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1 novembre 2011 2 01 /11 /novembre /2011 15:54

"Une terrible beauté est née"

du 15 septembre au 31 décembre

 

 

 

 

  NOTE PERSONNELLE : 4/5

 

 

 

La Sucrière:

 

 

 

 

 

verzutti1.jpgverzutti2verzutti3

Erika Verzutti, brésilienne née en 1971 sculpte avec des matières diverses, choisis suivant le projet; de la céramique, de la porcelaine froide, du bronze, du bois, du béton, de l'acrylique. Elle passe de la représentation animale; un Rex, un âne, un poulet, à celle d'un saint (Franscisco) en planches et stylisé, à des copies plus fidèles de fruits.

Ses oeuvres sont réparties sur les deux étages à la sucrière.

 


 

verzutti4.jpgJ'aime bien ce jeu avec les matières et la représentation, et aussi cet espèce de reste de carcasse de poulet malaxé (en bronze) au sol, entouré de petites formes en porcelaine qui sont entre des pop-corns et des dents.
Je n'aime pas du tout cette série (une dizaine) de fruits en bronze, sur sellettes, coupés net dans un sens ou un autre dont une partie est peinte en blanc.

 

 

 

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Aurélien Froment, né en 1976, à Angers montre une vidéo "La tectonique des plaques" de 14 minutes dans laquelle on voit un homme et une femme qui marchent dans un sentier en forêt comme s'ils étaient dans un musée. Ils ont les mêmes arrêts devant une oeuvre, le même recul, les mêmes courts commentaires. Si l'un s'arrête un peu trop longtemps, il rattrape l'autre à grands pas.Tout est faux de la part de ce couple dans cette nature, ou alors la nature se regarde comme une oeuvre. On s'arrête pour une vue magnifique entre deux arbres, une lumière, une herbe. Finalement, on envie leur regard, on ne voit jamais ce qui les font s'arrêter.

 

 

 

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Katinka Bock, allemande, née en 1976 utilise de la céramique à peine malaxée, comme le degré zéro de la représentation avec cette matière sans forme, forcée d'en prendre une. Certaines céramiques ont été faites sur place, "trainées", relatant dans leur matière leur courte histoire (les pièces au sol sont comme des gisants).


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Autre exercice, enrober des bouts de bois, les protéger, les cacher, prendre leurs formes, juste un geste sensuel.

 

 

 

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Christian Lhopital, né en 1953 à Lyon, dessine.
Je n'ai pas trop accroché au MAC à ses dessins. Mais j'ai bien aimé cette série de cinq à la Sucrière, de visages dans une matière passée (on y aperçoit une trame), cloquée. Sont redessinés ou ajoutés des yeux.

 

 

 

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Marlene Dumas, d'Afrique du Sud, née en 1953, expose deux portraits curieux, plantés là sur un mur, avec ce regard perçant.

 

 

 

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Musée d'Art Contemporain:

 

 

 

 

 

 


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Gabriel Sierra, colombien, né en 1975
On commence le circuit du musée par la première pièce dont le plancher a été découpé et mis à la verticale, pour montrer le sol comme peinture, pour montrer l'envers du musée, pour être une sculpture monumentale intégrée ou détachée du lieu, droite, imposante, ou pour illustrer le titre du cartel: "Sans titre - Le jour comme une lacune au milieu de la nuit".

 

 

 

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Luciana Lamothe, argentine, née en 1975. Sa sculpture accrochée au mur dénudé du musée, faite d'une planche soutenant des tubes assemblés maintenant une dernière planche sur laquelle un livre est posé. L'ensemble pli sous le poids de ce livre ?!

 

 

 

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Michel Huisman, hollandais, né en 1957, a rangé sur un mur des boîtes où sont exposés des oiseaux paraissant morts, en bois peint, avec des plumes, avec des pattes en métal, un drapeau blanc accroché à l'une d'elles, avec à l'intérieur du corps un remontoir (pour faire bouger l'animal).
 

 

 

 

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Ce sont 75 très belles sculptures, mystérieuses. Des reliques, des fétiches ?!
Je ne me lassais pas de les regarder, l'une après l'autre.

 

 

 

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José Alejandro Restrepo, colombien, né en 1959 présente une vidéo noir et blanc de 7 minutes qui montre un homme faisant un discours avec beaucoup de gestes de la main. Il n'y a pas de son (on n'entend pas ce qu'il dit), sauf au moment où sa main touche ou frappe son bureau. Ce bruit est artificiel, ajouté. J'ai l'impression de l'entendre, d'entendre son discours. Tout est dit dans ce contact de la main au bureau.

