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9 juillet 2013 2 09 /07 /juillet /2013 11:38

 

 

 

Yasmeen Godder


Création

Jeudi 04 juillet 2013
au studio Bagouet

 

 

 

 

 

note personnelle : 4/5

 

 

 

 




Yasmeen-Godder-photo-by-Tamar-Lamm.jpg

Trois filles, habillage-déshabillage, perruques, cris, mouvements désordonnés de joie, contractions névrotiques, quelques gestes font penser à Alain Platel dans "Out of Context - for Pina".


De la danse, de belles images avec la base; le corps et ses expressions.

 

 

 

 

 

 

 

  photo fr Tamar Lamm

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

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4 juillet 2013 4 04 /07 /juillet /2013 09:09



Cridacompany


Jur Domingo & Julien Vittecoq


Création


Mardi 02 juillet 2013
au Théâtre de La Vignette



note personnelle : 2/5



cridacompanyC'est entre spectacle de rue, acrobatie et mime.


Trois hommes en veste, une femme en robe rouge.


Des performances qui finissent par être applaudies les unes après les autres, comme au cirque.


Ca commence par un tas de patates, les trois hommes remettent en haut du tas les patates qui sont les plus au bord, sans fin. Sisyphe !


Il y a pas mal de jeux de portées, de la femme par les hommes, un homme qui porte les trois autres personnages, des lancer de la femme, des "roulés" les uns sur les autres.

 

Tout cela, dans un atmosphère concentrée, stoïque. Quelques moments poétiques, mais trop de moments "obligés", avec ces exercices, toujours cette envie d'étonner, de surprendre, de faire un peu peur, comme lorsque les hommes portent à l'horizontale la femme, la lâche pour taper dans les mains et la rattraper avant qu'elle ne tombe.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 09:08

Création

Mardi 02 juillet 2013
au Studio Bagouet

note personnelle : 2/5

 

 

 



yalda-younes.jpgJe ne sais pas pourquoi, je pense tout de suite à un spectacle du festival Off d'Avignon. Le décor, des rideaux noirs, un fauteuil sur une estrade basse, à droite. De longs moments où l'on voit La Callas, au loin, dans un éclairage diffu.
Pendant une parti du spectacle, une danseuse reste par terre, bouge à peine et très lentement. Une présence, désinvolte, une présence de "danse contemporaine", là, iconoclaste...
L'acteur, plusieurs fois dans le spectacle, se pose avec des fiches, pose des questions de journalistes (qui ont dû être posées à La Callas), questions idiotes, méchantes, mesquines, indiscrètes, etc... en regardant le public, en laissant un temps comme pour la réponse qui n'est que silence. C'est amusant, assez triste aussi, on imagine La Callas, alors. On l'imagine aussi dans les quelques extraits sonores.
A d'autres moments l'acteur, déguisé en Louis XIV, mais en couche-culotte, apparaît sur une musique d'époque (Lulli ou Marais), très rythmée, très virile, très royale.
Il apparaît une autre fois en survêtement orange, avec l'accent de Montpellier, il nous arrangue au nom de la "Paillade" ou de la "Chamberte" (quartiers de Montpellier), et fait la promotion de François Bayrou.
Il y a, comme ça, des décalages, qui tombent plus ou moins à plat, parfois comme une copie de spectacles déjà vus.
Tout cela ponctué par l'apparition de La Callas, qui pour finir reste les deux mains entourant son visage comme sur la photo.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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28 juin 2013 5 28 /06 /juin /2013 09:16

The Inkomati (Dis)cord

Boyzie Cekwana & Panaibra G. Canda

le jeudi 26 juin 2013
au théâtre de La Vignette

1ère en France

note personnelle : 3/5

 

 

 

 

 

 

