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22 juillet 2012 7 22 /07 /juillet /2012 21:00

Sakinan Göze Çöp Bata

(C’est l’œil que tu protèges qui sera perforé)

 

de CHRISTIAN RIZZO

 

avec Kerem Gelebek


Festival d'Avignon
du 17 au 21 juillet 2012




Note personnelle: 3/5


 

 

 

 

rizzo.jpg

photo © Christophe Raynaud de Lage / Festival d'Avignon



Un type, genre bûcheron, avec sac à dos, est assis sur une caisse haute. Quand le spectacle commence, il descend de cette caisse avec des mouvements exagérément lents et précis.
Il passe son temps à éparpiller sur scène les planches de la caisse, mais aussi ce qu'il trouve dedans (quelques livres,  une chaise, une plante). C'est son occupation, ainsi que de faire des tours par terre avec des gestes ressemblant à de la varappe; souplement, lentement puis rapidement avec présision, toujours avec une recherche d'équilibre dans des postures plus ou moins improbables.

Le sens de cette pérégrination n'est pas claire, la symbolique des objets l'est encore moins.
Je me sens bien dans ce monde (et j'en suis surpris) où la préoccupation est le mouvement dans l'espace scénique.
Les éclairages changent, il y a de la musique, des bruits, à certains moments. Le personnage est surpris à danser, les bras écartés en tournant, mais pas longtemps, sur une musique qui pourrait faire penser à de la musique Suffi.

Le danseur avait sorti, au début, des lettres pour écrire le mot HERE. Il sort à la fin la lettre T pour compléter le mot: THERE.

Je me disais, pendant le spectacle, qu'il ne faudrait surtout pas que cette danse fasse "école". Copié, très vite ça pourrait devenir ringard, kitch. Là, c'est dans un "espace" étroit, presque impalpable.

 

 

 

 

 

 

 


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22 juillet 2012 7 22 /07 /juillet /2012 20:57

Ch(ose) / Hic sunt leones



conception SANDRINE BURING et
STÉPHANE OLRY / La Revue Éclair


Festival d'Avignon
du 15 au 25 juillet 2012

 



Note personnelle: 1/5

 


 

 

chose

photo © Christophe Raynaud de Lage / Festival d'Avignon

 

 

 

Deux lieux à la Chartreuse: la Boulangerie, la Cave.



Dans la Cave, une cloche en verre. Une danseuse s'enfile dedans et y reste, dans ce monde clos, y lèche sa surface, s'y suspend, y gémit.


Dans la Boulangerie, des chaises longues sont installées en rond, dans une atmosphère enfumée. On y voit à peine son voisin, quatre panneaux lumineux aux murs. Il ne se passe rien au centre, nous ne pouvons que nous regarder, allongés, nous spectateurs.
Une voix commence à gémir, va même jusqu'à crier.
Une autre voix raconte un dialogue, qui soit disant est tous les jours le même, entre deux soignant d'un hôpital pour enfants polyhandicapés.

Essais de représentation du monde de ces enfants, ça a du mal à décoller. Travail plutôt interne, qui, sorti de ces ateliers pour aider ces enfants, ne tient pas vraiment comme matière indépendante et "spectaculaire". La tentative de boucher un ou plusieurs sens à la danseuse ou à nous-mêmes, spectateurs, ne suffit pas à nous faire entrer dans un semblant de compréhension des sensations de ces enfants.
Surtout, bien sûr, après avoir vu le spectacle de Jérôme Bel avec ces formidables acteurs:
http://octav.over-blog.com/article-disabled-theater-de-jerome-bel-108029083.html

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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16 juillet 2012 1 16 /07 /juillet /2012 09:24

Conte d'amour


conception MARKUS ÖHRN
INSTITUTET et NYA RAMPEN

Festival d'Avignon
du 14 au 15 et du 17 au 19 juillet 2012

 

 

 

Note personnelle: 4/5

 

 

 

 

 

ohrn.jpg

Photo Markus Öhrn

 

 

 

 

Dans ce spectacle, quel est le plus étonnant ?

-Est-ce la forme qui nous prive des acteurs en direct, pour nous les présenter derrière une bâche opaque et nous les montrer par videos interposées ? Ainsi, la distance est creusée, entre acteurs et public, ce qui permet un jeu différent, plus intime.

