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18 août 2012 6 18 /08 /août /2012 22:53

Mary's Cherries


de Mika Rottenberg

 

 

 

 

au FRAC Languedoc-Roussillon

du 7 juin au 29 septembre 2012


note personnelle : 4/5

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

lapin1.jpglapin2.jpglapin3.jpgUne video au mur montre un personnage avec un faux gros nez qui se met à éternuer, et qui, en le faisant, rejette un lapin. Cela, un deuxième, une troisième fois. Il éternue ensuite une belle côte de boeuf, puis uneampoule électrique ! Un second personnage est pris des mêmes éternuements et rejette les mêmes choses. Pendant l'envie t'éternuer, on voit leurs pieds nus, vernis de rouge, se tordant. Scène répétitive, burlesque, un peu ringarde. Les ongles de ces hommes, vernis de rouge restent en mémoire.



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

cerise.jpgUne autre video installée dans un caisson recouvert de plâtre à l'extérieur montre une femme très ronde pédalant occupée à faire des boîtes de cerises et des tartelettes avec de la pâte à modeler et les ongles rouges que se coupe une autre femme semblable, à l'étage au-dessus de la première.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

camion1.jpgUne salle, au fond, rempli de cartons marqués "Tropical Breeze", laisse un espace avec un écran. Nous voyons l'intérieur d'un camion, une femme conduit, en sueur. Elle boit du  jus de citron et s'éponge grâce à des lingettes qui sont accrochées du fond du camion par une seconde femme, sur une corde à sécher actionnée par des pédales.
La femme du fond, récupère ensuite ces lingettes pour les mettre dans des boîtes et les fameux cartons. Film en boucle, à un moment, la femme-chauffeur salue un homme courant sur la chaussée, body-buildé et nu. Il la salue également.

 

 

 

 

 

Il y a au mur quelques photos de masses molles colorées, une pâte de face, comme un portrait.


 

 

 

 

Je ne sais pas trop de quoi il est question, il s'agit de produire quelque chose, par spasme, à travers les éternuements, sous forme d'artisanat ou au cours d'activité. La production est toujours à base de produits corporels, ongles, sueur.
C'est à la fois joué par des acteurs, à la fois bricolé. C'est assez court, 5-6 minutes.

C'est fou, déglingué et sérieux. J'en ressors heureux, ces scénettes absurdes en tête.




 

 

 

 

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18 août 2012 6 18 /08 /août /2012 14:39

"Pièces à conviction" Michel François

 

 

 

au CRAC
Centre Régional d'Art Contemporain

à Sète

du 29 juin au 30 septembre 2012

 

 

 

 

 

note personnelle : 4/5

 

 

 

 

 

 

 

francois0.jpgPièce à conviction, titre de l'expo, c'est avant tout une pièce de Michel François, un panneau mural de photos, un étalage d'objets archivés là, classés. Des preuves.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

francois1.jpgAutre étalage, au sol, des pièces à conviction de preuves de léchage, ce qu'il reste  de cylindres de sel laissés à volonté dans les enclos ou les champs pour l'équilibre minéral des vaches.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

francois2.jpgUne feuille immense posée au mur, "Froissé bleu", beau papier, entre légèreté et masse.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

francois3.jpgUne video documentaire montre des hommes atelés à une tâche trop grande pour eux, ils semblent la tenter par moment, puis continuent le mouvement sans plus y croire, et s'arrêtent. C'est une sorte de film désespéré, surhumain, burlesque. Il n'y a pas de moquerie, de moral, c'est un constat d'insignifiance, au bout de la prise de vue qui semble lointaine, au zoom, les acteurs de la scène semblent ailleurs.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

francois4.jpgDans une salle, pièce unique, une roue d'engin de chantier, démesurée, mais bien dans les proportions de la salle elle-même.


