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12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 09:20

«  El tiempo todo entero  »
de Romina Paula

Les 11 et 12 février 2013
au Théâtre de la vignette, Montpellier


inspiré librement de «  La Ménagerie de Verre  », de Tennessee Williams

En espagnol (Argentine) surtitré

 

 

 

Note personnelle  : 3/5

 

 

 




eltiempo.jpg

Pièce assez classique, même si le texte est libre. On est à l'intérieur d'une histoire de famille entre une mère et ses deux enfants. La fille est bien en famille, avec son frère et sa mère comme seule perspective. Le frère envisage de partir mais n'ose le dire à sa sœur.
L'histoire est contée avec humour, dynamisme. C'est prenant. Ça se termine de façon inattendue par les larmes des acteurs à la suite de la révélation par la mère du désir de partir du fils. La moitié de la salle doit être en larme.




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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 09:15

 

le 06 février 2013

Dans le cadre des «  Domaines  » de la saison MonpellierDanse
Ici, trois spectacles, les 6, 12 et13 février
au studio Bagouet, Agora


Note personnelle  : 4/5

 

 

 

 

 

dimchev1.jpgPrésent seul sur scène, Ivo Dimchev a choisi dans une liste de 100 sujets, objets ou personnes auxquels il se sent attaché.
Avec une boîte à rythme, un chat en porcelaine blanche, une peinture ringarde et deux perruques, il développe des pensées folles sur le fait d'être notre mère, sur le sang qui est sur nos visages, sur l'art, à savoir si ce qu'il est fait est de la danse ou de la chanson ou autre chose, sur la beauté réelle, feinte. Il est présent, physiquement, plein d'énergie, se donnant avec tous ses muscles, tendu, souvent face à nous, nous parlant, se montrant pour nous. C'est une bête de scène, qui se raconte physiquement, bloqué sur un mot qu'il répète de façon absurde, ce qu'il fait aussi d'un geste, d'un souffle répété jusqu'à son point de rupture. La musique de sa boîte à rythme déclenche chez lui une excitation immédiate de tout le corps pour danser. Puis il nous montre quelques photos d'amis, d'amours, tout est humain, là.
Tout est écrit puisque tout est surtitré en direct, ce qui est surprenant du fait de cette performance et du fait du cadre des «  Domaines  », d'expériences en cours.
En tout cas, c'est un personnage attachant, et un spectacle sur la présence sur scène on ne peut plus direct, immédiat.
Je suis enchanté qu'il reste deux «  Domaines  » à suivre avec lui.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 09:04

Le Pavillon Populaire


 Le Carré St Anne


La galerie Iconoscope


Le FRAC Languedoc-Roussillon



Le 26 janvier 2013

 

 

 

 

 

 

 

Au pavillon Populaire  :


« Adieu la Suisse ! Construction et déconstruction d'un mythe photographique »
du 16 novembre 2012 au 10 février 2013

 

 

 

 

12 photographes et un vidéaste pour des vues documentaires de la Suisse passées (années 1920 et 1940) et maintenant. Un constat de changement.
Pas passionnant, un peu terne. Manque de fantaisie ou d'humour  ?! Au niveau des photographes ou de l'expo  ?!

 

 

 

 



faure.jpg

Avec Nicolas Faure, de 2005
pour son jeu de sur la platitude des différents plans de l'image

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

steiner.jpgAlbert Steiner, de 1927
avec ce contre-jour et le début de disparition de la montagne massive

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

klauser.jpgHans Peter Klauser, de 1943
avec ce paysage écrasant, et ces petites maisons à son pied et les éboulis de pierres tout autour

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Au Carré Sainte Anne  :


«  Signs of the Times  »
du 18 janvier au 05 mai 2013

 

 

 

 

 

Retenu une peinture de Stéphane Pencréac'h

pencreach1pencreach2

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Galerie Iconoscope  :

 

Benoît Pype
18 janvier – 29 mars 2013

 

 

 

 

 

 

pype1.jpgExposition de rien, de bouts de plastiques, de bois, de fibres, minuscules. Le tout mis sur sellette, visibles sous une lampe, avec une loupe, à prendre avec des pincettes. Il y a aussi des feuilles mortes en fin de décomposition, près de la disparition, ne ressemblant plus qu'à... de la dentelle. Elles sont soigneusement encadrées, protégées.
Expo de rien, regard non pas sur le banal mais sur l'insignifiance. Des restes végétaux ou d'objets humains, aidés par le temps, mis sur un piédestal, deviennent des icônes.