 

 

 

 

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Diego Bianchi, argentin, né en 1969 a envahi entièrement une salle, on entre dans un capharnaüm d'objet en tout genre, de mannequins plus ou moins découpés et recomposés, enfouis dans du béton, recouverts de plâtre ou de sparadrap. Une cloison est découpée, une corde maintient une brique, etc... Je ne peux tout énumérer, c'est trop complexe. Ce ne sont que matériaux de récupération, de construction, à quelques exceptions près, une courgette paraissant en bronze ou passée à la bombe métal, plantée dans un pilier en béton, ou un oeuf de même matière.
Je ne vois pas comment cette oeuvre est récupérable, ça paraît beaucoup trop complexe.
En arrivant, j'ai trouvé ça "déjà vu", brouillon, trop "bricolage". Et puis, en regardant, des choses intéressent apparaissent, comme ce poteau planté dans un morceau de béton gardant la forme d'un seau, avec planté également, un bout de mousse, une bouteille de bière, une bougie, un fil de fer, une feuille morte sort d'un trou. Cela peut être une sculpture, une nature morte, un assemblage qui tient pour lui-même.
C'est comme l'éclairage qui paraît hasardeux, qui pourtant, en prenant le temps, en circulant, laisse voir chaque chose comme il est nécessaire.
Ca fourmille d'idées que ce soit au point de vue de la sculpture, comme ce bout de bois se terminant d'un côté par une chaussure et de l'autre par une jambe de mannequin recouvert de chaussette, ou bien du point de vue de l'installation comme ce découpage de cloison en rond.
Presque chaque chose traitée, l'est sous un point de vue différent du précédent.
Une pièce riche, pleine d'invention, dans laquelle je rêverais de revenir et de passer du temps, encore.

 

 

 

 

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Je retrouve Marlene Dumas avec un mur recouvert de dessins de visages. Ils sont faits de deux feuilles dont celle de dessus partiellement brûlé laisse apparaître les yeux et la bouche de celui de dessous. Elle a aussi inverti un autre mur avec une série de dessins sur la prostitution, la torture, le sexe, la mort. Comme des images définitives.

 

 

 

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Linda Matalon, née à New York en 1958 montre principalement des dessins sur papier préparé à la cire, ce qui donne une transparence et une brillance toute particulière. Y est représenté au graphite un récipient, un contenant, ou un trait qui n'aboutit pas à une représentation, juste la volonté de laisser une trace, avec tous les aléas dû aux matériaux.

Tout est signe, là!
Sur la feuille très blanche, un rien ressort, et par dessus tout le graphite, cette tache noire profond.

 

 

 

 

 

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30 septembre 2011 5 30 /09 /septembre /2011 08:40

à Toulouse

du 23 septembre au 16 octobre

 

 

NOTE PERSONNELLE : 1/5

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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A l'espace Croix-Baragnon, Fredrik Vaerslev, Norvégien, expose des contreplaqués recouverts de taches accidentelles faites par lui-même ou par la nature puisque ces planches ont passé l'hiver dehors.
De loin, on dirait presque des monochromes, accrochés proprement. On comprend tout de suite qu'il n'y a rien à voir ici, rien de représenté même abstrait. C'est juste le hasard qui couvre la surface déjà vivante de carré de bois. Je trouve assez drôle cette nonchalance, ainsi que cette mise en perspective de gestes ou d'effets de nature insignifiants exposé ainsi sérieusement.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Jim Drain, à l'Espace Écureuil, place du Capitole, expose une suite d’œuvres, dont des lampes à abat-jour sur une étagère de bricolage posée sur le côté. Amusant pour sa référence au "minimal art" (?) et pour l'utilisation de mobiliers sans valeur, sans "forme", qui marquent cependant l'espace de leur volume.

 

 

 

 

 

 

 

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A la Chapelle des Carmélites, Haegue Yang a mis quatre cubes en grillage, sur roulettes, remplis de vases et de bougies dont seules sont allumées les fausses. Je comprends que cette oeuvre puisse dire quelque chose mais je ne suis pas entré dedans. J'ai seulement cherché à comprendre comment étaient alimentées les bougies artificielles. Sans doute par piles.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Aux Abattoirs, Sergej Jensen montre quelques toiles tachées ou teintes, ce qui donne une image comme une trace.

 

 

 

 

 

 

 

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Toujours aux Abattoirs, Joe Bradley expose des toiles attirantes, dans des tons agréables, dans des formes qui se tiennent. Même si les matériaux de base sont l'uile et le crayon gras, il y a plein de saletés, de poussières et de morceaux plus gros incrustés dans la couleur. La présentation de ces toiles sur chassis, bien tendu, avec des bords bien droits est presque surprenante, comme une remise au propre, une validation. C'est une peinture visuelle à deux coups. De loin, c'est attrayant dans la composition, dans la richesse des couleurs, et de près c'est plein de matières salles, de rebuts d'atelier,et pour cette raison, c'est encore plus attrayant.
Et puis finalement, dans le souvenir, ce n'est plus si important, pas si innovant!
Reste une certaine virtuosité.