-Est-ce le sujet parti d'un fait divers d'un père de famille qui a enfermé sa fille dans sa cave, a eu six enfants avec elle, en a laissé enfermé une partie avec leur mère, et a adopté au grand jour les autres, en prétextant que leur fille "mauvaise" et les avaient abandonnés. Il avait une vie de retraité, avec des liens sociaux. Un monstre mais un père aimant, déviant dans cet amour exclusif. Le spectacle ne raconte pas exactement cette histoire, il restitue l'enfermement et le rapport de quatre être liés par cette cave, il montre la famille devenue monstrueuse mais pas si différente des vraies familles. Parce qu'il y a de la tendresse, des liens de domination, du romantisme, de la violence.

Nous sommes aidés à supporter cette horreur par l'humour qui ressort parfois de ces quatre êtres (des hommes entre 30 et 40 ans), et avec ou malgré les stratagèmes, les mascarades, les histoires inventées pour être ensemble.

Evidemment, la forme convient tout à fait à l'histoire. Le spectacle fait penser que très vite l'homme peut, dans une situation particulière, devenir un bourreau ou une victime.

J'aurais aimé que la bâche soit à un moment déchirée et que l'on se retrouve face à ces êtres.
Mais, en tout cas, contrairement au spectacle de Lina Saneh et Rabih Mroué:
http://octav.over-blog.com/article-33-tours-et-quelques-secondes-de-lina-saneh-et-rabih-mroue-108025937.html
où personne ne vient pour être applaudi, les acteurs de Conte d'Amour finissent par passer devant la bâche pour une dernière chanson et pour les applaudissements.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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15 juillet 2012 7 15 /07 /juillet /2012 12:20

W/GB84

 

 

 

adaptation et mise en scène
JEAN-FRANÇOIS MATIGNON

 

 

 

Festival d'Avignon
du 10 au 13 et du 15 au 18 juillet 2012

 

 

 

Note personnelle: 1/5

 

 

 

 

 

 

Encore un!
Encore un spectacle plus que moyen (moins que moyen)... Mais pourquoi, que se passe-t-il ?
Est-ce moi qui n'aie plus du tout l'oeil ouvert ?
Sont-ce Hortense Archambault et Vincent Baudriller qui se disent qu'il faut chasser le public ?



Dès le début, je ne rentre pas dans le jeu des acteurs, je ne m'intéresse pas à ce qui se passe sur scène. Evidemment, ce n'est pas le sujet qui est en cause. Tous les sujets sont valables, mais c'est la forme, qui elle, doit donner consistance et vie.
Une fois compris que le décor va se moduler uniquement par ces cloisons d'acier fin suspendus (et servir d'écran de projection... encore une projection!), que tous les acteurs vont passer dans cet espace, du gréviste en prise avec sa compagne, aux patrons cyniques et même Tatcher, je ne peux que le trouver étroit, ce décor (pas sur scène, mais dans ma tête). Je pense à un spectacle semi-pro du OFF, avec peu de moyen matériel. Ce n'est pas un spectacle sans décor, où tout se passe dans l'imaginaire, mais celui où on essaye d'en mettre le plus possible pour bien te faire entrer dans la scène. Ils fument parce que dans le texte, il est dit: "je fume". Quand ils servent à manger, la bouffe fume dans l'assiette. Tout ces trucs qui n'ont pas de sens dans le spectacle, qui sont justes là pour situer grossièrement la scène!
Les acteurs jouent mal, quand l'un cri sur le devant la scène, sur un personnage imaginaire, je me demande pourquoi il crie sur le mur. Mais c'est général, ils crient leur texte, le disent comme une tirade. Et que dire de leurs attitudes poseuses, roulé par terre, allongé sur un lit (voir les photos 5 et 6 de Christophe Raynaud de Lage dans le site du festival).
Mais le pire, c'est ce qui se passe entre deux tirades. Un vide, plus rien, l'attente de la tirade suivante. Il manque l'essentiel à un spectacle vivant; le rythme, la vie, l'énergie (et pas la fausse hystérie). Le rythme, surtout. C'était extrêmement statique, là!