 

 

 

 

 

 

pype2.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

FRAC Languedoc-Roussillon


«  A la marge  »
17 janvier – 02 mars 2013

 

 

 

 

 

Belle mise en relation d'une dizaine d’œuvres acquises au cours des années.
La vue d'ensemble donne une impression de pauvreté dans l'utilisation de l'espace  :
une valise au sol (Emma Dusong)
un tapis (Alighiero Boetti)
un écran télé au mur
des cartes postales (Valérie Mréjen)
Salle 2, une projection (diaporama) et des prises et des fils électriques au sol (les prises, de Philippe Parreno)

Les différentes œuvres sont juste posées là, sans qu'il y aie de rapport direct entre elles, je passe de l'une à l'autre sans y penser, sans heurs. C'est agréable dans cet espace pourtant difficile pour les expos collectives.

 

 

 

2013-01-26-025.jpgJe commence par le morceau de mur peint, la table à tapisser et des lunettes de soleil posées dessus de Nedko Solakov, de 1997. Est écrit au mur  :
«  Malheureusement, il a une nouvelle fois oublié d'enlever ses lunettes de soleil quand il a acheté le papier peint, il les a même gardées sur son nez quand il a commencé à le coller dans son salon. Mais quand il les a ôtées (car une goutte de colle liquide lui est entrée dans l'œil gauche), il s'est rendu compte que quelque chose n'allait pas...  »
Une blague, façon de remplir le mur, de présenter une sculpture, et mise en relation de ces deux par un texte... Et ces lunettes, perturbatrices.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

mrejen1.jpgLa pièce de Valérie Mréjen, quatre ou cinq cartes postales anciennes avec, au dos, un texte fait avec les noms de personnes trouvés dans un annuaire. Curieux assemblage, allez-retour entre ces cartes postales et les noms communs-propres.


 

 

 

 

 

 

 

 

mrejen2.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

palacin1-copie-1.jpgMabel Palacin, avec «  Hinterland  » (arrière-pays) de 2009.
Une photo au mur, un écran de télé sur le mur perpendiculaire. La photo représente une vue de haut d'un terrain fermé, au milieu des champs. Il y a une maison préfabriquée, des cabanes, des containers, des camions. Terrain vague, habité  ?!
La vidéo montre des parties de cette photo haute résolution, on y voit des personnes (personnages), dans des attitudes très différentes. Et il y en a beaucoup, que l'on découvre grâce à la vidéo, on peut vérifier sur la photo, chercher telle scène.  Entre chaque scène montrée, un texte apparaît, comme  :
«  le son se répand à travers toute la zone comme une respiration  »
«  rien n'a de sens sans les histoires qui ali  »

 

 

 

 

 

 

palacin2.jpgLes mises en situation de personnages font penser à Jeff Wall. C'est amusant de découvrir au fur et à mesure des scènes dans tous les coins de la photo. Ça pourrait être une communauté qui vit là, mais non, c'est bien une image, avec des éléments disparates, une construction. Pas d’ambiguïté, les attitudes sont un peu trop figées, trop posées, pas naturelles, pas réelles. On ne sait plus quelle est la bonne distance, sinon celle du jeu, de prendre les personnages pour des jouets et les poser là, dans un semblant d'activité en rapport avec l'environnement immédiat.


 

 

 

 

palacin3.jpg

 

palacin4.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

palacin5.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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30 novembre 2012 5 30 /11 /novembre /2012 09:12

Festival Turbulences Sonores

au théâtre La Vignette
Montpellier

Jeudi 29 novembre 2012 à 19h30

 

 

 

Note personnelle : 4/5

 

 

 

 



AFF-turbulences---spirale-de_coupe_e-ab9e3.jpg

 

Festival organisé par le département musicologie de l'université Paul Valéry
Concert donné par des professeurs et étudiants de l’Université

 

 

 

 

 


- Belle pièce d'Edgar Varese à la flûte avec quelques accents asiatiques.

 


-Pour la pièce de Philip Glass, le musicien arrive avec une table, s'installe devant paumes vers la table, les poings fermés, il se met à faire des rythmes, avec la main gauche, puis avec la droite.

 

 

 

- « Story » de John Cage, quatre jeunes arrivent avec des sweats à capuche. Ils ont des BD dans les mains. Ils se mettent les uns après les autres à dire des mots, ça finit par faire un rythme, des sortes de réponses des uns aux autres.

