonde, envoutante, parfois vibrante.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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4 juillet 2010 7 04 /07 /juillet /2010 13:36

Cecilia Bengolea
François Chaignaud

 

 

Pâquerette - jeudi 24 juin 2010 au Studio Bagouet
Castor et Pollux - dimanche 27 juin 2010 à l'Opéra Comédie
Sylphides - mercredi 30 juin 2010 au Studio Bagouet



Photos du site MontpellierDanse d'Alain Monot




Pâquerette :

 

Chorégraphie et danse :
Cecilia Bengolea
François Chaignaud

 

Paquerette-juin2010.jpg


Rien compris.
Un truc inracontable aux amis, à la famille.
J'imagine : "c'était drôle, ils dansaient avec un god dans le cul".

Inspiré d'une chorégraphie du XIXè siècle du même nom, il en reste les costumes de départ qui cache les corps.
Les deux danseurs ne bougent presque pas, assis sur une fesse, de côté. On pense à la lenteur asiatique du Nô. Puis, il y a des contorsions, des grimaces de douleur "mal jouées", des gémissements. Tout à coup, dans un mouvement vif, ils nous apparaissent nus, le cul en l'air, avec ce god planté. Même si on est prévenu, ça surprend, ça amuse, et ça questionne. Tout au  long du déroulement, ils ont cet ustensile (appelé là interprète, au même titre que les deux danseurs) qui canalise l'attention, qui gêne le mouvement et en provoque d'autres. Par exemple, lorsqu'ils sont debout, les danseurs doivent maintenir l'objet en place avec le talon et doivent donc rester sur une jambe. Le spectacle se termine avec la chute des godemichés au sol et leur abandon.
Je lis que leur intention était de “re-sexualiser le corps dans son entier”.
Lise Ott dit une vérité aussi de ce spectacle : “le consensus qui a, jusque-là, malgré tout préservé les anus de la chorégraphie”.

 

 

 

 

 

 

 

Castor et Pollux :

 

 

Chorégraphie et danse :
Cecilia Bengolea
François Chaignaud
et quatre manieurs de trapèze

 


CastorPolluxPage-juin2010.jpg


On vient à l'Opéra Comédie, théâtre italien. Sur la scène, on s'installe avec un plaid et un oreiller et on nous annonce que le spectacle aura lieu en l'air.
Deux corps sont là, au-dessus de nous, imbriqués, avec un collant multicolor et torse nu. Un homme, une femme. Ils bougent lentement, puis les mouvements prennent de l'ampleur, les danseurs sont maniés de plus en plus vite de haut en bas, de long en large. Ils essayent parfois de se toucher, sans savoir pourquoi. L'éclairage donne de la profondeur, les cintres sont éclairés et font un décor parfait, une musique d'orgue envahi cet espace et je pense à une représentation de l'Enfer, avec ces corps perdus, agités sans sens, dans cet espace parfois bien défini mais sans pesanteur cohérente, parfois dans un noir sans fin, dans le vide.

 

 

 

 

 

 

 

Sylphides :

 

Conception :
Cecilia Bengolea
François Chaignaud

Fabrication, danse :
Cecilia Bengolea
François Chaignaud
Chiara Gallerani
Lenio Kaklea

 

 


Sylphides-juin2010.jpg


Sur scène, trois boudins noirs gonflés. Dans le noir, on entend un aspirateur. La lumière se fait, on voit une femme qui dégonfle l'un de ces boudins avec un aspirateur jusqu'à faire le vide d'air, et l'on aperçoit de plus en plus nettement un corps dans cette enveloppe noire avec un tube au niveau de la bouche pour laisser respirer. La femme fera de même pour les deux autres boudins, laissant l'un après l'autre les corps à leur existence fragile, enfermés dans ce plastique  mortel. Ces sacs ont des anneaux aux quatre coins, une fermeture éclair. Est-ce que ce sont des sacs mortuaires ?
Lorsque la femme disparaît, les trois corps commencent à bouger sous ce voile moulant couleur pétrole, presque liquide. Ils respirent, ils vivent. Ils arrivent même à se plier, à se lever. Le plastique leur donne des airs de chauve-souris avec des peaux dépassant sur le côté du corps et des membres.
Comme lors des deux autres spectacles, les danseurs se touchent parfois, avec surprise, sans grande complicité, sans presque de soutien, ils ne sont pas des êtres recherchant l'autre.
La femme revient avec un grand chariot et passe devant chaque corps qui monte inconsciemment dessus. Une fois les trois corps sur le chariot, la femme s'en va. Et puis, un des corps va parvenir à remettre de l'air dans sa seconde peau. Et commence la métamorphose qui va aller jusqu'à l'abandon de cette enveloppe.
Les trois danseurs se déchainent alors, dans des mouvements libres, de joie, du bonheur de sentir ce corps, de voir tout ce qu'il peut faire en saut, en course, en tourbillon. C'est un moment d'émotion, hors danse, hors écriture, comme de l'énergie positive brute.