 

cekwana3Dans une mise en scène très simple, quatre acteurs-danseurs nous font entrer en Afrique du Sud et dans un événement particulier, un pacte de non-agression de pays frontaliers. La violence est là, en négatif par cet accord, aussi parce qu'une des danseuses n'a plus de jambe, par ces masques portés, feuilles A4 troués par deux losanges pour les yeux.
Un acteur fait un discours, un texte abstrait, poétique, très beau, sur la situation de l'humain, de sa perte, de sa force. Un discours qui pourrait être en parallèle à un autre, plus tard, qui est l'enregistrement de celui du pacte de non-agression. Sur ce dernier, un danseur va faire des mouvements de danse plutôt ironiques, énervés, presque hystérique.
Sans être innovant, tout est bien utilisé, de l'espace de la scène vide, à la lumière (très belle), aux costumes (rangers ou chaussures cirées, chaussettes de golf, vêtments plus ou moins militaires, casquettes ou casque de chantier). Les danseurs font face à nous, leur présence est déjà prenante. Une danse entre un homme et cette femme sans jambe est entre volonté de soumettre, enlacement, soutien. Tout va dans le bon sens, presque trop clairement. Le texte assez obscur du début me reste en mémoire.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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27 juin 2013 4 27 /06 /juin /2013 09:10



Création

 

dans le cadre du Festival de Montpellier Danse
le 23 juin 2013
au Théâtre de l'Agora

note personnelle : 3/5

 

 

 

 

 

 

 

 


monnier.jpg

François Olislaeger est dessinateur comme Mathilde Monnier est chorégraphe. Comme elle dessine pour prendre des notes en préparation de spectacles, lui va dessiner sur le fond de la scène, transformé en écran pour graphiste.
Il accompagne ou prépare les mouvements, d'un dessin au trait, urgent, pressé par le temps des danseurs. L'oeil passe en permanence de l'un à l'autre, un lien se crée entre le graphisme et la scénographie. Le mouvement est des deux côtés, le dessin est ici en formation et changement permanent.


Mathilde Monnier fait crier aux danseurs amateurs, ensemble, vers le public, des questions simples, premières, qu'ils ont dû poser eux-mêmes; le spectacle doit-il être spectaculaire, que cherche le public dans un spectacle, entre loisir, réflexion politique, vision du monde ?


Evidemment que la danse est devenu un art multimedias et multi langues, qui n'a plus comme base commune que la Scène et le Corps. On peut se poser la question de ce qu'est un spectacle, que cherchent les spectateurs face à une scène, que font les danseurs devant un public. Des questions posées par des amateurs sur scène, ici, en choeur, comme pour repartir de zéro.


Quelques danseurs amateurs vont nous faire partager leurs souvenirs de danse de leur enfance, en quelques mots, et en mouvements les accompagnants. C'est souvent amusant.


L'un, va poursuivre ses connaissances en dansant d'une façon classique, ce qui est ici plutôt comique. Une autre va répéter qu'elle devait mimer une pierre, puis une algue qui se détache de la. Là, c'est fait avec grâce, et gentiment moqueur.


Evidemment, ça devient une sorte de scène de répétition, d'ailleurs des chaises à gauche et à droite, sur la scène, permettent aux danseurs de s'assoir, de rester et de profiter.


C'est un peu l'esprit de Mathilde Monnier, faire simple, pas trop fini, pas trop fermé, donner l'impression d'un travail en cours alors que c'est bien un spectacle.


J'aime bien le questionnement intégré au spectacle lui-même. Je suis resté un peu en manque de moments jubilatoires, comme pourtant il y en a souvent avec Mathilde Monnier. Par exemple, je n'ai pas été emporté par le final où les danseurs, nombreux, marchent de gauche à droite, au fond de la scène, sans fin, en faisant parfois quelques mouvements de bras, alors que le dessin continue à vivre au-dessus d'eux.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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25 juin 2013 2 25 /06 /juin /2013 08:44


Création

 

Dans le cadre du Festival Montpellier Danse

23 juin 2013
au studio Bagouet/Agora

 

 


  note personnelle : 3/5

 

 

 

 

mariotte.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

© Romain Etienne

 

 