 

 

 

 

 

 


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6 août 2011 6 06 /08 /août /2011 15:00


Rencontres photographiques d'Arles 2011

du 04 juillet au 18 septembre

 

 

Le 03 août 2011

 

NOTE PERSONNELLE (seconde journée): 4/5

et 5/5 pour la partie centrale "From Here On"

 

 

 

 

 

 

 

 

La seconde journée commence très fort avec Enrique Metinides. Il a photographié pendant des années les faits divers. Il commente chaque image:

Metinides1
"En reliant un 'diablito' - une méthode pour pirater de l'électricité - Manuel Atiliano Ramirez, un teinturier de 45 ans, chez qui le courant avait été coupé, meurt en essayant d'alimenter sa télévision pour regarder un match de football. Mexico, 9 octobre 1971."

Metinides2.jpg Metinides3.jpg


Metinides4.jpg

Sur cette dernière, une fille est coincée dans la voiture à côté de son ami mort.

Photos souvent terribles, Metinides arrive toujours après, avec la police ou les secouristes, il cadre le drame avec les badauds autour. Ca ne me paraît pas malsain, les photos sont juste violentes. Mais je sens le photographe lui-même très curieux de voir la mort, d'avoir "le frisson". Il y a quelquefois une ironie, un amusement déplacé dans ses commentaires. C'est fascinant, comme de regarder les victimes d'un accident en passant à côté, c'est magnétique.





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Voici le lieu de "From Here On (à partir de maintenant)".

 

C'est l'exposition (largement) la plus intéressante, la plus créative, qui a été beaucoup critiquée.

Les Rencontres ont parfois de ces élans hors la photo guindée, il faut soutenir ces écarts, ils sont l'avenir de l'image photographique.

 

 

 

 

 

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Mishka Henner a cherché sur internet en tapant "Photograpy Is (La Photographie c'est)". Il a trouvé 3000 termes qui définissent ce qu'est la photographie.*

 

henner1.jpg henner2

Il a pris en photo des présentateurs ou autres à la télé au moment où ils ont les yeux fermés, figés dans une méditation, dans une parenthèse, dans un sommeil profond. Images que l'on a tous sous les yeux mais que l'on ne voit jamais, révélée ici grâce à la photo.*

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Jens Sundheim s'amuse à se faire filmer par des webcams du monde entier. Il récupère l'image pour mémoriser son trajet.*

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Hermann Zschiegner explore la photographie à l'ère de Google. En tapant "walker evans, sherrie levine", il a obtenu de vingt-six images du même portrait d'Allie Mae Burroughs. Toutes sont présentées au même format, d'où des différences de qualité. Le titre de chaque image redonne la référence de Levine ou d'Evans.*

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Pavel Maria Smejkal présente la série "Fatescapes (Destinéchappées)", photos qui ont marquées l'histoire du reportage photo, sauf que Smejkal en a retiré le sujet principal. Reste le paysage vide.*

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Doug Rickard fait comme beaucoup, il récupère, sélectionne des images capturées par "Google Street View". Il y a une référence à la photo de rue américaine des années 60/70 dans les couleurs, les perspectives, les espaces, les ciels. Mais surtout, il y a une présence fantomatique, avec à chaque fois une personne ou deux perdues dans l'espace, bien dans l'esprit de ces images "Google", prises en roulant dans la rue, la caméra elle-même fantôme.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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L'oeuvre qui m'a le plus touché est cette petite video de 4'15" du collectif "CUM*"
"girls room dance (filles pièce danse), 2010" dont voici deux images. Ce n'est presque rien, des images prises sur YouTube de filles se filmant essayant de danser, de remuer leur derrière devant leur webcam. C'est, semble-t-il une activité commune. Ici, parfois la fille s'arrête avant d'être cadrée entièrement, d'autres se retournent, souvent c'est coupé après trois pas. Je ne comprends pas le montage, si les morceaux sont entiers ou coupés par les auteurs de cette oeuvre. Dessus, il y a une musique entrainante dont l'origine n'est pas précisée.
C'est à la fois très étonnant et envoutant, je me demande ce que font ces filles, pourquoi ? A voir, c'est un plaisir brut, presque obscur, ce que l'on voit n'est pas ce qu'elles veulent montrer. En fait si, puisqu'elles ont vu leurs video avant de les poster.
Comme il est dit ailleurs dans cette expo "From Here On", il y a trop d'images partout, plus besoin d'en rajouter, il suffit de faire avec celles disponibles. Là, ça marche parfaitement.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Roy Arden dresse des inventaires d'images. Dans "Le monde comme volonté et comme représentation" de 2007, il présente un petit diaporama de 28 144 images qui défilent en 38 min 51. Le défilement sembe aléatoire et va très vite. Mais, il y a un ordre, spécial, celui de l'archivage alphabétique.
C'est presque n'importe quoi, mais c'est au final captivant, avec un défilement rapide mais confortable, permettant de profiter de chaque image dans un flux permanent. Ca représenterait notre boulimie d'images, notre oubli aussi.