 

 

 

-La pièce de Kurt Carpenter, avec une voix, un alto, un violoncelle et un piano, semble sans accord possible entre ces instruments. Chacun joue comme dans un monde différent, et puis la jonction se fait, et de ces quatre instruments sort une relation qui entraîne dans des petits mondes bien « à part », fait de ces juxtapositions inattendues. Très belle pièce qui donne envie d'en découvrir plus sur cet auteur.

 

 

 

-Clapping Music de Steve Reich, avec deux musiciens qui ne font que taper dans les mains. On retrouve cette rythmique répétitive qui varie légèrement dans le temps. Là, j'ai l'impression que les musiciens se perdent et se retrouvent, je me demande si c'est écrit comme ça, avec ces décalages, mais ça marche bien, le rythme est même entraînant.

 

 

 

-« 4'33 » de John Cage, pièce mytique est interprétée avec légèreté par les quatre jeunes qui ont déjà joué « Story ». Deux violons, un alto, un violoncelle, ils s'installent, se préparent et suspendent leur geste avant de débuter et restent ainsi. Ils vont se détendre deux fois comme pour représenter une pièce en trois mouvements. La pièce est donc silencieuse, l'attention ne peut se porter que vers la salle, particulièrement silencieuse ici.

 

 

 

-Une pièce au violoncelle de Kaija Saariaho, qui utilise l'instrument pour ses sonorités, ses grincements, ses dégradés. Elle donne aussi l'impression d'être à bout de souffle, toujours en fin de respiration, prêt à inverser la respiration.

 

 

 

-« Explosante Fixe » de Pierre Boulez, dans une première version à la flûte. Cette pièce utilise toutes les capacités de la flûte, du chuchotement au cri le plus aigu, du saccadé et sec au plus coulant entre les notes.

 

 

 

-Dernière pièce, de Stephen Whittington, présent dans la salle, et qui fait une conférence le lendemain après-midi, ainsi qu'un récital de piano le soir, avec une pièce de Morton Feldman. Cette pièce, bizarre aussi quant aux instruments, avec un piano, une flûte et une voix (très belle, d'ailleurs). Comme dans la pièce de Carpenter, les trois instruments semblent jouer pour eux, la relation se fait comme volée, hasardeuse. Et c'est agréable.

 

 

 

 

 

 

 

 

C'est une belle soirée, pas guindée, avec des morceaux importants autour de John Cage, même si ses deux pièces jouées ce soir sont « très » particulières, avec bien sûr Glass et Reich, mais aussi Varese et Boulez et deux belles découvertes (pour moi), surtout Kurt Carpenter, mais aussi Stephen Whittington. Deux auteurs dont j'ai envie d'en découvrir plus.

 

 

 

 

 


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14 novembre 2012 3 14 /11 /novembre /2012 16:46

Faire le Gilles

 

 

de Robert Cantarella
Textes Gilles Deleuze
avec Robert Cantarella, Alexandre Meyer

 

MAR. 13 NOV. à 19H15 // MER. 14 NOV. à 19H1

 

au Théâtre de La Vignette

Université Paul Valéry

de Montpellier

 


 

Note personnelle : 5/5

 

 

 

 

 

 

Cantarella.jpgQuel régal  !
Ce n'était pourtant pas simple. Faire Le Gilles Deleuze donnant ses cours. Beaucoup ont vu ou entendu ces enregistrements. Le choix de Cantarella est de recevoir le texte par oreillettes et de le restituer en direct. Ça passe parce que l'on ne sent pas cette répétition. Je me demande comment il fait cela. Ça ne l'empêche pas d'être vivant et de vivre son texte comme Gilles Deleuze le vivait en le créant devant ses élèves. C'est incroyable, la parole se crée devant moi, avec ses hésitations, ses déviances d'humour, et surtout avec cette clarté dans la profondeur, qui est pour moi la première impression que j'ai eu en voyant Gilles Deleuze dans ses enregistrements de cours. C'est le sentiment que les idées sont malaxées, directement là, avec la tête, le visage, les mains, le corps entier qui se lève en avant, se met en retrait, se tord. Cette participation du corps entier pour formuler des concepts sont dits avec des mots simples, imagés, que je comprends alors que c'est presque impossible pour moi de lire de la philosophie, même si je m'y essaie régulièrement.
Le mimétisme est total, nous sommes dans un «amphi» de la fac de lettres, des élèves (spectateurs) prennent des notes, la lumière est celle de l'amphi (pas d'éclairage de scène), le prof a simplement une chaise et ses oreillettes.
Je ne décroche jamais, sauf pour me laisser bercer par des mots et leur rapport au corps de l'acteur. C'est une fantaisie profonde, un divertissement sérieux, un face à face sans protection mais tellement vrai.
Bien sûr, il parle de la mort, de cette ligne qui contiendrait la vie et la mort, et la création et l'instinct de mort... bon je vais mal en parler, mais ce spectacle donne une énergie terrible, comme Deleuze le dit à sa façon.
C'est de la création, de la représentation, c'est sûr, un bonbon mais pas trop sucré.
Et pour finir, il nous dit que demain il faut venir, que ce sera la suite du cours. Moi qui hésitait à revenir une deuxième fois. Là, je n'ai pas de doute, sur son invitation, j'y retourne ce soir.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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27 octobre 2012 6 27 /10 /octobre /2012 17:10