Six panneaux blancs dans une perspective exagérée se resserent jusqu'à  ne plus laisser la place qu'à un piano mécanique. Entre les panneaux, des  espaces de circulation, comme pour un Chaplin.
Comme un espace dans la tête, Denis Mariotte entre en costume crème en tergal et se met à jouer un morceau classique, maladroitement. Un gros bruit venant de ce piano et tout est déréglé. Mariotte plonge derrière le piano, l'espace passe du noir à la lumière éblouissante. On voit, dans la lumière, Mariotte, avec un masque sans expression, amenant un mannequin habillé comme lui. Sur les murs apparaissent des tableaux, toujours avec le même paysage ringard, des coulisses des objets sont lancés sur scène, les cloisons des panneaux se détachent et laissent voir les coulisses bordéliques. Tout est un peu comme ça, comme un rêve solitaire. Seul Mariotte est là, avec ses mannequins et sa "pièce" qui tombe de tous côtés.

 

 

 

 

 

 


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15 juin 2013 6 15 /06 /juin /2013 12:51

Festival international d'art de Toulouse

du 24 mai au 23 juin 2013

 

Ex "Printemps de Cahors"

Ex "Printemps de Septembre" à Toulouse

 

 

 

sept lieux, neuf artistes

 

 

 

 

 

Emmanuel Van Der Meulen
à la galerie du Château d'Eau

 

note personnelle : 4/5

 

 

2013-06-02-004.jpg

Là, il est question de peinture, de limite du regard sur cela, de l'arrêt de ce regard à la surface, et même arrêt presque en avant de cette surface.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


2013-06-02-005.jpg

Les toiles sont posées verticalement au sol, grâce à un support-chassis. C'est une manière très différente de voir cet espace si particulier, ce château d'eau en brique, qui est dédié habituellement à des expos photos.
Là, il est question de structure (de laisser voir le bâtiment de haut en bas), d'espace (de boucher l'espace, de mettre en valeur l'espace entre les toiles et les murs).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2013-06-02-008.jpgEst-il question de signaux marins placé dans un château d'eau ? Aide à la circulation, gêne à la circulation ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2013-06-02-002.jpgLes quelques dessins placés en vitrine "n'aident pas beaucoup", sortes de variations sur le rond, on hésite entre dessins, signes, traces, ou même tâches involontaires. Intriguants, ils ajoutent à la perplexité du regard.



 

 

 

 

 

 

 

 

 

2013-06-02-009.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Howard Hodgkin
à la fondation Bemberg

note personnelle : 3/5

 

 

2013-06-02-013.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2013-06-02-021.jpgPrésenté comme peintre anglais vivant, rare en France, Howard Hodgkin est une curiosité dans la figuration plus ou moins imaginaire et inventive, le tout lié aux supports, avec une grosse mise en place du cadre. C'est toujours peint directement sur bois ou cadre de récupération.
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2013-06-02-029.jpgC'est assez précieux, dans le geste, mais aussi dans les compositions et dans les formats. C'est, aussi, économe, un geste suffit à représenter une feuille, un paysage. Il y a de l'humour dans cette nonchalance, c'est fait avec une facilité désarmante. C'est souvent beau.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2013-06-02-035.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

George Eksts
Fondation Espace Ecureuil

note personnelle : 2/5

Exposition assez disparate, avec des videos, petits formats sur écrans, grands formats projetés. Il y a aussi des murs de photos où il est question de toutes sortes de structures, de l'échelle classique à une grande arche en béton.
2013-06-02-048.jpgUne petite video en boucle m'a retenu, comme symbole et résumé de cette expo assez obscure : un homme très statique sur une échelle est, semble-t-il, en train de mettre des lettre sur un panneau, aidé de deux acolytes. Un camion passe sur le côté, ce qui fait comprendre la répétition assez proche de la boucle pourtant invisible. Sur le panneau, deux lettres sont déjà posées : A Z, aucune autre ne sera posée. Les hommes se parlent peut-être, mais on ne les entend pas (pas de son). Est-ce une situation naturelle ou le temps passe comme un rien ? Est-ce une mise en scène jouée maladroitement ou de façon volontaire ?
Le plus curieux n'est pas ce qui doit être écrit sur ce panneau mais l'absurdité de cette scène filmée où il devrait se passer quelque chose d'inintéressant et où il ne se passe même pas ce rien.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Seton, Kiki et Tony Smith
Aux Abattoirs

note personnelle : 3/5

Réunion de famille dans tout l'espace des Abattoirs.
Avec Tony Smith, artiste sculpteur minimaliste américain, mort en 1980, et ses deux filles.
 