 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Corinne Vionnet utilise aussi les images des autres. Elle superpose une centaine de vues trouvées d'un même site touristique (la tour Eiffel, la Mecque, le Colysée, le Parthénon), pris du même endroit, ce qui est très courant. Le résultat est surprenant. Images fantômes, le monument est largement reconnaissable, toujours présent, centre et sujet principal. Le restant se brouille, disparait mais est encore là, les gens, les paysages, les colonnes, l'eau. Ca donne une image très belle, entre photo et aquarelle. Elle coule, fluide.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Ewoudt Boonstra récupère sur internet des photos de personnes avec le visage masqué. Il les encadre comme elles pourraient l'être dans leur utilisation familiale.*


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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David Crawford montre plusieurs cadres photos dans lesquels se déroule une très courte scène filmée dans un bus ou le métro. Les images tournent en boucle. Par exemple, juste une respiration de cette fille. D'autres qui font un mouvement, un geste.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Thomas Mailaender montre des photos de blagues d'internet, photos parfois connues (envoyées d'un collègue à un autre dans les entreprises). C'est souvent drôle, un peu lourd. Il a installé de la paille et des poules (de vraies poules) devant, le tout est vitré. Il fait aussi des pots, genre club de poterie pour enfants sur lesquelles il colle ces mêmes photos.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

bean.jpg

Nancy Bean, la chatte de Christian Bean fait des photos avec un appareil attaché à son cou. Pas très original, mais ces deux photos m'ont intéressé.



 


*Pour certains photographes, je ne fais que décrire ce que je vois, le plus objectivement possible, sans apporter de notion de qualité, de jugement. Ce n'est pas de l'indifférence, au contraire, c'est que j'y trouve de l'intérêt en soi (c'est pourquoi je les mémorise), et que j'aimerais laisser au lecteur le plaisir de la découverte.

 

 

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Joachim Mogarra m'a toujours paru exagéré dans ses rapprochements "petite histoire" et images pauvres. Ici, j'ai pris plaisir à ces blagues poétiques.
Sur les photos:
"Les anneaux de Saturne:
ils sont constitués de blocs de glace et de roches."

"Horloge atomique embarquée dans les vols Apollo."

"Théorie de l'espace plat:
ciel
terre"



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Rut Blees Luxemburg fait des photos de nuit, images de lieux perdus, de riens. Les photos sont précises dans leurs cadrages, avec des couleurs volontaires.



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Raphaël Dallaporta accompagne des archéologues en Afghanistan et fait des photos aériennes d'un drone adapté qu'il mont ensuite grâce à un logiciel de montage. Ces photos sont à la fois techniques, utiles, mais ont aussi une qualité de représentation de ces paysages pauvres, où seules ressortent les ombres. En m'approchant, je suis surpris de voir très vite un grain énorme et donc une faible définition. Aucun détail n'est visible contrairement à l'habitude que l'on a maintenant avec les vues de la terre sur le net.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Jo Ractliffe expose des photos qu'il prend par exemple en Angola 5 ans après la fin de la guerre. Au départ, il voulait étudier la démographie sociale et spatiale de la ville (Luanda). Il nous livre finalement des photos de simples paysages contenant d'eux-mêmes les traces du passé.




















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4 août 2011 4 04 /08 /août /2011 13:46

Rencontres photographiques d'Arles 2011

du 04 juillet au 18 septembre

 

 

Le 02 août 2011

 

NOTE PERSONNELLE (première journée): 2/5

 

 

 

 

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Je retrouve avec plaisir quelques photos de Sophie Ristelhueber que je trouve très bien exposées alors qu'il n'y a rien de spécial, tirages décollés du mur, pas de cadre. C'est clair, sobre.

 

 

 

 

 

 

 

 

gordon1.jpg  gordon3.jpg

Je retrouve aussi avec plaisir les portraits brûlés de Douglas Gordon sur fond de miroir, "Self-Portrait of You + Me". Il a brûlé nos idoles!


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Dans le même espace, il y a Barcelo et des portraits à l'eau de javel et fusain. Ca n'a pas le même poids.

 

 

 

 

 

 

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A l'église des Trinitaires, Wang Qingsong a déroulé une immense photo qui suit l'arrondi du cœur de l'église. Il s'agit de "L'Histoire des Monuments", une fresque photographique réalisée avec des personnes recouvertes de terre (ici le Laocoon). Une video montre des extraits de la procédure avec les figurants.

 

 

 

 

 

 

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Une expo de Graciela Iturbide avec quelques photos au vol hasardeux d'oiseaux.