Il y a d'autres choses,  d'autres salles, peu d'oeuvre dans chacune. Dans la plus grande, trois pièces, une du sol au plafond (néons), une série de dix oeuvres (des platres ressemblant à des toiles carrées, qui ont été trempées dans de l'encre) alignées sur un mur, une autre oeuvre au sol, constituée d'un cube de marbre de 40cm de côté, avec à son côté un cube égal en glace (comme un cube de glace) qui fond et qui laisse l'eau couler sur le sol.
Chaque salle a un équilibre et permet la vision paisible, sans parasite de chaque oeuvre.

 

 

 

Presque chaque oeuvre donne envie de la toucher. Le papier froissé, le marbre lisse, la terre modelée, le sel pour les vaches, le pneu, les toiles-plâtre, une pièce en cire. Ce qui n'est pas habituel, l'auto-censure gomme cette envie dans les expos, en général. Là, je me suis demandé s'il ne fallait pas toucher, justement pour mieux sentir l'oeuvre, pour s'en approcher ? Après demande, je suis revenu à la réalité, puisque, non, on ne peut pas toucher, c'est strictement interdit.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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17 août 2012 5 17 /08 /août /2012 12:57

"Peinture-Surface"

Oeuvres du FRAC Languedoc-Roussillon

 

 

 

 

 

au L.A.C.
Lieu d'Art Contemporain

à Sigean


Expositions du 24 juin au 30 septembre 2012

 

 

 

 

 

 

Note personnelle : 2/5

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il y a trois expos, en fait, les oeuvres du FRAC, une artiste hollandaise Carlijn Mens et la collection du L.A.C.

L'espace est splendide, c'est dommage qu'il ne soit pas utilisé dans sa totalité pour des expos thématiques, ou pour des rétrospectives d'un artiste à chaque fois.

On retrouve les mêmes oeuvres tombées ici on ne sait comment, comme une pièce de Don Judd, exposée avec fierté. J'étais curieux de savoir comment elle était arrivée ici, j'ai oublié l'histoire. Mais on finit par voir cette pièce comme un trophée. La collection est comme une collection, de qualité diverse, et lassante à voir à répétition depuis de nombreuses années.

Il y a, bien sûr, des pièces intéressantes, et nouvelles.

winter.jpgIl y a cette petite sculpture en chêne de Jo Winter "Reconstruction (d'après un temple romain dans un désert Syrien), 2006. Sculptée d'un bloc, creusée,  cette pièce donne une bonne idée de la volonté de l'artiste, faire avec le plein et le creux, jouer avec l'espace, donner à voir une sculpture, une architecture, une notion de dimension, d'objet. Fait simplement avec de la matière brute. Une oeuvre qui tourne bien en elle-même, claire, forte.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

velde.jpgJe retrouve avec plaisir cette oeuvre de Geer Van Verde (oeuvre de jeunesse), naïve, terrifiante.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

vollmer1.jpg

Et puis ces photographies de Benoît Vollmer "Dépositions", de 2010. Des cadrages, dans la région, d'arbres avec des poses longues sur pied, qui laisse voir l'effet du vent, les limites entre le net et le flou. Chacune est bien présente, comme vivante de ce mouvement. Il fallait le faire, avoir l'idée. Et la réalisation est parfaite, avec des couleurs un tout petit peu passées, et une stabilité dans le cadrage.

 

 

 

 

 

 

 

vollmer2.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Pour l'expo du FRAC "Peinture-Surface", j'ai été tellement marqué par l'oeuvre de Denis Castellas que je n'ai pas photographié les autres. J'ai pourtant été comptant de retrouver entre autres une oeuvre de Samuel Richardot.

 

 

 

 

 

 

 

 

castellas1.jpgDenis Castellas, ce sont cinq panneaux de contreplaqués sur lesquels il y a un peu de peinture, des tentatives de portraits de profils mal dégrossis en grattages, quelques signe. Du maladroit, de l'hésitant, une volonté d'écrire (une histoire, une suite ?), de présence infime.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

castellas2.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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17 août 2012 5 17 /08 /août /2012 11:47

Grand Bleu

 

 

 

exposition d'oeuvres du FRAC Languedoc-Roussillon

 

 

 

 

 

à Narbonne

du 07 juillet au 16 septembre 2012


note personnelle : 2/5

 

 

 

 

 

 

Cette expo part d'une bonne intention, de sortir des oeuvres du FRAC pour les montrer dans un espace peu habituel, excentré, avec comme public principal les touristes passant queslques heures à Narbonne plutôt qu'à la plage. Avec un thème pour unifier à la fois les oeuvres, le lieu, et la saison.