 

Immense espace dédié à ces trois artistes, les espaces sont agréables, les oeuvres sont clairement exposées, pas trop de frottements, même si certaines perdent de leur poids à côté d'autres plus envahissantes.
2013-06-02-057.jpgOn passe donc de sculptures minimales à d'autres très réalistes, voir allégoriques.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2013-06-02-055.jpgOn passe d'un dessin sobre, minimal à des photos sophistiquées, répétitives (soit "trop" sombres, soit "trop" floues).
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2013-06-02-059.jpgJe me suis surtout arrêté sur les photographies de Seton.  Il y a un diptyque d'une forêt, les images sont floues, l'une légèrement décalée par rapport à l'autre. Ca pourrait être deux images stéréos. Elles font offices de capteurs visuels, placées très proches. C'est séduisant mais mystérieux, calme. Le flou est très présent, c'est la première chose que l'on voit.
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2013-06-02-070.jpgUn autre diptyque, même principe, légèrement décalées, c'est un escalier pris en plongée, le flou domine, les différents éléments attirent l'oeil du fait de leur répétition. L'ensemble est très beau.
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2013-06-02-065.jpgUne troisième pièce, avec cette fois quatre photos d'une maison en bois peinte en blanc, avec des vues décallées, le flou est moindre, la continuité des photos est presque étonnantes du fait de passages en pleine lumière et d'autres à l'ombre. Là, c'est tout un mur qui est utilisé. Ca attire aussi l'oeil, ces lambris horizontaux, cette répétition, cette lumière. La blancheur donne l'impression qu'il y a peu de choses à voir, les lambris structurent l'image par tous ces tracés répétitifs, ce qui donne une impression d'éclatement du mur et de ses "fenêtres", grâce à la perspective mouvante d'image en image.
 

 

 

 

 

 

 

 

 

2013-06-02-061.jpgLes photos "trop" sombres sont des paysages de collines qui manquent de clarté ici, dans la salle où se trouvent cinq pièces de Tony Smith au sol. Ces photos sont ici comme un décor, comme un fond pour mettre en valeur les sculptures. Je trouve que les photos n'existent pas assez en soi. Ca vient peut-être aussi de la mise en confrontation avec un concept radical des sculptures qui ne peut laisser respirer des images.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 08:19

Exposition à la Collection Lambert à Avignon


du 09 décembre 2012 au 28 avril 2013

 

 

"Mirages d'Orient, grenades et figues de barbarie"
Chassé-croisé en Méditerranée

 

 

Note personnelle : 3/5 (5/5 pour Walid Raad)

 



Curieuse exposition à la collection Lambert où je suis habitué à voir des œuvres très contemporaines ou d'artistes historiques de la galerie.
2013-03-10-001.jpgIl y a ici un cheminement à travers le temps depuis les livres d'enluminures musulmans, en passant par des artistes ayant peint l'exotisme oriental comme Delacroix, des vêtements richement brodés, pour arriver aux artistes d'aujourd'hui comme Douglas Gordon associé à Adel Abdessemed dans l'église des Célestins.
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2013-03-10-003.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2013-03-10-006.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Venant d'être assez déçu par les expos de Marseille et Aix-en-Provence d'artistes de la Méditerranée (je parle surtout du prétexte de la Méditerranée qui revient souvent dans la Région et qui n'a pas forcément une valeur de rassemblement, repris encore une fois pour ce début d'année de Capitale Européenne de Marseille et de sa Région), je craignais également ce thème bien que la Collection Lambert offre une certaine garantie de qualité des œuvres exposées.