 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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9 octobre 2009 5 09 /10 /octobre /2009 09:09
Le Printemps de Septembre
à Toulouse
du 25 septembre au 18 octobre 2009





J'ai gardé en mémoire quelques images.


Me revient l'expo de Victor Burgin à l'hôtel-Dieu...





Didier Rittener, à la galerie Sollertis, prend comme matière première des feuilles de calque au format A4 ou A3, pour faire des images de grand format qui peuvent envahir tout un mur d'une galerie. Ces marques restent visibles au final alors que les calques ont servis d'intermédiaire. L'image présente est collée en lés. Il peut s'agir d'une simple image de forêt, d'un paysage sorti " l'odyssée de l'espace" de Kubrick, vidée des êtres humains, ou d'un paysage connu comme une photo mémoire de Richard Long où est enlevé l'oeuvre. Reste l'espace-mémoire vide, creux.
Avec tous les intermédiaires, les images ont l'air de dessins, mais contiennent des aberrations dûes au numérique. On peut aussi parler de photo.
















Pierre-Olivier Arnaud expose à la galerie Duplex 6 feuilles grises de petit format (environ A3 et A4) collées directement au mur, oeuvre appelée "Daylights".
Il s'agit d'agrandissement de photos imprimées puisque l'on retrouve ces trames spécifiques d'impressions noir et blanc ou couleur. Ces images ont non seulement perdu leurs couleurs (pour celles qui étaient en couleur) mais elles ont aussi perdu des niveaux de contraste, elles ont perdu de leur profondeur comme pour se rapprocher de leur qualité intrinsèque de platitude, éloigné du carré-fenêtre qui pousse de façon tout à fait systématique le regard dans un semblant de réalité.
Là, l'image est encore plus une image, le sujet a moins d'existence. Ce papier intégré au mur récupère bien une "aura", une densité particulière, il parvient à être un objet.
Le sujet, le seul, est la lumière, à travers la brillance d'un bijou, des confettis, un feu d'artifice, un morceau de ciel. Ce sont des morceaux de monde, juste une étincelle de ce monde, une petite lumière qui se ternie mais est toujours visible.














Comme Pierre-Olivier Arnaud,
Mathilde Veyrunes est attiré(e) par ce qui brille, par la lumière. Sa video balaie un lotissement de nuit, s'arrête sur un réverbère et zoom au maximum dessus. Suit un autre balayage et un autre zoom. Est-ce la caméra subjective d'un insecte attiré par la lumière ?
C'est un geste mécanique, attiré par la lumière. Quelle utilisation parfaite du zoom (on dit toujours qu'il faut se méfier du zoom) !









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22 août 2009 6 22 /08 /août /2009 11:34
Au centre photographique de Lectoure
du 18 juillet au 23 août 2009














Sarkis :
Une video dans un cagibi, on entend des chiens aboyer au loin, se répondre. La video en zoomant, montre un chien, couché, comme on pourrait en filmer partout à Istanbul (et ailleurs). Film court (2'30"), en boucle, peut être une image première de la ville.

 



















Il nous montre des photos prises dans l'appartement d'un parent décédé, présence-absence, chaque photo est encadré d'une phrase (de Gilles Deleuze, tirée d'une postface du Bartleby de Melville) en néon :
"Une lumière blanche livide"
"A la limite du silence"
"Léger retrait de la parole"































Odessa :
collectif photo, a invité des écrivains pour mettre en relation textes et photos à partir d'un abécédaire.
Un exemple de texte :



Quand il se tourne vers moi
je constate que mon seul et unique amour
a changé de mains
de pieds
de cheveux
de visage
de taille
de couleur
d'âge
de sexe
c'est fou comme on oublie vite
les manières bizarres
dont le temps s'empare de nos existences
et les bouleverse.






