Avec des moyens, voir la "piscine" de Dominique Gonzalez-Foerster, je trouve désolant de retrouver dans le grand espace de la Salle des Consuls du Palais des Archevêques, trois écrans fixés aux murs, disséminés, sans aucune autre mise en condition.


Je trouve ces conditions très mauvaises pour profiter de la video de Luc Bouzat, caméra simplement posée devant la mer, à Carnon.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


angeleccia.jpg

J'ai bien aimé la video d'Ange Leccia d'une silhouette de tête de Niobé projetée sur une photo fixe de mer.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

joseph1.jpgjoseph2.jpgCurieuse video de Pierre Joseph, quelques rochers dépassant de l'eau, des vues parfois nettes, parfois totalement pixellisées, un entre-deux de visibilité.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

gonzalez.jpgLa piscine de Dominique Gonzalez-Foerster posée là, il faut monter quelques marches pour voir un semblant de piscine représenté par un cube bleu éclairé par des néons. Trois draps de bain sont posés sur la moquette, une échelle pourrait nous permettre d'y descendre y bronzer. Mais il ne faut pas le faire, c'est une oeuvre pour les yeux et l'imaginaire, même si l'on voit des traces de pas sur cette moquette (des visiteurs sont descendus, c'est trop tentant).


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je ne sais pas si une telle expo peut interpeller des visiteurs touristes, n'aurait-il pas été préférable de montrer une seule oeuvre dans cet espace ; la piscine, ou la video de Luc Bouzat ? Quitte à marquer les esprits.

Les oeuvres sont finalement tassées dans cet espace étroit, elles se réverbèrent mal les unes les autres, pour moi.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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17 août 2012 5 17 /08 /août /2012 08:40

Marcher dans la couleur

 

 

 

 

 

 

 

 

au Musée Régional D'Art Contemporain de Sérignan

du 1er juillet au 28 octobre 2012

 

 

 

 

 


 

 

Note personnelle : 4/5

 

 

 

 

 

 

Belle exposition pour marcher dans la couleur.



varini.jpgDans tout l'espace de l'entrée Felice Varini déploit plusieurs carrés blancs dans des cercles rouges, vus de l'entrée. En avançant, tout se déforme, la complexité de l'architecture apparaît, les formes éclatent. A un point, se trouve un miroir au sol, qui donne à voir un autre carré dans le puit de lumière du hall. Rappel les miroirs ronds au sol de la Monumenta de Buren du Grand Palais. Voir commentaire :
http://octav.over-blog.com/article-quelques-jours-a-paris-108375049.html



 

 

 

 

 

 

perret.jpgDans la première salle (Mai-Thu Perret), un espèce de serpentin s'enroule ou se déroule. On peut y entrer, comme un pseudo labyrinthe à un seul chemin et sans sortie. C'est grand, c'est envahissant. Est-ce une sculpture, une installation, une peinture, un objet agrandi, tout cela à la fois ?