 

Nacera Belaza

 

Le Trait (pièce en trois temps)



Dans le cadre de la saison de MontpellierDanse



au studio Bagouet

jeudi 25 à 19h et vendredi 26 octobre à 20h

 

 

 

 

Note personnelle : pas de note, manque de concentration ou d'ouverture de ma part durant le spectacle, mais plutôt noté au-dessus de la moyenne pour le questionnement provoqué





nacera-belaza-le-trait.jpgÇa démarre du noir. Une musique, ou plutôt un son continu nous accompagne jusqu'à ce que l'on voit un rai de lumière le long de l'avant scène. Cette lumière s'agrandit doucement pour laisser apparaître un tiers du plateau. On finit par entre-voir une forme humaine, droite, qui va se mettre à tourner lentement, puis continue en écartant les bras.
En fait, très peu de gestes, très peu de lumière, provoque une attention redoublée.

Malheureusement, je n'étais pas trop en état, je m'endormais, je ne restais pas concentré, ouvert.

Je me suis posé des questions sur les vêtements, les quatre danseurs sur les trois pièces sont vêtus d'une sorte de sweat gris foncé ainsi que d'un pantalon de survêtement de même couleur. Très peu de chose pour accrocher la faible lumière souvent verticale, les mains, le crâne, les épaules. Tout le bas du corps reste comme absent, englouti dans les ténèbres.

A nouveau dans un presque noir, j'ai rêvé que le corps qui allait apparaître serait cette fois entièrement nu. Mais non, toujours ces vêtements protecteurs, sans forme !





Les trois pièces s'appelle :

-La Nuit

-Le Coeur et l'Oubli

-Le Cercle

Deux solos de femmes (calmes, lents, concentrés) et un duo de deux hommes (plus agité, sautillant symétriquement, puis ayant brusquement des mouvements désordonnés).

La séparation des corps, la méditation, le recueillement, la répétition, le tournoiement, le sautillement, la symétrie, sont certainement liés à la culture algérienne de Nacera Belaza. Mais je ne sais pas comment les prendre. Y a-t-il une pudeur, une restriction du corps, ou n'est-ce pas du tout le propos du spectacle ?

Quelque chose me gêne dans tout cela.

Nacera Belaza écrit sur la plaquette, « Lorsque je le regarde [le corps], je ne le vois pas ou, en tout cas, pas seulement lui. Le corps n'existe, pour moi, que par sa relation à l'espace, en lui et hors de lui. En devenant ce réceptacle du vide, il a le pouvoir de nous révéler l'invisible... », le corps n'est pas spécialement présent, il est là pour rendre visible ce qui ne l'est pas. Ça va à l'encontre de ce que j'imagine de la présence du corps dans la danse, aujourd'hui. Mais pourquoi pas, elle dit aussi, lors d'une interview au festival d'Avignon 2012, que « le corps du danseur doit devenir un espace vide dans l'espace vide du plateau de façon à activer l'imaginaire du spectateur » et « ce que voit le spectateur ne m'appartient pas et devient une chose intarissable, qui n'est pas rattaché à ce que j'ai voulu dire au départ. Il est fondamental pour moi qu'il y ait cette circulation qui peut se faire à l'infini ».

Je pense à son visage jamais souriant sur les photos ou sur scène, même pour les salutations après spectacle. Son visage semble vide, totalement détendu, absent, mais peut-être ouvert pour le traverser ?!

On peut penser aux Derviches Soufie.

Il y a le Sacré, la musique répétitive traditionnelle, et dans ce sens, y a-t-il une inspiration religieuse, une recherche de l'infini en pensant à un Dieu ?