2013-03-10-008.jpgTacita Dean
A l'entrée d'une salle, une projection montre des scènes filmées dans un hammam, plus ou moins floues sans doute dues à la vapeur, avec bruits d'eau. Les images ressemblent parfois aux peintures d'Edward Hopper.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Hamid Maghraoui
Un montage simple montre une présentatrice juste quand elle respire, et ça se répète. Avant les mots, ce qui se passe autour, ce qui permet aux mots de sortir. La respiration, le souffre, déjà bruyants et rythmés. Une musique.


 

 

 

2013-03-10-011.jpgAndres Serrano
Une œuvre, encore quelque chose de peu évident dans le rapport à l'image avec Serrano. Où, il y a trop d'évidence dans la frontalité, le geste,  le titre  : «  sisters (Istanbul)  ». Elles se cachent ou nous cachent leurs corps, et malgré cela elles gardent le contact maximum de fronts et de mains, et nous le montrent. Elles ne peuvent se voir (ou si peu), elles se touchent. C'est compliqué.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2013-03-10-037.jpg

Paul-Armand Gette
«  Loukoum rose d'Aziyadé  »
(2006 pâte de verre)
Toujours à la recherche de ce qui tourne autour de la jeune femme, ici les loukoums ont tous un angle entaillé qui laisse apparaître leur intérieur en forme de triangle (de pubis). Œuvre l'apparence pudique mais qui est érotique et obsessionnelle.


 

 

 

 

 

 

2013-03-10-038.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Michal Rovner
«  Tableau noir, cyprès  »
C'est une sorte de procession, comme un dessin animé ou comme un jeu vidéo, avec des petits personnages.
Il s'agit de stèles de pierres alignées sur lesquelles est projeté une vidéo.
J'avais déjà vu, ici-même je crois, plusieurs œuvres de Rovner avec ce même système de projections sur pierres. On peut penser à des images de camps, de marche vers la mort, il y a un côté enfantin dans la définition minimal de la vidéo.


 

 

 

 

 

2013-03-10-044.jpgAdel Abdessemed et Douglas Gordon
Ont investi en commun l'église des Célestins d'Avignon.
Des écrans géants sont installés à divers endroits. L'un montre un joueur de flûte, âgé, nu dans la pénombre, l'autre le geste (à vide) d’affûtage de couteau et une vue de la mer.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Walid Raad
«  Nous avons décidé de les laisser dire ''  Nous sommes convaincus  '' Deux fois. C'était plus convainquant de cette manière.  »

raad01.jpgJe n'ai pas bien compris en arrivant dans cette magnifique salle éclairée par des velux et avec un beau soleil (on pourrait parler de mauvais éclairage pour des photographies sous verre, mais pour ces photos-là, ça allait très bien). Des photos plus ou moins nettes de la guerre du Liban sont extrêmement rayées. Je pense à deux choses différentes et qui n'ont pas forcément de rapport  ; le sujet des images, et la matière photographique elle-même, abîmée, et qui a sa beauté propre.
 

 

 

 

 

 

 

 

 

raad02.jpgIl s'agit en fait de photos faites par l'artiste à l'âge de 15 ans pendant la guerre, à Beyrouth, et d'une colline qui domine la ville.
Il y a des militaires au repos, attendant, du matériel de guerre, des fumées au loin dans la ville, signe de bombardement, et des vues de ciels illisibles où l'on peut deviner que le sujet était, là, des avions au-dessus de la ville. Dans ces cas extrêmes, le sujet se confond avec la matière usée de la pellicule.
 