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

stratmann1.jpgstratmann2.jpgToute une salle et un long couloir en angle est quadrillé de plinthe en alu et empli en diagonale de moquettes multicolores. Il faut entrer dans l'espace, jouer à sauter dans les couleurs, en faire le compte, les éviter pour ne marcher que sur le sol. Expérience légère et lumineuse de Veit Stratmann.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

buren.jpgLes collants de couleurs de Daniel Buren ont été réinstallés dans toutes les ouvertures pour cette occasion. Ce qui va on ne peut mieux avec le titre de l'exposition. Les espaces ouverts vers l'extérieur dans  des lumières colorées.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

warboys.jpgUn peu à côté du sujet (en tout cas par rapport aux autres exposants), Jessica Warboys prend des toiles dans une sorte de performance pour les y jeter dans la mer, ici même à Sérignan-Plage, y mettre des pigments, laisser les vagues tordre, plier, peindre. Elle obtient au final une sorte de paysage inscrit par force, imprimé.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

janssens1.jpgAnn Veronica Janssens réalise une étoile virtuelle dans l'espace grâce à des spots en cercle et une atmosphère légèrement brumeuse. C'est une sculpture, je la vois, mais je sais aussi qu'il n'y a rien. Je vois, mais rien !


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

turrell.jpgDans cet esprit, James Turrell propose un espace avec une ouverture de lumière où il n'y a rien. Un carré de lumière rouge, une pièce rouge. On y entre par un long couloir noir pour être face à une lumière improbable, une ouverture qui aspire, calme, sereine. C'est une expérience unique, une envie de rester sans savoir pourquoi, rester là pour un échange avec ce rien.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour finir, Ann Veronica Janssens a une salle avec deux oeuvres video faites de rectangles qui se superposent, qui se multiplient en grossissant puis en disparaissant laissant place au suivant. Dans un rythme effréné, hypnotisant, sans fin. Il y a comme un langage, des moments appaisants, des phrases plus fortes, une nostalgie, une noirceur mais de l'énergie et une volonté de créer, créer, créer !

 

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15 août 2012 3 15 /08 /août /2012 19:02

Rencontres photographique d'Arles 2012

(1/2 avec tout ce qui est en ville, donc hors musée archéologique, abbaye de Montmajour et les ateliers SNCF)

 

 

 

 

du 02 juillet au 23 septembre 2012


Note personnelle : 1/5

 

 

 

 

 

 

 

 

Ah, ces Rencontres d'Arles, avec 60 expositions, 50 stages comme il est précisé sur le programme !

Ca coûte une fortune : 35 Euros pour une entrée par lieu utilisable pendant les trois mois, ou 27 Euros pour tout faire dans une journée. (juste un comparatif, le billet pour la totalité du Louvre pour la journée est à 10 Euros).
Bon, c'est possible de faire l'ensemble en une journée en ne faisant que ça.

Ces 60 expos donc, sans thématique, les unes après les autres. De la photo donc, de la bonne même, avec par exemple Koudelka (pas très original, cependant. Pas trop de risque à exposer ce monument dont on connait déjà toutes les images exposées ici).

Il faut le reconnaître, je suis assez dégoûté de voir tant de moyens utilisé pour une si petite programmation. Vous allez voir plus bas ce que j'en retiens, pas grand chose.
...Aucun risque !!!

Je vais garder une nostalgie de l'année dernière avec la partie "From Here On" vraiment créative. Voir mon commentaire :
http://octav.over-blog.com/article-rencontres-photographiques-d-arles-2011-2-2-80986298.html



Je suis surpris de retrouver dans des photos des années 1839 (de mémoire) des apparences similaires aux images numériques actuelles. Dans ces photos, il y a dans le détail une perte non pas dans le grain comme j'aurais pu croire, mais dans une sorte de bouillie informe ressemblant à ce qu'on obtient avec une photo numérique à 3200 ISO ou plus.
histo1.jpghisto2.jpg

 



 

Il y a aussi une accentuation des contours par un trait noir qui est proche du mauvais numérique.
histo3-copie-2.jpg


C'est un rapprochement étonnant, et intéressant.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Première belle expo à l'église St Blaise, mais mal foutue, je trouve.