 

 

 

 

 

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Fernando Montiel Klint:

Dans la société actuelle "l'interaction a été supplantée par une simulation virtuelle dans laquelle l'introspection et la recherche de l'être, du "je" intérieur et de sa liberté animique sont réduites à une peau de chagrin."
"Que signifie ici précisément le sens du mot "foi", sans lien avec la religion ?"
Photos entre "Les Krims" et "Jeff Wall" ?!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Chris Marker et sa série imposante de portraits volés de femmes. Qualité médiocre "téléphone portable", quelques belles photos, mais quelle valeur peut avoir ce projet aujourd'hui ? Rien n'est démontré, je me sens devant un photographe sénile.

 

 

 

 

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Une série est plus intéressante, des portraits au papier très gondolé, avec des reflets, met à égalité le sujet et le matériau photographique. J'aurais bien rapproché ces images de celles de Douglas Gordon.

 

 

 

 

 

 

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A l'église St Blaise, j'ai bien aimé les photos de Julie Fischer (détails prélevés dans les archives vétérinaires, médicales et militaires de l'université d'Helsinki). Elle montre aussi des photos qu'elle a prises, sensibles, mais celles-ci, tirées de documents ont une noirceur remarquable.

 

 

 

 

 

 

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Lauréate du concours SFR Jeunes Talents, Aurélie Durand montre des photos prises d'un autocar lors d'un voyage dit touristique. Pour symboliser la distance entre le monde et le touriste, elle marque ses tirages d'un cercle surexposé (fait avec "photoshop") différemment placé sur chacune des photos. Ca pourrait être un cercle présent sur la vitre de l'autocar pour rappeler la situation de la prise de vue, ou le cercle montrant le rétrécissement du regard du touriste.



En conclusion, quelques images intéressantes, peu de chose à se mettre sous la dent compte tenu de la dimension de ces Rencontres. Pas de vrai découverte. C'est souvent comme ça en Arles. Reste demain à voir la grosse partie au "Parc des Ateliers".















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4 août 2011 4 04 /08 /août /2011 10:47

"Monographie" Philippe Ramette

au Centre Régional d'Art Contemporain de Sète
du 08/07/2011 au 02/10/2011


NOTE PERSONNELLE: 1/5


Un peu comme à l'exposition "The Diamond Sea" de Claude Lévêque il y a un an, Philippe Ramette occupe le magnifique espace du CRAC pièce par pièce, une idée-une pièce.
J'ai découvert à l'occasion de l'expo de Lévêque au MAC de Marseille, dans l'occupation d'une idée ou d'une installation par salle (dans le cas du MAC, 3 ou 4 grandes salles tout en longueur), ce qui ne me fait pas rêver, ce qui ne m'envoie pas de l'autre côté du miroir, ce qui me fait rester du côté de l'idée et de sa réalisation.
J'ai retrouvé cela deux fois à Sète avec Claude Lévêque et Philippe Ramette.

 

 

 

 

 

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Ici, on commence par la grande salle avec "le funambule", pièce qui se poursuit jusqu'à la seconde salle. Cette œuvre est belle ici, linéaire dans ce blanc, avec ce passage d'une salle à l'autre. Tout se passe en l'air, c'est plutôt agréable avec la musique de Denis Savary (enregistrement pendant un accordement d'orgue. Cette musique est présente dans tout le CRAC). L'espace est majestueux.
J'oubliais, le truc, c'est que le fil du funambule n'est pas droit mais zigzaguant. Prétexte qui tient, là, par la mise en pratique de cette ligne.
La salle suivante est toute en courbes, comme vue à travers un objectif grand angle. Jeu visuel, fait dans les murs eux-mêmes!
Ensuite, il y a une sculpture en tronc sur un socle, visage en silicone et résine, avec la bouche tordue et les yeux qui s'écartent vers l'extérieur. En face, un miroir avec trois trous pour passer un genou et les deux bras "La Traversée du Miroir (image arrêtée). C'est intéressant quand quelqu'un se place en position et que l'on voit cette personne et son reflet qui se rentre dedans.
Salle suivante, un homme debout, genoux pliés, jambes écartées, nu mais sans sexe, en résine noire, un bras tendu vers un mur blanc, l'autre se bouchant les yeux.
Après, une salle contenant trois rangées de huit bancs face à un numérateur électronique en haut du mur donnant l'heure réelle.
Pour terminer par un personnage en résine blanche, en tenue "pays de l'Est" (col mao, veste avec quatre poches), visage simplifié (sans yeux) sur un socle. Statue officielle!
En haut, une aspirine "sculpture sécable", d'un mètre de diamètre est posée au sol.
En face, une pièce avec des vêtements, costume complet et chaussures tombés au sol comme si la personne avait disparu brusquement. Dans un faisceau de lumière, l'ombre de cet homme est visible.
Dans un couloir, une croix et des cordes avec au bout des poignées en cuir, comme un matériel de marionnettiste mais pour un humain! Je ne peux penser à autre chose qu'à une croix de Lorraine en voyant cette œuvre.
Au fond de ce couloir, un rideau blanc est fixé au mur. Dépasse les pieds d'un homme, il y a un trou dans ce rideau au niveau de l’œil. En approchant, je vois l’œil de cet homme qui m'observe. Plutôt glaçant, il me regarde, il ne bouge pas.