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12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 12:00

Puz/zle


chorégraphie
SIDI LARBI CHERKAOUI
Eastman


Festival d'Avignon
du 10 au 14 et du 16 au 20 juillet 2012

 

 

 

Note personnelle: 0/5

 

 

 

 

 

 

 

Spectacle 100% métissage (ceci juste parce que je sais que le "chorégraphe" ne supporte pas ce mot)!

Mais le mot plus proche encore de ce spectacle serait: "folklore", parce que toutes les formes utilisées semblent mortes. Pour moi, aucune ne donne vie à ce spectacle. Je lis ce matin quelques critiques positives, je n'avais pas pensé au rapport entre les pierres utilisées pour lyncher, pour taper, pour écrire, pour tracer et le lieu de la carrière Boulbon. Encore, celles-ci, qui tiennent dans la main, sont des pierres, mais les blocs qui servent pendant tout le spectacle à construire et déconstruire l'espace, sont d'un matériau composite ultra léger, à l'opposé de ce que devrait être ce même bloc en vrai pierre.
Voilà le symbole de tous les éléments disparates que l'on voit, où est la caractéristique principale d'un bloc de pierre ou de béton, où est le poids, où est la masse. Les danseurs n'ont plus qu'à jouer avec ces morceaux de plumes.
Les chants corses sont le cliché d'eux-mêmes, polyphonie gentillette (loin de la musique traditionnelle plus âpre, plus combattante). La chanteuse libanaise (je croyais qu'elle faisait partie des corses)  mielleuse sans plus aucune tonalité orientale, le flûtiste japonais ne profitant même pas de l'espace de la carrière puisque utilisant, comme tous, un micro. Même la partie de tambours, qui je ne sais si elle était d'asie, fait regretter une construction comme la musique de Bali.

Vous avez remarqué, je suis en colère, quatrième spectacle à Avignon, et presque que des déceptions. Seule les acteurs de Jérôme Bel me laissent une marque directe.

La danse, un peu de hip-hop, des mouvements "contemporains" bouchés, quelques mouvements "mongoloïdes" et du symbolisme, du lourd symbolique ou mystique. Je me souviens qu'au tout début, les couples dansaient ensembles, et les femmes semblaient devoir faire preuve d'autant de force physique que les hommes, comme pour s'imposer, comme dans un autre temps. Totalement anachronique.

Ensuite, les références, outre celles déjà nommées, on y retrouve dans les différents assemblages de ces pierres-plumes, dans les costumes et les attitudes des danseurs, la Grèce antique, les pyramides, et plusieurs fois l'esthétique communiste. J'en oublie sûrement.

L'auteur peut métisser tout ce qu'il veut, j'ai l'impression dans ce spectacle, que tout ce qu'il apporte est folklorisé, comme s'il avait, avant tout, enlevé toute matière vivante à chacune des cultures qu'il a pioché.
Je ne pense pas avoir vu d'autre spectacle de Sidi Larbi Cherkaoui, peut-être a-t-il fait des choses vivantes ?

Seule note positive, à part la flûte japonaise si elle n'avait pas été amplifiée (et laissée vivante dans ce lieu magique), les deux animations projetées sur la pierre de la carrière, un agrandissement géant de grains de sable mouvant sur toute la hauteur, et un motif (arabe ?) démultiplié à l'infini, comme on le trouve dans les palais orientaux.

J'ai lu qu'il avait comme maîtres Alain Platel et Anne Teresa de Keersmaeker ?!?!?!

 

 

 

 

PS: Commentaire provoquant.

Si vous avez aimé, laissez quelques mots pour me prouver que je n'ai pas bien regardé, parce que je culpabilise de n'avoir pas trouvé mon compte dans trois des quatre premiers spectacles, cette année.

Mais si ça continue, au prochain, je risque de tout péter!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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11 juillet 2012 3 11 /07 /juillet /2012 12:01

Disabled Theater

 

 

conception JÉRÔME BEL
THEATER HORA

 

 

Festival d'Avignon
du 09 au 10 et du 12 au 15 juillet 2012

 

 

Note personnelle: 3/5

 

 

 

 

 

 

disabled-theater.jpg

photo Disabled Theater, Lorraine dancing © Michael Bause

 

 

 

 

 

 

Je ne savais pas, en allant voir ce spectacle, que les 11 acteurs présents, suisses-allemands, atteints pour la plupart de trisomie 21, âgés de 18 à 51 ans, étaient des acteurs dans la vie, qu'ils présentent à travers l'Europe des pièces d'après Shakespeare, Conrad, Fellini.