Alain Fidon :
Il a commencé en photographiant les animaux morts au bord des routes. Il a fait aussi des photos de sa femme nue. Tout cela en 1974/75, il expose sous le titre "nus et petites morts". Il arrête la photo en 1977 voyant qu'il se répétait. En 2002, il reprend ses tirages, il découpe et sélectionne sans hiérarchie apparente pour faire des montages improbables.
L'exposition présente montre l'ensemble de ses travaux, ce qui est très intéressant. J'ai aimé particulièrement les poissons dans leur environnement.























































































Il fait, aujourd'hui, des cadrages sur des carlingues d'avions, pour le simple jeu des couleurs et des formes, pour les reflets déformants.


























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21 août 2009 5 21 /08 /août /2009 18:39
grottes, art contemporain et transhistoire

Aux abattoirs de Toulouse du 15 mai au 30 août 2009
A la grotte du Mas d'azil du 16 mai au 14 novembre 2009












En allant à Lectoure, je suis passé à  la grotte du Mas d'Azil et à Toulouse pour l'exposition "Dreamtime - Temps du Rêve, grottes, art contemporain et transhistoire".

A l'entrée de la grotte, "Favelas-d'Azil" de Pascale-Marthine Tayou est un entassement par centaines de maison simplifiées en carton.























A Toulouse, j'ai bien aimé le mur de Delphine Gigoux-Martin, avec cette cloison à moitié défoncée et ces éclairages avec des dessins maladroits animés, dansant.





















Une grande pièce est réservée à Jean-Luc Parant avec beaucoup de boules au centre de l'espace et des tableaux à la cire de mains sur tout les murs surmonté d'un texte sur le visible, le touchable, le petit, le grand.




















Et puis, il y a Paul-Armand Gette, initiateur du projet, avec sa recherche qui me pose encore et toujours les mêmes questions sur son rapport à la création, au rapport image-mots, à la sexualité (de l'adolescence en particulier), à la représentation, à son jeu avec les matériaux vivants ou non, etc...








































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21 août 2009 5 21 /08 /août /2009 14:33
Arles

du 07 juillet au 13 septembre 2009



Voici quelques expositions qui m'ont marqué parmi la soixantaine des Rencontres Photographiques d'Arles



(des reflets sont souvent visibles sur les photos réalisées par moi-même)











Fontcuberta :
Très belles images que ces deux grands triptyques accrochées sur un fil.
Un noir et blanc nuageux, vaporeux, astronomique.
Il s'agit d'agrandissements d'une image du film "Blow-up" d' Antonioni, dans lequel il est déjà question d'agrandissement (dans l'idée que l'image peut détenir des informations visibles dans le mystère du grain de la photographie). Mais ne pourrait-il s'agir de n'importe quelle photo ?
Là, il est question de l'"Aura".
Nous avons, là, la photographie du photogramme qui a filmé la photo dont il est question dans "Blow-up"... photo de l'infini...











Paulo Nozolino :
Photos très sombres dans tous les sens, alignées dans de petits cadres. Photos sans âge, sourdes, contenant une extrême densité. Une nouvelle histoire est racontée avec cette expo rassemblant différentes périodes et différents projets et différents lieux.
"Il se demande quelle lumière peut briller dans la solitude, quel bruit peut produire un corps en mouvement, avec quoi remplir l'absence." P. Nozolino

























Eugene Richards :
Premières photos en couleurs pour E. Richards, c'est une balade nostalgique, surréaliste, esthétique dans les maisons américaines isolées, abandonnées.
























Marina Berio :
Elle dessine au fusain des négatifs photos, des négatifs comme des intermédiaires avant l'image. On voit des lampes, des tunnels, là où se retrouvent ensemble la lumière et la nuit.
















David Armstrong :
Enfin une volonté visible de mise en place spécifique dans le lieu-même d'exposition !
Malheureusement, la grosse partie de l'exposition est consacrée à des portraits de jeunes mecs, entre mode et calendrier homo romantique, bien propre et terriblement ennuyeux.
Dans la troisième pièce, il y a des photos toujours aussi propres mais floues (de mise au point), et comme sujets des paysages, des natures mortes, des fleurs. Difficile de cerner Armstrong.
















Annelies Strba :
Simple diaporama en triptyque, on voit des photos de jeunes filles, de femmes, d'enfants, famille de la photographe, avec des maisons, des paysages (photos réalisées sans doute avec un appareil quelconque puisqu'elles sont sans qualité, assez floues). Presque rien, des photos du quotidien dont il ressort un bonheur naïf, comme la représentation d'un idéal. On s'y laisse prendre, à regarder ce diaporama paisible (?).



