Tous les objets sont bien finis, propres. Les socles, les bancs, les entourages de miroir sont en bois marqueté.

 

 


 

 

 

ramette0-copie-1.jpg

Dans les salles, il y a des entonnoirs qui sortent plus ou moins longuement des murs, ils permettent d'entendre ce qui se passe dans une autre salle.

 

La musique de Denis Savary va bien dans ces salles si hautes.

Sinon pour moi, les pièces de Ramette, joue comme toujours sur le développement d'une idée-blague, sans que, là, ça amène malheureusement au-delà de la réalisation. C'est peut-être volontaire, je reste planté devant l'objet, je ne trouve pas l'idée très bonne, je trouve la réalisation trop propre.








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1 août 2011 1 01 /08 /août /2011 13:37

Georg Baselitz
A la pointe du trait

Au Musée Cantini
à Marseille

du 24 juin au 25 septembre 2011


NOTE PERSONNELLE: 5/5

 

 

 

 

 

Bleu.jpg

Exposition de 200 œuvres gravées de Baselitz dans ce bel espace qu'est le Musée Cantini.
Il y a tout d'abord de magnifiques séries complètes qui donne un aperçu de l'intérêt des variations, du développement d'un même thème, d'un même sujet.

"Les arbres" de 1974-1975, une quarantaine de  gravures alignées sur un mur, assez variées, souvent assez détaillées, parfois rayées. Elles sont riches, de composition souvent classique, affirmées.

"Filles gothiques" de 1994-1995, 49 gravures de fille assise par terre, à genou ou accroupie, au trait, brut, sur fond blanc, parfois sur fond noir, sur motif de fleurs, de roues. C'est une palette large et pourtant resserrée d'une même attitude, ne reste parfois qu'une jambe, ou que le motif, la tête est toujours coupée. Chacune a un caractère, quelque chose de plus, quelque chose d'autre que la précédente. Ce n'est jamais précieux, toujours brut, dur, rêche, violent, dynamique. Chacune est précieuse!

 

 

 

 

 

 

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"Chiens dormant" de 1998-1999, 24 grandes (entre 63 et 80 cm de haut) gravures avec pour sujet un chien dormant. C'est la plus belle série présente, toujours le même trait noir, variation sur l'attitude du chien, avec parfois un fond coloré, orange, vert, bleu, violet, noir, un rideau comme décor. Le chien est souvent dans le vide, effet accentué par le renversement, alors que l'attitude est on ne peut plus posée au sol, presque étalée.
Là, je mesure la richesse de dessin de Baselitz, avec si peu de moyen, avec ce moyen proche de la sculpture où le moindre geste est gravé, sans retour possible. C'est virtuose, si on veut, mais ce n'est en rien un simple exercice. C'est à chaque fois une gravure qui tient seule, qui a un intérêt particulier.

 

 

 

 

 

Il y a bien d'autres choses, quelques natures mortes, d'immenses lino, quelques corps entiers tête coupée dépassant du cadre, des têtes, des aigles, des compositions avec des rayures et des ronds. Une série, la plus récente, sur fond noir, la gravure laissant transparaître un autre fond en fondu sur deux couleurs (un peu bizarre), avec comme sujet un corps masculin en pied, tête coupée au bord, avec un crâne à côté des jambes. Cette petite série de 8 pièce n'est pas renversée.

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Ce qui m'a marqué, c'est de voir une gravure qui est une œuvre alors que les thèmes sont repris de peintures. Ce n'est pas une œuvre parallèle, c'est bien autre chose, qui tient compte entièrement et uniquement des moyens disponibles. C'est la matière de la gravure qui est là, présente. C'est souvent réalisé avec un mélange de deux techniques comme "eau forte au trait" et "aquatinte" à partir de deux plaques de cuivre, ce qui enrichit par deux les matières.

Le catalogue contient toutes les œuvres présentes, il est vraiment indispensable à la suite de l'expo (même si certaines couleurs sortent très mal), mais l'expo a une dimension telle que je me dis que Baselitz est décidément un des grands artistes actuels. J'ai même du mal à comprendre tout ce que contient, par exemple, cette série des "chiens dormant", pourquoi je suis resté si longtemps dans cette salle, pourquoi j'y suis revenu comme aimanté,plusieurs fois, comme si quelque chose d'important se trouvait là!

Evidemment, la question du retournement ne se pose plus, ou plutôt si, elle se pose, elle se posera toujours, on ne peut pas l'oublier. C'est le moyen pour donner plus de poids à la matière au détriment du sujet,... ou peut-être le contraire. Enfin, la question est le rapport entre le sujet et la matière, où en est la représentation. Si elle en est là, c'est une Ouverture avec de la profondeur et de la largeur...