 

 

 

 

 

 

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raad04.jpg

Walid Raad a retrouvé ces photos ainsi, très abîmées. Ces photos, noir et blanc, reprennent de la couleur, des éclats de bleu, du rouge et du rose (contenus dans la pellicule?!). L'état matériel de ces photos est assez mystérieux.
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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raad06.jpgOn se retrouve avec trois niveaux de lecture  ;

-le sujet, ici un ciel où rien n'apparaît plus,

-les rayures de la pellicule,

-les reflets des cadres sous verre qui montre ici la salle avec les photos au mur, les velux et la lumière.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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16 mars 2013 6 16 /03 /mars /2013 11:04

Les Boutographies
rencontres photographiques de Montpellier

du 02 au 17 mars 2013
Au Pavillon Populaire et à la Galerie Saint Ravy

note personnelle  : 2/5

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sabrina Teggar
«  Mnémesyne  »

 

 

Questionnement sur l'Algérie d'hier et d'aujourd'hui de Sabrina Teggar (de Genève) née d'une mère suisse et d'un père algérien, regard sur une culture à la fois étrangère et lieu de souvenirs d'enfance (de vacances). Elle montre de belles images, comme un travail documentaire objectif et nostalgique, une interrogation sur ce qu'est l'Algérie dans la tension entre ses souvenirs et ce qu'est le pays aujourd'hui. Certaines photos sont fortes plastiquement, avec une belle utilisation de la couleur, de la mise au point et du flou, un cadrage pointu. Mais la technique laisse la première place au questionnement et à la réalité simple.

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Sarah Carp
«  Roots  »

Elle a fait une sorte de voyage-mémoriel au sujet de sa grand-mère suisse d'origine irlandaise. La série nommée «  Roots  » est donc prise à Glendarragh, la vallée des chênes, au sud de Dublin.
J'ai retenu quelques photos de lieux perdus, regard nostalgique, voyant ou croyant voir des racines familiales dans un cadrage de «  rien  ». Ces images tiennent dans la description d'un endroit, un monde en soi.

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Christine Mathieu
«  The quest for silence in turbulent times  »

Utilisant des matériaux de tressage, fils, cordes, paille, aiguilles et différentes toiles, Christine Mathieu confectionne des masques ou plutôt des têtes sans visage qui seraient comme la représentation d'un mur, d'une impossibilité, d'un renoncement. Ce que l'on cherche dans un visage n'est pas là. Peut-être qu'il est remplacé par une sorte de paysage, une sorte de disposition dans l'espace, pris en photo de façon à ce que l'ensemble paraisse le plus artificiel possible, jusqu'à se demander si ce n'est pas, en fait, du dessin. Ce travail rappelle certains surréalistes.

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Delphine Burtin
«  Disparition  »

Bonne idée que de prendre les choses que l'on jette dans son quotidien pour en faire un centre d'intérêt, pour poser le regard dessus. Ces déchets deviennent des natures mortes. Ce ne sont pas des déchets extraordinaires ou spectaculaires, ils sont on ne peut plus communs, chacun les connaît (feuilles de poireaux, têtes de crevettes, rouleau de carton de papier toilette).
L'interrogation de ces images vient du contraste entre la qualité de la prise de vue et le sujet traité. On est face à nos déchets, et il faut en faire une œuvre, loucher entre ce que l'on ne veut pas voir et ce que l'on doit regarder.
C'est un bon jeu, provoquant, qui met mal à l'aise. Doit-on se questionner sur nos déchets, doit-on se questionner sur notre rapport à l'esthétique  ?

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27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 09:12

 

 

 

Trois parties au Musée de Sérignan :

 

 

 

 

 

 

-Nouvelle mise en place de la collection du musée
09 février 2013 au 15 janvier 2014

 

-«  Alerte météo3  » diplômés 2012 des écoles d'art du Languedoc-Roussillon

18 novembre 2012 au 24 février 2013

 

-«  Une appropriation de la nature  »

Expo Guillaume Leblon
18 novembre 2012 au 24 février 2013

 

 

 

 

 

 

Note personnelle : 4/5

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans la collection  :




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Belle pièce de Daniel Dezeuze de 1970, de quatre mètre sur quatre, appuyée au mur, avec trois niveaux de lecture, le quadrillage simple, pur, toujours pareil, toujours différent, son ombre déformant un peu plus, et son reflet, faisant des vagues