 

 

 

 

 

 

 

 


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26 octobre 2012 5 26 /10 /octobre /2012 07:51

 



 

Altered Earth

 

Doug Aitken A la grande Halle des Ateliers

à Arles



du 20 octobre au 20 novembre 2012

 


 

note personnelle : 1/5

 

 

 

 

 

 

Le magnifique et immense espace du Parc des Ateliers est plongé dans le noir. Une douzaine d'écrans immenses eux aussi séparent l'espace par des losanges ouverts. Ces écrans sont visibles, suivant où l'on se place, par séries de six à huit. Les images qui défilent sont symétriques. Il y a parfois deux vues différentes, mais souvent une même image envahit tous les écrans sur une durée de dix à quinze secondes avec le son qui va avec (bruit d'eau, de roseaux qui se frottent).
 

aitken1.jpg

 

aitken2.jpg

 

 

 

Les thèmes sur la Camargue, ainsi, défilent ; eau, branchages, jeux de lumières, feux de broussailles, phare, flamands, hommes sur des chevaux.
C'est assez ennuyeux, mais l'envie de voir dans la durée fait rester et apprécier les jeux d'écrans en choisissant des angles de placement.
A un moment, on entre dans une maison, des bougies sont réparties dans une pièce, puis l'on quitte cette pièce pour être à nouveau dans la nature.


 

 

 

Œuvre qui fait penser au film Koyaanisqatsi de 1983 avec la musique de Philip Glass et produit par Coppola. Film symbolique, écologique, moral, une curiosité.

Ici, pour moi, Doug Aitken fait un peu dans le même esprit.
Il nous montre la Camargue ainsi que son « âme », en ayant l'air de penser que c'est suffisant.

Je n'ai pas vu les possibilités données sur smart-phone ou tablette d'avoir une information complémentaire : « de visionner films, textes, graphiques, documents de recherche, installations et musique ».
Tout cela est présenté comme innovant !



 



L'idée semble assez naïve, gentille, mais sans grand intérêt plastique, à part le gigantisme.


Ça fait penser à une sorte de Monumenta, mais je ne sais pas si ce site servira à d'autres expériences d’une œuvre unique dans ce lieu immense.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 


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24 octobre 2012 3 24 /10 /octobre /2012 17:44

 



Exposition
Pour les dix ans de la Collection à Avignon


Les chefs-d’œuvre de la donation Yvon Lambert


du 07 juillet au 11 novembre 2012

 

 

 

Note personnelle : 3/5

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


kruger.jpgEn arrivant à l'entrée de l'expo, trois calicot sont espacés dans la rue Violette. Rappel moral, menace  ?! Barbara Kruger

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Roni-Horn-1-.jpgPour les «  Portrait of an Image (wigh Isabelle Huppert) de 2005  » de Roni Horn, je me souviens n'avoir pas été enthousiaste à la première vision de la série. Il me semble qu'elle était montré dans sa totalité.
Elle est là, par petites séries, à différents endroit du parcours, en répétition.
C'est mieux comme ça (moins filmique), j'apprécie les variations, la densité des regards, la dureté du visage, sa respiration, sa solitude.

 

 

 

 

 

 

 



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Jean-Michel Basquiat est là, cette première idole fait l’affiche de l'expo.

basquiat-2-.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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gordon(2) 

gordon-3-.jpgIl y a une série des portraits d'acteurs brûlés et découpés, laissant apparaître un miroir. Douglas Gordon

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


serrano.jpgLa grande salle est peinte de bleu, c'est très impressionnant de voir ainsi ces portraits aux couleurs criardes. Même si ce ne sont pas mes photos préférées d'Andres Serrano, j'apprécie de voir ces visages expressifs, sans masque, à la fois proches (personnages connus, gros plans, agrandissements conséquents) et lointains (la multiplication et l'alignement, et les regards tournés vers le haut)

 

 

 

 

 