Il nous est expliqué au fur et à mesure (grâce à la traductrice, sur scène) ce que Jérôme Bel a demandé aux acteurs.

Il leur a demandé de venir l'un après l'autre une minute devant le public. Ils s'assoient ensuite sur les chaises, face à nous pour le spectacle. Ils restent entre 15 et 30 secondes face à nous, avec plus ou moins de difficulté à nous fixer. L'un d'eux, l'air comique, doit être remercié par la traductrice pour aller s'assoir.

Il leur a demandé ensuite de se présenter au micro à l'avant-scène, noms, âge et profession. L'un d'eux, le même que précédemment, commence à parler de ce qui lui passe par la tête, en laissant cependant des temps de pose pour la traductrice.

Il leur a demandé de dire ce qu'ils avaient. Une ne sait pas, d'autres parlent de lenteur pour compter, pour dialoguer, d'autres parlent de trisomie 21.

Il leur a demandé de faire une chorégraphie sur la musique de leur choix. La première paraît spontanée, ensuite je commence à voir des imitations, certaines volontés de vouloir faire "comme". C'est alors les autres acteurs qui donnent toute l'énergie, sur leurs chaises, dansant presque autant, participant souvent physiquement à la musique. Beaucoup de choses se passent sur les chaises; des regards d'amoureux entre deux acteurs, des caresses pour se rassurer, pour s'encourager, de grands sourires, de grosses inquiétudes à la vue d'un danseur sans doute perdu, des regards paraissants agressifs envers le public. Pleins de sentiments, tout passe sur leurs visages et dans leurs corps.

Il leur a demandé ce qu'ils pensaient du spectacle. La première dit seulement: "spécial"! Une ne sait pas, d'autres parlent de leurs parents qui n'aiment pas cette présentation, un genre de "Freaks-shows", tout en disant qu'eux-mêmes trouvent cela bien. Un autre dit que ce n'est pas bien d'attendre au début avant d'entrer en scène.

On sent qu'ils aiment être sur scène, on aime les applaudir après chaque danse, et à la fin, quand on les connaît un peu mieux et que l'on est heureux de les voir nous regarder, de les voir sourire, heureux.

C'est un peu le bord d'un spectacle, est-ce une représentation ou une présentation. Il y a du voyeurisme (et de l'exhibitionnisme) comme dans tout spectacle, mais, n'est-ce pas trop, là, voyeuriste ?

La question reste en suspend. Par exemple, quand l'un dit ce qu'il a, il dit qu'il touche ses mains, ses pieds, qu'il met ses doigts dans sa bouche. Il le fait devant nous pour nous montrer, comme preuve. On le sent concentré, pendant ces instants plus rien n'existe que ses doigts qui frottent contre ses dents. J'ai l'impression d'être très proche, de comprendre dans ce geste ce qu'il est.
Je suis entré dans ce personnage. Mais ce n'est pas un personnage, c'est un être qui m'a donné simplement ce qui fait qu'il est différent, ce qui le fait souffrir.














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11 juillet 2012 3 11 /07 /juillet /2012 10:41

33 tours et quelques secondes


conception et mise en scène
LINA SANEH
et RABIH MROUÉ

 

 

 

Festival d'Avignon
du 08 au 10 et du 11 au 14 juillet 2012

 

 

 

 

 

Note personnelle: 1/5

 

 

 

 

 

 

33tours.jpg

photo de Christophe Raynaud de Lage/Festival d'Avignon


Ce qui marque d'abord, c'est le vide humain sur scène. Pas d'acteur, tout se passe par écrans interposés.
Un artiste se suicide dans le Liban de 2011, ce qui aurait provoqué la révolution arabe dans ce pays.
Ce qui est présenté, ce sont les messages suivant sa mort;  sur Facebook les commentaires sur le suicide, sur le répondeur du suicidé plusieurs messages d'une femme, sur son portable des sms d'une autre femme.