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2013-02-16-008.jpgJe ne connaissais pas Serge Fauchier, cette peinture est imposante dans un format pourtant moyen (190x180cm). J'aime bien l'utilisation sobre des couleurs, les formes tracées comme dans un geste, comme un signe par dessus l'autre, ces traits vifs, décidés, dans et hors de ce presque-carré, et cet équilibre des formes


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2013-02-16-010.jpgVincent Bioulès, pièce de 1974-1975, comme en hommage à la peinture américaine de l'époque, façon support-surface puisque les différentes surfaces sont délimitées par «  réserve  » d'adhésifs, la couleur a bavé en bordure. C'est comme une simple démonstration qui aboutie à une œuvre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2013-02-16-012.jpgBertrand Lavier nous montre là, sous forme de jeu, ce que serait l'oeuvre, située entre ces deux couleurs au même nom «  Bleu de France  »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2013-02-16-014.jpgBon exemple de photographie de Stéphane couturier, comment voir dans un mur de chantier un quadrillage de matières, de formes, de couleurs. Voici un rectangle plein de vie, dynamique, une beauté abstraite alors que l'on voit très bien de quoi il s'agit

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2013-02-16-016.jpgJ'ai retenu cette impression numérique de Franck Breuer, répétition tremblante de pastille, couchers de soleils, représentation de paysage ou non

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2013-02-16-021.jpg2013-02-16-020.jpgBernard Pagès a côte à côte deux sortes d'empreintes, une à l'encre sans préciser ce qu'elle est, et l'autre à l'argile rouge, de grillage simple torsion



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

«  Alerte Météo 3  »  :




2013-02-16-023.jpgXiang Zhang a mis au sol 6 pierres recouvertes en partie de paraffine et de chocolat. Reste une partie de pierre vierge, comme une sucette, comme un baronnet de glace. L'impression principale vient du contraste entre cette partie rêche et la douceur enveloppante du chocolat



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2013-02-16-025.jpgMargaux Szymkowicz a fait un «  terril  » de charbon avec des confettis. Une vitre posée au milieu de celui-ci et rabattue contre le mur laisse apparaître comme l'intérieur de ce tas
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Elle a aussi profité d'une photo de cheval pris à la fois de dos et de côté pour modeler l'impression et en faire un volume dans un accrochage périlleux

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Guillaume Leblon «  Une appropriation de la nature  »  :

 





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On arrive dans un espace pur, le sol recouvert de cartons clairs, ce qui donne une atmosphère calfeutrée. Dans le grand espace, il y a trois pièces noires au sol, des plaques épaisses posées les unes sur les autres, ou roulées au sol. Pour la matière, noire, on hésite entre caoutchouc, terre brute, terre cuite, ou autre matière moins définissable. C'est en fait de la céramique cuite. Les formes sont pourtant si molles, ployant sous leur propre poids qu'on les diraient encore vivantes, encore en cours d'affaissement. Ils sont nommés  : «  Grand chariot, Grand chariot écrasé, Grande roue  ».

 

 

 

 

 

 

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Il y a aussi deux séries de dessins, d'empreintes, de traces de matières rectangulaires (et triangulaires)  superposées nommés  : «  Joséphine, Nicole, Béatrice  ». Il y a aussi, à chaque extrémité de la salle, un banc en bois, l'assise recouverte de cuir, et sur un socle de «  petits objets sommaires  », comme des pièces de plomberie, des vestiges d'un autre temps, en plâtre ou en céramique blanche.