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Twombly-1-.jpg

Twombly-2-.jpg

Twombly-3-.jpgUne salle est consacrée à Cy Twombly, un peu comme une chapelle, un lieu de recueillement, peut-être comme un hommage (il est mort en 2011, durant l'exposition «  Le Temps Retrouvé  » dans laquelle il s'était beaucoup investi). J'aime cet espace de repos après le brouhaha (au sens visuel) de la grande salle «  Serrano  ». Les toiles de Twombly, abstraites, laisse l'esprit se balader, plus et mieux que lors de l'expo en 2011 (ou de 2007 «  Blooming  »), avec de nombreuses toiles figuratives présentées.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

buren.jpgDans la salle suivante, il y a plusieurs artistes, dont un pan de mur avec des toiles de Daniel Buren des années 68 simplement posées au sol et appuyées au mur. Le début, le signe à l'état pur, sur toile. Ça me rappelle la photo de la toile immense pendue du haut en bas du musée Guggenheim de New York en 1971, photo qui avait beaucoup changé les idées que j'avais sur l'art.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Kempinas-1-.jpg

Kempinas-2-.jpgIl y a cette œuvre de Zilvinas Kempinas «  Oasis  » de 2010, fait d'un ventilateur au plafond, de trois bandes métalliques courbées au sol et d'une bande magnétique faisant un cercle. Toujours impressionnante, je me laisse capter par ce fil mouvant en suspension. Tracé d'une ligne comme un dessin, représentation de l'air invisible, ou cercle symbole ésotérique de l'enfermement. C'est cela, à la fois liberté dans l'espace mais contraint de rester exactement sous le ventilateur (en se demandant comment ce cercle fin peut ne jamais sortir de cette limite).

 

 

 

 

 

 

 

 

 



lavier-1-.jpgIl y a aussi ce miroir peint de Bertrand Lavier qui, comme dit celui-ci, reste utilisable comme tous ses objets peints  ! :)
 

 

 

lavier-2-.jpg

lavier-3-.jpgComme ce piano «  Gaveau  ».
Je me pose beaucoup de questions en ce moment sur Lavier, sa position entre sculpture, peinture, ready-made, ou plus vers le concept, mais toujours très présent et physique. J'aime bien sa manière d'étirer l'idée d'  «  Art  » pour montrer des choses qui ne le sont peut-être pas, ou en tout cas, sans trop savoir comment il en sont.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

boltansky-1-.jpg

boltansky-2-.jpgPour les œuvres de Christian Boltanski, j'ai de plus en plus de mal à y trouver un intérêt nouveau. Ça me fait de la peine et me questionne à chaque fois que je vois une de ses œuvres. Je reconnais son travail, je  l'ai toujours aimé.
Je me demande si à force de jouer sur le sentiment de mémoire, de perte, ce sentiment ne finit pas par s'épuiser de lui-même, de la même façon que l'image photographique d'un être aimé finit par ne plus le représenter, et redevient une image plate, dans laquelle on ne peut plus mettre de sentiment  ?!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ryman-1-.jpg

ryman-2-.jpgJe suis très impressionné par les toiles de Robert Ryman (des années 70-72), installées dans un retrait comme pour faire une salle indépendante, alors qu'elles sont en face d’œuvres d'Anselm Kiefer, elle font aussi un peu l'effet de chapelle, comme pour Twombly, elles ont quelque chose de paisible mais d'évident, elles ont aussi une présence historique.

 

 

 

 

 

 

 

kiefer-1-.jpg

Anselm Kiefer : "Berenice" 1995

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


tykka-1-.jpg

tykka-2-.jpgIl y a deux videos de Salla Tÿkka. L'une d'elles, «  Lasso  », montre une joggeuse sonnant à une maison isolée au bord d'un lac. Personne ne répond, elle fait le tour, et par les grandes baies vitrées, voit un jeune homme jouer avec un lasso de plus en plus rapidement dans le salon. La jeune femme finit par verser une larme. Ça dure moins de 4 minutes.
Cette vidéo m'était restée gravée dans la tête, une impression de mélange de douceur et de violence, une approche sexuelle, sensuelle, entre toucher et vision, entre proximité et éloignement, sur le désir  ?!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


pimentao.jpg

pimentao-2-.jpgPour terminer, l’œuvre la plus récente ici (2012), de Diogo Pimentao, une «  sculpture  » de papier recouvert de graphite, juste une «  2 dimensions  » qui passe en «  3 dimensions  », on ne peut plus fragile, avec des airs de roche ou de métal.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

J'hésitais à aller voir cette exposition sachant retrouver souvent les mêmes artistes et les mêmes œuvres que de précédentes fois. Malgré cela, je ne suis pas déçu, pour les pièces «  historiques  » que contient cette collection, et pour le plaisir de revoir quelques œuvres oubliées mais restées au fond de ma mémoire, et pour quelques redécouvertes du fait de l'installation nouvelles.