Je comprends toute la tristesse de ces différents messages. Alors que l'on voit se développer tout une polémique sur le suicide sur Facebook, les deux femmes par sms et sur répondeur continuent à vivre sans connaître la nouvelle.

Je ne sais pas si c'est voulu, mais cette tension n'aboutit pas vraiment, la tristesse des proches ne m'atteint pas physiquement (je la sais plutôt que je la ressens), la portée révolutionnaire n'est pas vraiment palpable non plus dans ces messages (il est plutôt question de jugements sociaux ou religieux sur le suicide).

A la fin, j'attends que quelqu'un apparaisse pour éventuellement sentir le besoin d'applaudir. Mais personne ne vient...
C'est peut-être cela la sensation de vide à la perte de quelqu'un de proche ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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10 juillet 2012 2 10 /07 /juillet /2012 10:39

 

 

 

 

Die Ringe Des Saturn (Les Anneaux de Saturne)
D'après le roman de W. G. Sebald

 

 

 

Mise en scène de Katie Mitchell
Schauspiel Köln

 

 

 

Festival d'Avignon
du 08 au 11 juillet 2012

 

 



Note personnelle: 1/5

 

 

 



katie-mitchell.jpg

photo de Christophe Raynaud de Lage/Festival d'Avignon

 

 

 

 

 

 

Premier spectacle vu à Avignon.
Quelques bonnes idées, entre autre une simplicité dans la mise en place de celles-ci.
Partant d'éléments simples; le récit de Sebald, alors cloué au lit, souvenirs d'une marche dans le Suffolk, à l'Est de l'Angleterre. Un film est projeté au mur, de Grant Gee, de cette Région, en alternance avec les images videos de Sebald sur son lit.
Les acteurs sont là, en noir, pour faire le son des films avec tous les accessoires déjà présents sur scène. Trois de ces acteurs lisent (en allemand) à tour de rôle le texte d'une façon froide, face au public, dans un micro. La traduction est projetée au mur du fond.
La principale activité des acteurs est de faire les bruitages, ce qui est périphérique, sans grande importance... Comme le film ou la video qui sont d'autres détails, et le fond de la scène où l'on voit Sebald en vrai sur son lit d'hôpital. Le piano, (improvisation de musique actuelle ?) n'est pas plus utile. Et puis, quel est le plus important, entre l'écoute du texte en allemand et sa lecture traduite sur le mur ? Ce texte est dit assez posément mais cependant trop rapidement pour le suivre intégralement dans la traduction. J'ai une vision globale, un peu floue de ce texte qui me paraît beau, proche de choses simples.

Mais je trouve que je passe trop de temps à lire ce texte, que je perds de ces petites choses (le film, les acteurs faisant physiquement le son, et même la placidité des acteurs disant le texte face à leur micro) qui font l'unité de ce spectacle.

 

 

 

 

 

 


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30 juin 2012 6 30 /06 /juin /2012 14:15

Paris, juin 2012

Commentaire plus visuel que verbal.

Récit d'après les photos faites, et donc lorsque c'est possible (les visites non-photographiées disparaissent dans ma mémoire).


Les lieux photographiés:


-Le Louvre
-Le Grand Palais (Daniel Buren)
-L'Espace Durand-Dessert (Art Chamanique de l'Himalaya)
-Espace Topographie de l'Art (Image-Texte 2)
-Musée de Beaubourg
- Expo à Beaubourg (Gerhard Richter)
-Quai Branly (les Maîtres du Désordre) 

-Quai Branly (Musée)



Visite au Louvre pour une expo de dessins de Gerhard Richter (ne pas prendre de photo), en parallèle à sa grande expo à Beaubourg. En passant rapidement, quelques vues pour marquer des points d'arrêts:

2012-06-14-003.jpgUne vierge en bois du Moyen-Age

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


2012-06-14-005.jpgUn des deux esclaves de Michel-Ange
 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2012-06-14-006.jpgUn escalier

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2012-06-14-007.jpgUn Véronèse

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2012-06-14-011.jpgUn portrait de Léonard de Vinci