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1 août 2011 1 01 /08 /août /2011 11:26

Cy Twombly
Le Temps Retrouvé (photos)
12 juin au 30 octobre 2011

(Exposition en deux parties:
-En Avignon, à la Collection Lambert
-En Arles, aux Rencontres Photographiques)


Ici, Avignon, à la Collection Lambert

NOTE PERSONNELLE: 2/5

 

 

 

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A la Collection Lambert, l'expo commence par des photos de sculptures de Rodin, photos retouchées à la gouache par Rodin lui-même.

 

 

 

 

 

 

 

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Quelques photos d'atelier de Brancusi.

 

 

 

 

 

 

 

 

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Une découverte pour moi, ces photos de 1967, "Parking Lots" d'Ed Ruscha, série imposante de vues du ciel d'emplacements pour voitures, comme une étude sur la place réservée aux transports privés, comme prétexte à montrer ce qui attire du monde, les activité qui génère beaucoup de parkings.
Prétexte à une étude de Beauté cachée, la vue graphique d'emplacements pour automobiles. Et effectivement, cet ensemble de vues est très beau.

 

 

 

 

 

 

 

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Juste après, il y a une énorme série de Sol Lewitt "Autobiography" de 1980( aussi une découverte). Il a tout pris en photo chez lui, tout par séries, comme: toutes les anomalies sur les murs (sorties de tuyaux, de fils électriques, de clous), tout ce qui a rapport à la lumière (les ampoules, les négatifs photographiques), tout ce qui écrit (crayons, feutres, mais aussi compas et tampons encreurs), tout ce qui sert pour fumer, tous les objets d'art d'ailleurs (masque d'Himalaya, sculpture d'Afrique, dessins d'Inde), tous les outils de bricolage, toutes les plantes, etc, etc...
Ce qui donne un portrait varié, riche, curieux, amusant. Chaque tableau a ses surprises, les choix et les assemblages sont souvent inattendus. C'est un travail minimal et conceptuel mais plein aussi de matière, de rapport sentimental aux choses, physique, presque sensuel.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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L'expo se termine avec une bonne série de photo de Cy Twombly. Photos de rien (bord de tables avec quelques bouteilles, pinceaux, morceaux de sculptures, de murs, fleur fanée, grappe de raisins posée. Les images ont de la matière, du grain. Ils sont cadrés au poil, les couleurs sont mises en valeur, violentes ou ternes.
C'est agréable, mais sans surprise, je retrouve l'esprit de l'expo de 2007 "Blooming" (Cy Twombly déjà à la Collection Lambert).
Il y a un développement dans l'expo pour arriver aux photos de Twombly, mais ce parcours reste obscur. Comme toujours à la Collection Lambert il y a de très belles pièces, je sens souvent l'artifice pour les montrer. Là, le choix s'est fait avec l'artiste, ça ne change pas grand chose, les oeuvres sont là, les unes après les autres, pour arriver aux photos de Twombly, je me demande pourquoi.












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1 août 2011 1 01 /08 /août /2011 11:17

Fase
Four Movements to the Music of Steve Reich
ANNE TERESA DE KEERSMAEKER

avec Anne Teresa De Keersmaeker et Tale Dolven


Festival Avignon 2011

Cour du lycée Saint-Joseph

Lundi 25 juillet 2011
22h00


NOTE PERSONNELLE: 3/5

 

 

 

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C'est la pièce historique de la chorégraphe.
Ca fait plaisir de retrouver la musique de Steve Reich, la danse qui correspond, souple, fluide, balancée, rythmée, mesurée, évolutive et toujours semblable. La musique se décale imperceptiblement, la danse aussi. Je retrouve aussi le jeu des ombres des deux danseuses qui se mêlent, c'est encore plus beau sur le fond des portes de la Cour du Lycée St Joseph.
C'est pièce est une date, je sens bien l'importance. J'y suis allé dans l'idée de trouver un rapport avec aujourd'hui, avec la danse, avec le théâtre, avec la création d'aujourd'hui. Mais c'est bien une pièce historique.

Anne Teresa De Keersmaeker dit: "de belles pièces comme ça, je n'en fais pas tous les ans!"
et "je ne pourrai pas les interpréter éternellement moi-même."

Ca justifie pleinement ce spectacle aujourd'hui, mais difficilement au Festival d'Avignon, festival tourné vers la création aujourd'hui. Je n'y trouve pas un air neuf comme dans "...du printemps" de Thierry Thieû Niang et Jean-Pierre Moulères, ou "Violet" de Meg Stuart.