 

 

 

 

 

 

 

 


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11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 18:09

Printemps de Septembre 2012 à Toulouse



L'histoire est à moi !



du 28 septembre au 21 octobre 2012



 

Note personnelle : 1/5

 

 

 



Daniela Comani

Daniela-Comani.jpg

Crédit photo : Nicolas Brasseur


A l'entrée des Abattoirs, un immense texte est exposé répertoriant 365 événements, du 1er janvier au 31 décembre, choisis par l'artiste. Le titre « C’était moi. Journal, 1900-1999 »dit tout, le court texte, à chaque date dit l'événement à la première personne, se plaçant indifféremment du côté de la victime ou du bourreau : tel jour, j'ai assassiné intel, tel jour, je suis morte dans le crash de l'avion…

C'est un mur d'actualités tragiques que l'on connaît tous, une sorte de mémoire collective, 99 ans d'un journal à scandale (ou plutôt à catastrophe).

 


 

 

Christoph Draeger

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Une pièce en désordre, tachée de sang avec une télévision dans laquelle passe l'actualité de l'époque, la prise d'otage des athlètes israéliens aux Jeux Olympiques de Munich en 1972. La pièce est donc la représentation de celle où ont été retenus les otages.

Nous sommes devant une copie, la sensation, le sentiment sont absents. Dans la première salle d'un musée, difficile de rentrer dans ce faux réel. Et malheureusement, ici, le désordre n'est qu'hyperréalisme !

 

 

 

 

Mat Collishaw

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Dans une pièce noire, des images apparaissent d'adultes marchant portant des enfants. C'est la représentation de la tragédie de Beslan, de la prise d'otages enfants par un commando tchétchène dans une école russe. L'assaut décidé par les forces russes fît au moins 323 morts, dont 156 enfants, et 700 blessés.

C'est très joli, d'autant plus que les murs sont recouverts d'une matière fluorescente qui garde mémoire des images précédentes. On peut voir des sortes de « Vierge à l'enfant ».

Ça me fait penser à « Visa pour l'image » de Perpignan et à ce « photo-journalisme » qui prend plaisir à faire du Beau, de l'esthétique avec ce qui se passe d'horrible dans le monde. Le cynisme absolu.

 

 

 

 

 

Christian Tagliavini

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« graphic designer » et photographe, avec ses portraits façon Renaissance italienne, de beaux portraits, très classiques.

C'est beau, réussi, mais ça n'a pas d'intérêt, il n'y a pas de recul, juste un savoir faire qui fonctionne à vide.

Comment un commissaire peut faire des choix aussi creux ? Et il y a pire, genre Rancinan (et d'autres...).

 

 

 

 

Angel Vergara

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Nouvelle façon de faire de la peinture, sur verre en transparence d'une video noir et blanc montrant des premières pages de journaux qui passent sur sept écrans suspendus au milieu de la salle. Le tout a été filmé, on voit le pinceau laisser de la peinture en transparence en temps réel, on voit la main filmée.

Curieux, difficile de saisir le rapport du peintre et de ce qu'il peint avec les actualités ou même avec les formes qui passent sur les écrans.

Je me laisse prendre sans savoir ce qui retient. Peut-être l'absurdité de ce geste, le fait de suivre, ou du moins de tenter de suivre ces images qui défilent et de les fixer, de fixer quelque chose d'elles ?!

 

 

 

 

 

Jean-Yves Jouannais

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Crédit photo : Nicolas Brasseur


Une salle de murs remplis de feuilles A4. C'est une liste de mots de A à Z, avec de courts textes contenant ce mot ayant pour sujet la guerre. Au centre, un soldat de « plomb » en plastique, levant l'index droit et semblant parler à un bébé tenu dans le bras gauche, ainsi qu'une échelle sur roulette permettant de lire les textes placés jusqu'en haut du mur.

La particularité de Jouannais est dans le cartel qui le décrit comme critique d'art, écrivain et rédacteur en chef de la revue « Art Press » et commissaire de grandes expositions, qui a décidé depuis 2008 de se consacrer jusqu'à la mort à un unique projet d'une « encyclopédie des guerres dans le désordre alphabétique » jusqu'en 1945, date entre autre de la mort de son grand-père. Il cite Bouvard et Pécuchet, les encyclopédistes de Flaubert comme référence.