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2012-06-14-012.jpgUn Ingres

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2012-06-14-013.jpgUn Goya

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2012-06-14-028.jpg2012-06-14-036.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

et deux masques africains





 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Au Grand Palais, la Monumenta 2012, carte blanche à Daniel Buren. Si le côté "joli", décor coloré envahissant l'espace a été beaucoup photograhié, j'ai été marqué par les reflets et la présence des visiteurs-acteurs malgré eux,

 

 

 

et la perte de la notion de pesanteur,

2012-06-15-001.jpg2012-06-15-002.jpg2012-06-15-005.jpg2012-06-15-014.jpg

 

 

 

 

 

 

mais aussi le vertige dans ces miroirs circulaires au sol. Quand on monte dessus, on a un instant la sensation de se jeter dans le vide vers le toit de verre du Grand Palais.
2012-06-15-017.jpg

 







 

 

 

 

 

 

 

A l'Espace Durand-Dessert, très belle expo (comme toujours dans ce lieu) de Masques, Arts Tribaux et Chamaniques de l'Himalaya


2012-06-15-030.jpg2012-06-15-031.jpg2012-06-15-049.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A l'Espace Topographie de l'Art (pour "Image-Texte 2"), expo avec quelques oeuvres d'artistes, les unes à côté des autres. Je retrouve avec plaisir des boules de Jean-Luc Parant

2012-06-15-055.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A Beaubourg (Musée), quelques oeuvres en quelques points:


 

 

 

Annette Messager qui donne la vie :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2012-06-16-001.jpgMartin Barré

2012-06-16-003.jpgAndy Warhol

2012-06-16-004.jpgJoan Mitchell

2012-06-16-008.jpgUne table en découpe numérique du collectif Demakersvan

2012-06-16-010.jpgUn petit tableau d'Erik Dietman où l'on retrouve le thème "Image-Texte"

2012-06-16-012Une très belle photo d'Eric Poitevin, lumineuse

2012-06-16-014.jpgUne série de photos de Pierre Huyghe avec des images du film "Fenêtre sur Cours", et dessous un remake réalisé par lui-même

2012-06-16-017.jpgUne oeuvre de François Morellet envahie par Bertrand Lavier







 

 

 

 

 

 

 

 

Voici l'expo "Panorama" qui m'a fait venir à Paris, Gerhard Richter après Berlin et Londres expose pour ses 80 ans à Paris, à Beaubourg.
Il y a de tout, manque juste les petites photos peintes "Overpainted Photographs", voir sur son site:
http://www.gerhard-richter.com/art/overpainted-photographs/



2012-06-16-020.jpgSymboliquement, est présente la peinture n°1 de son catalogue, "Table", représentant les deux niveaux de peinture qu'il ne faudra pas oublier, le sujet (la table) et la peinture (qui est là présente devant le sujet).


2012-06-16-023.jpg2012-06-16-024.jpgDes peinture-photos de mers, de ciels dans lesquelles on ne sait pas ce qu'il faut regarder, si c'est la mer, le ciel, ou la peinture, discrète, presque effacée.


2012-06-16-025.jpgLe "nu descendant un escalier", il est question de peinture, de poursuivre la représentation, même après Duchamp.


2012-06-16-026.jpgUne apparition, une Annonciation.


2012-06-16-028.jpgEt puis, ces verres transparents, la structure domine, là. On ne voit que quelques reflets, et bien sûr, toute la pièce d'à côté.


2012-06-16-030.jpgUne des villes, vue d'avion, brouillée par la peinture, comme détruite.


2012-06-16-032.jpgUn agrandissement d'un morceau de toile.


2012-06-16-037.jpgUne bougie.

 

 

 

 

 


2012-06-16-039.jpg2012-06-16-043.jpg2012-06-16-044.jpg2012-06-16-047.jpgDe la peinture, brouillée, écrasée, frottée. 100% peinture, 100% couleurs. C'est le sujet.

 

 

 

 

 

 


2012-06-16-048.jpg2012-06-16-050.jpg2012-06-16-053.jpgLes reflets et les transparences des six panneaux de verre, le sujet est bien là, c'est la salle d'expo, c'est le public, brouillés, démultipliés.