Boris Mikhailov :
Passionnant !
Il est encore dans un créneau particulier avec le format très horizontal et ces tirages bleutés. Avec deux formats; dans la même pièce, d'un côté des tirages de 30cm sur une ligne, et de l'autre, dans un angle des tirages de 60cm ou plus sur plusieurs colonnes.
Ce choix esthétique s'imbrique (je ne sais comment) dans le sujet à la fois social, humain et personnel de Mikhailov. C'est là toute sa magie.


























Eric Rondepierre :
Partant de photogrammes de films abimés, E. Rondepierre obtient des images à la fois proche de leurs matières et s'éloignant du monde sensé être représenté.



































Louise Narbo et Alexander Gheorghiu :
Les éditions Photopoche ont accroché sur un mur plusieurs dizaines de photos d'auteurs différents. Il est possible de retrouver chaque auteur sur deux ordinateurs mis à disposition pour y voir 5 de leurs photos.
Moyen ludique de découvrir (ou pas) rapidement un photographe.




Louise Narbo réalise des noirs et blancs assez primitifs avec une écriture qui passe au travers de l'image.













































Alexander Gheorghiu semble vouloir remplir ses photos, plein de matières, plein de couleurs, des reflets afin de superposer les couches. Et ça tient bien en place.





































































Laurence Leblanc :
Inscrite dans le reportage, elle prend comme matière ses déplacements en Afrique et en Amérique du Sud. Encore une fois se pose la question du rapport entre esthétique et reportage. La photo doit-elle, peut-elle donner une vision du monde et se poser la question de son esthétique ? Cette question de l'esthétique ne met-elle pas forcément de côté le sujet lui-même ?
L. Leblanc parvient à une esthétique qui approche du sujet, elle arrive presque à donner une image vraie très travaillée. Mais est-ce que ça ne reste pas de la photo pour magazine glacé de luxe ?
J'aime beaucoup ces images, mais ne sont-elles pas faites sur le dos de ceux qui sont dessus ?

















































Bernard Faucon :

Une salle aérée, des tableaux photographiques accrochés haut avec un texte une fois en français, une fois en anglais.
C'est séduisant mais en commençant à lire les textes, les photos perdent de leur poids. Deux exemples :

"Comment un système qui prétend fournir tout à tout le monde ne confisquerait-il pas le meilleur ?"

"Errant dans les étés de sa vieillesse, on passe devant les portes de son enfance sans songer à les ouvrir."



















Jean-Christian Bourcart :
Photos réalisées en cabine de projection, à travers la vitre qui sépare de la salle. On y voit les traces de nettoyage, les poussières, l'image est floue.




















Bourcart m'avait marqué par ses portraits de rue ou de personnes au volant, silhouettes solitaires, profils, ombres, toujours à travers une surface plus ou moins opaque. Photos que je retrouve ici avec plaisir.











































Denis Darzacq :

J'ai ici l'occasion de revenir sur les photos de D. Darzacq "Hyper". Des corps sont en apesanteur ou entre deux eaux dans des rayonnages d'hypermarchés, lieux communs à tous.





































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16 août 2009 7 16 /08 /août /2009 09:45
FRAC 4, rue Rambaud 34000 Montpellier

du 11 juillet au 29 août 2009




Images d'une grande tenue, double. Deux projections l'une à côté de l'autre. Image bleu-nuit d'extraits de films américains, on y voit une voiture de police dans la nuit filmée d'un côté, de l'autre, au hasard des extraits. Seulement, les phares des voitures est représenté par une lumière jaune artificielle dans ce bleu trafiqué. Les contours de ce jaune sont arrondis grossièrement, cette lumière devient une forme autonome.
C'est un mélange de formats; film ciné, VHS et numérique, un peu saccadé(en passant en dessous de 24 images/seconde), c'est très alléchant, et, comme une mouche se colle à la lumière, je suis happé par cette lumière.
C'est juste une voiture qui tourne, vire...




















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- Sous forme de notes courtes, garder en mémoire spectacles et expos, dans ma situation de spectateur et visiteur amateur.
Mes impressions notées sont toujours subjectives et influencées par mes préoccupations du moment, les commentaires sont des retours de sensations et non des analyses. C'est un exercice qui prolonge la vue  et permet de découvrir encore, après coup, en repensant à ce que j'ai vu, entendu. Ca ne se veut, en aucun cas,  une critique plus ou moins universelle. Je publie ici  pour les gens qui comme moi cherchent quelques retours d'expos ou de spectacles vus.

La "note personnelle" est là pour situer rapidement l'intérêt de l'article concerné.

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