 

Ballhause1.jpgSylvia Ballhause (lauréate du Photofolio Review 2011, pas trop de prise de risque comme j'ai écrit) (expo réalisée avec le soutien de la ..., on paie et en plus on bouffe la pub, double effet !) se pose des questions sur le media photo, sur le fait qu'elle (la photo) n'aurait pas d'"aura" du fait de sa reproductibilité (W. Benjamin), que la photo serait aussi un media permettant de chercher cette aura.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Ballhause2.jpg

Son travail va donc être de trouver l'"aura" dans cette photographie. Elle nous présente des photos, comme des monochromes sans image, sur lesquels il n'y a plus rien d'apparent que la matière ancienne, détruite, brûlée, usée par la chimie qui a opérée sur cette surface avec le temps. En faisant un effort, on peut encore apercevoir un peu du sujet d'origine.



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ballhause3.jpgDe l'autre côté se trouvent une série de photos abstraites, très colorées qui sont faites avec un polaroïd des années 1990 servant à capter l'aura en deux prises de vues. Sylvia Ballhause n'utilise là que la seconde prise de vue. Reste l'idée de cette captation et la réalité de cette photographie bien présente, là.

 

 

 

Qu'est-ce que c'est ? Une "Aura". Voilà, on y est !

Mais l'expo est vraiment "plan-plan", d'un côté les "aura" alignées, de l'autre les "historiques" en deux ou trois groupes de deux ou trois.

 

 

 




 

 

 

 

 

 

 

Dans un magma d'expos aux nombreux photographes, j'ai trouvé ces photos de Mathieu Pernot, une série sur les fenêtres d'un immeuble proche de la destruction qui donne à voir comme dans un cadre les vues des anciens locataires.

 

 

pernot1.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

pernot2

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

pernot3

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

menanteau1.jpgOlivier Menanteau photographie les lieux de pouvoir avec leurs personnages en action. Photo précise, documentaire, avec tout l'environnement (coupé ici sur les photos pour mettre plus en valeur les visages) : le rideau brodé ONU, la table surélevée. Mais ce sont surtout les poses statiques, les regards fixes qui surprennent. Les personnels sont figés, à l'écoute, mais aussi comme perdus dans l'espace écrasant qui les entoure dans la photo.






menanteau2.jpg






 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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14 août 2012 2 14 /08 /août /2012 12:38

Rencontres photographique d'Arles 2012



 

 

 

du 02 juillet au 23 septembre 2012


Note personnelle : 1/5

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Toujours dans un magma d'expositions, aux Ateliers SNCF, chaque exposant a un stand séparé des autres. Pas de lien, pas de rapport, pas de parcours.

Régine Petersen photographie les météorites comme des natures mortes qu'elles sont, pour parler du temps, de l'infini.

petersen1.jpgpetersen2.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Curieux travail de Jaana Maijala, qui dessine à des moments particuliers comme pour les capturer. Visuellement, ça ressemble à des essais de matière, de roches, de coulées de boues. Nous sommes pourtant devant des photographies. Ce sont simplement les photographies de ces dessins, pour un jeu entre le noir et le blanc, entre le négatif et le positif, entre la matière du crayon et la non matière photographique ?!
maijala1.jpgmaijala2.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Osamu James Nakagawa fait oeuvre mémorielle en photographiant des lieux symbolique de batailles japonaises. Ca donne des photos avec plein de matière, très belles, sobres, avec simplement une branche comme sujet, une falaise dans un format très vertical, avec un bout de ciel si vaporeux, si transparent et insaisissable, ce qui redonne en contraste toutes les sensations de matières ruqueuse de la roche.

nakagawa1.jpgnakagawa2.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sam Falls, radical, garde de la photographie ;
-son rapport au monde,
-sa sensibilité à la lumière,
-et la représentation fidèle de ce qu'elle décrit

Il présente toute une salle de ces losanges sans doute obtenus par la pose de scotchs et d'exposition à différentes lumières.
Il faudrait en voir plus, comprendre mieux d'où vient cela pour entrer dans cette approche.

falls1.jpgfalls2.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Joséphine Michel en quête du blanc. Photos extrêmes, reste quelques traits, quelques couleurs vives.

michel1.jpgmichel2.jpg

 

 

 

 

 

 

 