 

 

 

 

 

2012-06-16-058.jpg2012-06-16-060.jpg


 

 

 

 

 

 

 

2012-06-16-071.jpgUne série récente, il prend un morceau d'une de ses toiles, il le projette numériquement sur une ligne.

 

 

 


2012-06-16-076.jpgTableaux plus petits, en couleur émail. Comme une diffusion de couleurs.

 

 

 

 

2012-06-16-085.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Au Quai Branly (Musée des Arts Premiers), l'exposition "Les maîtres du désordre". Avec des oeuvres qui parleraient de désordre, de croyances obscures, d'écarts dans la représentation, ou de liberté. De l'Egypte ancienne jusqu'à des artistes en activité.

2012-06-17-004.jpg2012-06-17-009.jpg2012-06-17-013.jpg2012-06-17-014.jpg2012-06-17-018.jpg2012-06-17-029.jpg2012-06-17-032.jpg

 

 

 

 

 

 



Enfin, trois vues de pièces, hors expo, du musée.
2012-06-17-038.jpg2012-06-17-043.jpg2012-06-17-051.jpg
























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29 décembre 2011 4 29 /12 /décembre /2011 11:46

"L'hypothèse Verticale"

Cécile Bart



Exposition au Musée Régional D'Art Contemporain de Sérignan
du 05 novembre 2011 au 26 février 2012

 

 

 

 

 

2011-12-28-067.jpg

2011-12-28-068.jpg

En entrant dans le musée, il y a deux panneaux en angle qui présentent des photos de Cécile Bart, des photos de reflets de lumière, d'ombres projetées, de rayures laissées sur des surfaces planes. Elles sont collées directement sur les murs. Entre ces photos, sont intercalés des voiles (de même format, également collées au mur) de différentes teintes laissant apparaître des semblants d'images, de faux reflets, un début vaporeux de représentation.
En voyant la suite de l'expo, et après avoir un peu discuté avec une personne du musée, cette version ne semble pas évidente.

 

 

 

 

 
Dans la salle principale, connue pour ces éclats de lumière Cécile Bart a développé son jeu de rectangles imbriqués, de chassis transparents, peints d'autres rectangles moins (ou plus) transparents. Je m'y perds, ou sont les rectangles en creux, y a-t-il d'autres formes ? Non, je retrouve à chaque fois la forme de base, plus ou moins cachée derrière d'autres.
Les fenêtres, les points de lumière au sol ou aux murs compliquent encore l'espace, qui paraît quelque peu vide en entrant et qui se remplit petit à petit de formes toujours plus complexes.
J'ai eu la chance et la malchance de visiter cette pièce seul dans le musée. Je n'avais donc pas les personnes en transparence, en reflet, ni en ombre. J'avais la pièce et les rectangles pour moi.

C'est bien sûr une installation, mais je pensais plutôt au mot "sculpture", en pensant que le moindre mouvement latéral, en avant, en arrière, changeait la forme de la "pièce", devenait une autre chose. Pouvant faire des photos, je me suis régalé à bouger partout, du centre faire un tour complet, à trouver des répétitions donnant un rythme dans la profondeur. La pauvreté de la règle (des rectangles, toujours des rectangles) participe bien sûr à la folie de la multiplication, presque à la perte de l'équilibre puisque l'on est entrainé d'un côté et de l'autre.
Il y a donc plein d'images qui se créent.

 

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Il n'y a pas, comme je le pensais dans l'entrée, de représentation dans le rectangle lui-même. Parfois, les coups de pinceaux sont visibles, pour sa matière seule. La représentation, la présentation est devant les rectangles, à travers eux, créée par la multiplicité des visions et les visiteurs.

 

 

 

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- Sous forme de notes courtes, garder en mémoire spectacles et expos, dans ma situation de spectateur et visiteur amateur.
Mes impressions notées sont toujours subjectives et influencées par mes préoccupations du moment, les commentaires sont des retours de sensations et non des analyses. C'est un exercice qui prolonge la vue  et permet de découvrir encore, après coup, en repensant à ce que j'ai vu, entendu. Ca ne se veut, en aucun cas,  une critique plus ou moins universelle. Je publie ici  pour les gens qui comme moi cherchent quelques retours d'expos ou de spectacles vus.

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