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Le sol de la pièce du bas est recouverte de plâtre, il faut y entrer avec des chaussons. L'espace est coupé par un paravent de plastique blanc opaque maintenu par des tiges fixées au sol par des tas de plâtre. Ça s'appelle  : «  Après les dunes  ». Sous ce paravent passe une sorte de tapis (couverture, sable et peinture) appelé «  Catalogue  ».
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2013-02-16-046.jpg2013-02-16-059.jpgDeux plaques de contreplaqué, à deux bouts de la pièce, tiennent le long du mur, la partie dans l'angle faisant un arrondi, l'un avec au sol comme une traînée de sable de mousse et de tissu, l'autre avec au sol une corde et un dépôt organique.
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2013-02-16-056.jpgAu fond une mousse de matelas, usée, grattée est incrustée dans le plâtre du sol.
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2013-02-16-061.jpgUn autre tapis (couverture et peinture) a cette fois deux morceaux de jambes qui s'élancent, comme pour sauter. Ils semblent être en terre modelée mais sont aussi en céramique.
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2013-02-16-060.jpgIl y a trois sortes de nids fermés en lamelles de cuivre contenants on ne sait quoi, cela sur des socles on ne peut plus improvisés.
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2013-02-16-047.jpgVestiaire, meuble métallique rouillé, la porte fermée avec de l'argile, avec à son pied un peu de mousse naturelle séchée.
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2013-02-16-054.jpgTrois grands papiers froissés-défroissés avec une ou deux couleurs en aplat, du bleu et de la couleur «  terre  » au pastel sec.
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Et enfin, la pièce appelée «  figures  », des barres de fer le long du mur, avec accrochés au dessus un fil de fer et à côté une forme vague pouvant faire penser à un visage, à un masque. C'est de la plastiline qui a été déposée sur le sable d'une plage et qui a gardé tout ce qui lui est resté collé, entre autre des morceaux de coquillages, de moules.

 

 

 

 

 

 

 

Autant les pièces du haut, dans une salle d'expo propre fait que les céramiques noires, au sol, sont très présentes, autant la pièce du bas, plus simple, et avec son sol recouvert de plâtre, laisse les œuvres plus solitaires, plus à l'abandon.
Malgré le travail sur le sol, les œuvres ne font pas «  installation  », elles sont suffisamment séparées pour vivre en dehors de leurs voisines.
Je me demande parfois quel peut être leur statut. Ça peut être des objets créés puis abandonnés au temps qui passe, ça peut être des objets trouvés et juste mis en place ici. Une des plus intrigante est «  Figures  », quel peut être le rapport entre ces barres de fer au sol avec ce fil de fer au mur à côté de cette masse plus ou moins sans forme recouvert de coquillage et de sable, et ce nom Figures  ? La construction est-elle plus intellectuelle, on est pourtant bien dans du visuel, dans de la matière  ?
Je pense à ce que fait Gabriel Orozco qui montre ainsi des objets (pas le même genre d'objets) en laissant planer une interrogation sur leurs statuts.
Je pense aussi au photographe Jean-Luc Moulène qui fait aussi des objets (très différents de ceux de Guillaume Leblon) qui ont une présence particulière, qui semblent ne pas imposer de vision mais qui donnent une direction de l'oeuvre qui serait entre ready-made, installation, sculpture, objet trouvé retravaillé ou non, entre idée et matière brute.
Je pense que c'est une exposition qui peut mûrir dans le souvenir, des éléments revenants en tête et prenant de l'importance par cela. Bien sûr, les pièces en céramiques noires posées sur du carton dominent l'exposition. Mais plus tard, le souvenir sera peut-être plus fort de cette mousse de matelas qui semble posée là comme par erreur.

 

 

 

 

 

 

 

 


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- Sous forme de notes courtes, garder en mémoire spectacles et expos, dans ma situation de spectateur et visiteur amateur.
Mes impressions notées sont toujours subjectives et influencées par mes préoccupations du moment, les commentaires sont des retours de sensations et non des analyses. C'est un exercice qui prolonge la vue  et permet de découvrir encore, après coup, en repensant à ce que j'ai vu, entendu. Ca ne se veut, en aucun cas,  une critique plus ou moins universelle. Je publie ici  pour les gens qui comme moi cherchent quelques retours d'expos ou de spectacles vus.

La "note personnelle" est là pour situer rapidement l'intérêt de l'article concerné.

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