 

Juste une phrase à la lettre Z et au mot Zoo :

« Le 6 avril (1940), les avions bombardent Belgrade. Pendant trois jours, l' « opération châtiment » lance 800 bombardiers sur la ville martyre : 17000 morts. Parmi les décombres fumants errent les animaux du zoo : un ours qui plonge dans le Danube, une cigogne à une patte. »

 

 

 

 

 

 

Noor Yousef Jalal Abed

réalise des performances et des videos où elle est présente. Une video la représente de face, souriante. Image simple, de qualité moyenne. Elle nous fixe, ça dure 10 minutes, elle semble gênée parfois, bouge légèrement comme pour nous faire signe, comme un appel, pour nous retenir. En même temps, elle semble essayer de rester le plus immobile possible. C'est très énigmatique, je pense à une sorte de Joconde.

J'apprends par une médiatrice que l'artiste a voulu tenir un sourire, ce qui n'est pas naturel. Une sorte de performance et une critique de ce monde qui nous oblige dans certains milieux à sourire presque en permanence.

 

 

 

 

 

 


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19 août 2012 7 19 /08 /août /2012 11:29

 

 

 

Au bonheur des fleurs

 

 

au pavillon populaire, Montpellier

 

du 13 juillet au 21 octobre 2012

 

 

 

 

 

note personnelle : 4/5

 

 

 

 

 

 

Nobuyoshi Araki expose des compositions florales, il y a ajouté des dinosaures. Un monde, parfois, se met en place, même si l'artifice crève les yeux.


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Denis Brihat, qui m'a beaucoup marqué par ses natures mortes de légumes pris dans une lumière sophistiquée, montrant tout de chacun de ces légumes.

Il montre là des coquelicots, assez connus, et qui deviennent presque trop abstraits, trop hors de leur matière. Ces coquelicots sont devenus des images "hors le sujet".

 

 

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Il a aussi, une série de tulipes noires, dans un style très graphique et même calligraphique, exposé un peu comme des œuvres asiatiques dans un cabinet du début du 20ème siècle.

 

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C'est très beau, mais quelque chose me gêne, peut-être cette volonté de faire du beau, justement, de mâcher un peu trop pour nous laisser quelque chose d'un peu trop lisse ?!

 

 

 

 

 

 

 

 

Gérard Traquandi fait des natures mortes noir et blanc de fleurs en essayant de retrouver une pâte à l'ancienne. Les compositions sont riches, denses, dans un noir profond (tirages résinotype sur papier). C'est un régal, il y a de la matière, au sens propre également, de petits grains restant dans les noirs, on voit aussi des traînées horizontales et verticales dans certains gris. C'est une technique proche du toucher, de la sensation tactile et chaude. Dans les compositions serrées, beaucoup de lignes s'embrouillent, se croisent, se superposent, toute une vie dans le cadrage, ce qui va très bien avec les quelques dessins intercalés, faits de lignes souples, libres, aériennes.

 

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Paul Den Hollander a fait des prises de vues proches du sol, très près des plantes, des images floues, avec un point de netteté laissé au hasard, qui crée des lignes, des dynamiques dans le cadrage. les couleurs sont douces, pastels du fait des flous et du tirage par jet d'encre assez gros. Un monde apparaît, comme une vision minuscule, avec un minimum de profondeur de champ.

 

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Les photographies de Lee Friedlander paraissent fades après la vue des autres photos, très colorées, très contrastées. Il faut un temps d'adaptation pour retrouver la finesse de ces "Cherry Blossom Time in Japan, 1977-1984. La joie toute graphique de ces cerisiers en fleur, un tronc, une branche, une petite ligne fait que l'image tient, qu'elle a sa profondeur, ou au contraire une platitude cachant cette profondeur. L'équilibre est fin, jamais appuyé, une présence légère.

 

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C'est une expo variée, équilibrée, de qualité. On est en plein dans la photographie classique, pas de déviance, ou si peu. Une expo sûre, à conseiller sans retenue. C'est sa seule limite (ainsi que le titre, moyen) !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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- Sous forme de notes courtes, garder en mémoire spectacles et expos, dans ma situation de spectateur et visiteur amateur.
Mes impressions notées sont toujours subjectives et influencées par mes préoccupations du moment, les commentaires sont des retours de sensations et non des analyses. C'est un exercice qui prolonge la vue  et permet de découvrir encore, après coup, en repensant à ce que j'ai vu, entendu. Ca ne se veut, en aucun cas,  une critique plus ou moins universelle. Je publie ici  pour les gens qui comme moi cherchent quelques retours d'expos ou de spectacles vus.

La "note personnelle" est là pour situer rapidement l'intérêt de l'article concerné.

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