 

 

 

 

 

 

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27 juillet 2011 3 27 /07 /juillet /2011 09:17


avec Audrey Bonnet et Stanislas Nordey

Festival Avignon 2011

Salle Benoît-XII

23 juillet 2011
18h00


NOTE PERSONNELLE: 3/5


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photo: Bernard Michel Palazon

Une intention on ne peut plus classique; une rupture, un face à face homme-femme.
Ce qui est plus original, c'est la manière.
D'abord, pas de fioriture de décor, on est sur une espèce de plateau de répétition éclairé aux néons. Tout est blanc, pas d'ombre.
Ensuite, les deux acteurs vont se faire face dans la diagonale et pratiquement ne pas en changer.
(Il y a des détails, après une heure de pièce, des enfants entrent pour répéter une chanson en coeur, à la fin, trois enfants, les enfants de ce couple arrivent. Sinon, ce n'est qu'un face à face)
L'homme et la femme sont artistes, ils travaillent ensemble. Ils sont sur leur lieu de travail.
En entrant, Stanislas annonce à Audrey qu'il veut rompre. Il parle longuement, très longuement, trop longuement à Audrey qui va rester face à lui, on la voit de profil-dos, ses cheveux couvre son visage la plupart du temps. Il l'empêchera plusieurs fois de se rapprocher. Elle sera longtemps très droite à recevoir tous ces mots, elle finira par se courber et rester prostrée.
Au bout d'une heure donc, interlude avec les enfants, puis c'est au tour d'audrey (il n'y a donc que deux monologues dans le spectacle) d'entamer son texte qui va devenir de plus en plus touchant, les sentiments passent, le temps ne s'écoule plus, les larmes d'amertume sont sur scène et dans le public. On ne fait plus qu'un avec l'actrice, qui n'a pas vécu cette scène ?

Je me rends compte maintenant que la comparaison inévitable des deux monologues donne un gros déséquilibre en faveur d'Audrey. Stanislas n'est pas mauvais, il joue bien, mais il joue, on s'en rappelle, on a le temps d'analyser la forme que prend son texte. Comme écrit Pascal Rambert dans le programme, le cerveau parfois ne suit pas, ou ce sont les mots qui ne suivent pas, le texte est bien. Alors qu'avec Audrey, on est face à elle, on reçoit ses mots, on est avec elle, on l'aime presque, on se demande pourquoi on veut la quitter ?!
Enfin bon, je délire... c'est pour expliquer le décalage inévitable, donc trop casse-gueule.
Et puis, finalement, il n'est question que d'une séparation. Là, le fond, qui m'importe moins que la forme d'habitude, devient gênant par son manque de portée (alors que c'est un sujet universel!).





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26 juillet 2011 2 26 /07 /juillet /2011 09:11

Sujets à Vif

Festival d'Avignon 2011

Jardin de la Vierge du lycée St Joseph
samedi 23 juillet 2011 à 11h00




CONTES TORDUS de Julie Nioche
avec Julie Nioche et Christophe Huysman

NOTE PERSONNELLE: 2/5


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photo: Pascal Gély

Un film transparent bleu de quatre mètres de haut est devant la scène. Il sera déroulé au cours du spectacle, passera au jaune, au vert et au transparent. Sur le côté un grand carré rempli de petites balles bondissantes immobiles.
Les deux danseurs sont là, face à face, ils se regardent, et sans bouger vont avancer ou reculer leur corps de façons périlleuses, jusqu'à ce que ce soit impossible. On comprend alors que leurs chaussures sont attachées à des barres comme à des skis, ce qui leur permet de se jouer de leurs limites d'équilibres et de tenir comme en suspension, l'impression de voler. Cette lenteur est belle.
Alors, des dizaines de nouvelles balles tombent au sol comme une pluie merveilleuse. Ils se déplacent alors avec leurs barres. Ils enlèvent ensuite leurs chaussures, ils essayent de tenir en équilibre sur ces balles, une grosse bulle va leur servir de séparation ou de contact éloigné.




SOUS LES FEUX de Pedro Pauwels
avec Jörg Müller

NOTE PERSONNELLE: 0/5



Un danseur est là, en slip kangourou et des boursouflures à différents endroits de ce slip tâché de rouge.
Ce danseur va lentement faire corps avec un rouleau de revêtement de sol blanc, qu'il va dérouler en roulant avec lui, du fond de la scène jusqu'à l'avant-scène.
Il va alors sortir des steaks de son slip les faisant glisser sur son corps, longuement. Un partenaire, d'une fenêtre, va alors lancer de nombreux steaks sur le sol!

 

 

 

 

 

 


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- Sous forme de notes courtes, garder en mémoire spectacles et expos, dans ma situation de spectateur et visiteur amateur.
Mes impressions notées sont toujours subjectives et influencées par mes préoccupations du moment, les commentaires sont des retours de sensations et non des analyses. C'est un exercice qui prolonge la vue  et permet de découvrir encore, après coup, en repensant à ce que j'ai vu, entendu. Ca ne se veut, en aucun cas,  une critique plus ou moins universelle. Je publie ici  pour les gens qui comme moi cherchent quelques retours d'expos ou de spectacles vus.

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