Une découverte, ce photographe Pentti Sammallahti, né en 1950, classique, prend en particulier des photos d'animaux familiers dans une atmosphère si naturelle qu'elle en devient surnaturelle.
 

samma1.jpgsamma2.jpg

 

 

 

 

Il y a aussi de beaux paysages, et cette vague, très belle.

samma3.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quelques photos de Minny Lee, de Corée, des morceaux de paysages, très pâles, flous, granuleux. Un beau regard, basé sur des "défauts" de la photographie, bien mis en page dans le petit livre appelé "Encounters" (pas trouvé en vente dans les librairies des Rencontres, ni sur internet).

lee1.jpglee2.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et puis, un ensemble de quelques photos, apposées à l'arrache et un peu scolairement, avec quelques marques et écrits sur le mur. Mystérieux, intriguant. Avec une volonté d'installation, de mise en place, de rapport entre les images. Je n'en sais pas plus. Il y a deux noms : Loran,France. Clarence, France.

loran1.jpgloran2.jpg

 

 

 

 

 

 

 

C'est aussi ça, Arles, des photographes exposés sans aucun appui pour le visiteur d'un historique de démarche, ni de la direction ou de la volonté du photographe, ni même de sa technique utilisée quand ça serait utile.
Certains exposant, j'imagine, pensent que c'est à l'image avant tout d'être présente, mais si on entre dans cette image parce qu'elle nous parle, on peut avoir envie ensuite d'en savoir plus. Je me suis retrouvé plusieurs fois, ainsi, à déplorer le manque d'information, le laisser à l'abandon des visiteurs, face à des photos intrigantes mais un peu trop seules face à elles-mêmes.














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13 août 2012 1 13 /08 /août /2012 12:36

L'été photographique de Lectoure 2012

21 juillet au 26 août 2012

 

 

note personnelle : 2/5

 

 

 

 

C'est curieux comme cet évènement, qui se veut à la limite du festival provincial ou même rural (mais toujours avec sérieux), réussit à rester égal à lui-même, réussit à ne pas grandir (et réussit même à perdre un lieu d'expo sur six, cette année).

L'été de Lectoure tourne autour de la photographie, rarement plein cadre sauf dans le cas cette année d'Adriana Lestido qui montre des photos noir et blanc de femme enfermées en Argentine, avec ou sans leur enfant.



Ananias Léki Dago, toujours en noir et blanc, a pris pour thème le point d'accroche des chariots, innombrables à Bamako. Ce point est en forme de croix, qui ne fait pas partie de la culture là-bas. C'est le prétexte poétique de toutes ces photos, elles contiennent toutes ces croix, et montre comme par inadvertance ce qui se passe autour. Il est aussi question de graphisme, de matière, de cadrage. C'est une très bonne idée, ce sujet, qui pourrait passer inaperçu (il attire l'oeil, malgré tout), qui devient central dans l'ensemble de l'expo. (photos exposées dans la Halle, avec plein de reflets impossible à éviter!)

dago1.jpgdago2.jpgdago3.jpgdago4.jpgdago5.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

Chimène Denneulin a investi l'école Bladé, quatre pièces d'une maison, avec des photos aux murs. photos de lieux sans grand attrait, scènes de rues, des portraits bizarrement détourés laissant le fond uni (résultat assez laid).
 

denneulin1.jpgdenneulin2.jpgJe m'arrête à faire quelques photos de la cours de l'école cadrées par les ouvertures de l'intérieur des pièces.

 

 

 

Et puis, en circulant dans l'espace, ces images de Denneulin prennent vie, deviennent un ensemble dont chaque élément n'a pas vraiment d'intérêt, il n'est pas question de "photo-photo", c'est la vision des photos les unes après les autres qui construit un monde, celui voyageur de la photographe ?
 

 

denneulin3.jpgdenneulin4.jpgdenneulin5.jpgdenneulin6.jpg

Pas descriptif, pas imposant, l'approche est pourtant simple, il suffit de rester un peu et de se laisser capter par ces quelques photos.

 

 

 

 

 

 

 

 

Pascal Navarro est dans la nostalgie de la photographie argentique et ses composants passés, comme ici avec des diapos et projecteurs.
 

navarro1.jpgle lieu de la Cerisaie est on ne peut plus spartiate. A l'entrée de la première pièce, une vie de photos données par une famille ayant scanné l'ensemble et ne voulant plus de ce mur de diapos imposant, encombrant, tellement compliqué à manipuler.
 

 

 

 

 

 

 

navarro2.jpgDans un petit espace riquiqui deux projecteurs à une diapo sont sensés éclairer le mur de deux trapèzes, mais les projecteurs anciens n'ont pas tenu et sont maintenant juste présents.
 

 

 

 

navarro3.jpgDans la petite pièce du fond, très noire, un projecteur passe des diapos de phrases du livre "Les années" d'Annie Ernaux, genre: "Nous étions débordés par le temps des choses" ou "Le concept même de nouveau diparaîtrait peut-être, comme déjà presque celui de progrès, nous y étions condamnés." L'écran est fluorescent ou phosphorescent, et laisse, à la diapo suivante, le texte précédent présent. Les intervalles sont dans un rythme lent, avec le bruit du projecteur, ces phrases très lumineuses dans un noir complet, et le fantôme de ces phrases.









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25 juillet 2012 3 25 /07 /juillet /2012 09:13

The Cradle of Humankind
(Le Berceau de l'humanité)

conception
STEVEN COHEN

 

 

 

 

Festival d'Avignon
Salle de spectacle de Vedène
du 22 au 25 juillet 2012


Note personnelle: 2/5

 

 

 

 

 

Encore un spectacle avec trop (à mon goût) de video. Des minutes entières passées à regarder un écran alors que l'on est devant une scène de spectacle "vivant". J'ai, maintenant, l'impression de perdre mon temps, quand ça arrive.

Evidemment, la présence de cette vieille femme, d'un autre monde, est fascinante. Steven Cohen, lui-même a une présence. Mais bon, on est face à une cérémonie, un acte d'amour, un hommage, et autre chose, peut-être. Mais je ne sais plus si on est dans la représentation, ou, si on est dans la présentation.

C'est un sentiment que je retrouve sur quelques spectacles de cette année, de savoir si l'on est dans la représentation, s'il y a un jeu. Ca reste loin, j'ai l'impression de rester en dehors, d'un documentaire, d'une video généralisée. Même la présence des acteurs est lointaine, comme cireuse (je pense en particulier au spectacle "15%").

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25 juillet 2012 3 25 /07 /juillet /2012 09:11

15 % de BRUNO MEYSSAT


Festival d'Avignon
Salle de Montfavet
du 19 au 26 juillet 2012



Note personnelle: 1/5

 


 

 

Théâtre d'objets, avec des acteurs qui ne parlent pas, qui font des actes et des gestes non-réalistes, symboliques (?!), un texte documentaire projeté qui ponctue cet assemblage.
Le sujet est expliqué dans le programme: le monde de la finance, son non-sens.
Une vision presque animale de l'être humain, avec ses réactions incompréhensibles si l'on n'a pas les codes qui vont avec. C'est un peu ça, manque les codes d'accès au spectacle, peut-être manque de folie, même si tous les actes sont déjà fou.

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- Sous forme de notes courtes, garder en mémoire spectacles et expos, dans ma situation de spectateur et visiteur amateur.
Mes impressions notées sont toujours subjectives et influencées par mes préoccupations du moment, les commentaires sont des retours de sensations et non des analyses. C'est un exercice qui prolonge la vue  et permet de découvrir encore, après coup, en repensant à ce que j'ai vu, entendu. Ca ne se veut, en aucun cas,  une critique plus ou moins universelle. Je publie ici  pour les gens qui comme moi cherchent quelques retours d'expos ou de spectacles vus.

La "note personnelle" est là pour situer rapidement l'intérêt de l'article concerné.

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