Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
15 août 2007 3 15 /08 /août /2007 17:01
Du 29 juin au 26 août 2007






Exposition sans lien (sauf que tous les artistes ont créé une oeuvre in situ pour la ligne B du métro de Toulouse). Pas trop enthousiasmant !
Reste à piocher ce qui nous intéresse.




bertrand1.jpgJean-Pierre Bertrand, quatre pièces de 2007, un ensemble sur chaque mur d'une salle, nommé, par exemple, "Trois plus quatre sur quatre plus trois en sept".
Pièces faites en papier sel-papier miel/acrylique rouge.














verjux.jpgMichel Verjux, avec deux projecteurs, met en visibilité des morceaux d'architecture, des bouts d'espace.



























Sophie Calle a installé deux photos au sol, comme deux gisants, nommées : Les tombes, Mother, Father, 1990.







opalka.jpgEt surtout, la pièce où sont installées trois ou quatre tableaux de Roman Opalka et sa voix répétitive, lancinante, qui énumère les nombres qu'il est en train de peindre sur toile. L'espace est le même que pour tous, un carré avec deux grandes ouvertures, mais se retrouver là, pris dans cette voix, avec ces tableaux, symboles du temps, de la folie assumée jusqu'au vertige, de la patience minutieuse sans but autre que la méditation, comme marcher peut-être, quelque chose d'absolu qui rapproche et qui éloigne de la mort puisque c'est décidé il faut poursuivre jusqu'à la fin mais il y a le temps de peindre encore beaucoup de nombres...




 
Repost 0
12 août 2007 7 12 /08 /août /2007 14:22
LE CHATEAU D'EAU TOULOUSE

Lea Crespi "Lieux"
Sabine Meier "Ah voilà...voilà."

Du 27 juin au 16 septembre 2007




meier.jpgDécouverte au Chateau d'Eau, cette femme se prenant en photo.

"L’autoportrait n’est le portrait de personne. Ou, toute photographie est un autoportrait, en ce sens que, par l’image existante de ce lieu et de cet instant, le photographe fait preuve de sa présence"
Sabine Meier


"L’autoportrait n’est pas un portrait, mais la faillite du désir de faire portrait. Sa question n’est pas tant celle de l’identité, (qui nous sommes), que celle de l’être (notre présence au monde)."
Sabine Meier




Plutôt mystérieuse, jamais souriante, pas non plus à son avantage, le regard de Sabine Meier interroge et perce, il est pensif et de pierre. Les situations de prise de vues sont variées avec souvent un fond noir laissant apparaître peu du décor. C'est clair, l'interrogation est sur la photo elle-même, et sur l'être, sur sa présence.



Meier2.jpgDans un diptyque, deux portraits rapprochés presque identiques, le visage terne, a pour titre "oui et non", ce qui pousse à mieux regarder, à saisir l'image positive et celle négative, le visage qui ouvre et celui qui ferme... mais rien ne transparaît, le regard spectateur finit par se laisser envahir par ce visage.
Le visage ne veut rien dire, il est un masque, il dit oui et non.










© courtesy Galerie Jordanov, Münich




Suite à un échange de mails, Sabine Meier m'a confié, au sujet de la photo "oui et non", ce commentaire rapporté ici avec son accord :
"Il y a quelques années, m'est arrivée l'aventure suivante: je ne savais plus répondre à certaines questions qui attendaient un oui OU un non. Ca me semblait si arbitraire, si peu correspondre à la réponse qui aurait été la mienne. Cette phrase: "Mais où est donc Ornicar ?" m'a beaucoup fait penser. Chacune de ces conjonctions implique une situation angoissante à mes yeux: le choix, la responsabilité, la contradiction, l'empêchement, sauf "et". Penser "ET" m'a permis de recommencer à répondre; "oui ET non". Non pas oui puis non, ou le contraire, mais une troisième option qui serait cette ambivalence qui est une réconciliation. Là je comprends. Et par la même occasion, j'ai compris que oui n'est pas le contraire de non."


Je suis encore très impressionné par ce double autoportrait "oui et non". Je ne sais plus trop ou me situer en tant que regardeur. Est-ce une identité, est-ce une histoire, est-ce un simple diptyque où chercher le oui et le non, est-ce comme une sculpture, un masque de visage qui cache et qui montre ?
A force de rester, ça devient une Icône !
Cette image est très différente du reste de l'expo, qui lui se place à un autre niveau, il me semble (rapport à son environnement, mise en situation, jeu avec les éléments).


















Meier1.jpg"L’acte du déclenchement, l’instant de la saisie et l’espace comme théâtre de l’opération en deviennent le sujet même."
Sabine Meier


Cette expo propose des photos des années 2000 à 2005. Pour moi, le mystère est total de savoir ce qu'est son travail hors ces quelques autoportraits.


















© courtesy Galerie Jordanov, Münich






sites pour infos :
- http://www.photographie.com/?evtid=105435&secid=2
- http://www.galeriechateaudeau.org/
- http://www.galeriemennour.com/
Repost 0
12 août 2007 7 12 /08 /août /2007 11:54
Du 21 juillet au 26 août 2007

Pour la deuxième année, je vais à Lectoure en été.


Mélange d'amateurisme, de légèreté, de bricolage, et choix audacieux de photographes dans un état périlleux ou inconfortable. Il y a une prise de risque qui motive au déplacement à Lectoure, les surprises sont espérées. Les lieux sont nature, ce qui ajoute de l'intérêt aux accrochages.



popa1.jpgMirela Popa à la halle aux grains :

Je me suis surtout arrêté sur quelques paysages de cette photographe roumaine. Morceaux de ville semble-t-il au bord de mer, pas de sujet clair et ferme, un abandon vers une composition décontractée de lieux en attente montrés pendant la sieste ?!
Impression d'être devant un moment suspendu comme devant une photo, quoi... entre deux temps, entre deux époques, entre nostalgie et présent.













onodera1.jpgYuki Onodera au centre de photographie :

J'ai d'abord regardé attentivement les sept encadrements présentés sur tablette avec dans chacun deux photos carrées espacées représentants des lieux perdus, sans importance. Peut-être juste le fait d'être là ! Ces photos sont faites avec un appareil stéréo et les deux vues ne sont pas du même lieu. L'un est en Suède et l'autre en Espagne, les deux s'appellent "Roma", seul point commun, hasard.
Rapprochement de lieux, déplacement aux deux bouts de l'Europe pour faire sept photos en masquant un objectif au Nord, puis l'autre au Sud, et voir ce que ça donne.
On pourrait dire que rien ne différencie ces lieux, mais c'est sans importance.
Petit vertige créé par l'espace entre les deux photos.


onodera2.jpgD'autres photos, plus grandes ne me plaisent pas. Et puis, en y revenant, ces photos anciennes, de grand format, avec des morceaux de papier-dentelle cachant les visages... cassant l'ordonnancement de la photo, rappel du droit à l'image et à la vie privée actuel, fait sans esthétique, finalement deviennent belles. Je regrette après coup de ne pas avoir mieux regardé une autre série, de silhouettes apparemment sans intérêt.






















sother1.jpgJérôme Sother à l'école Jean-François Bladé :

Cinq pièces d'une maison ou école pour tout petits, des photos de toutes sortes, du portrait d'identité depuis des années dans un portefeuille au grand tirage sous plexiglas arrangées sur les murs ou pas avec une intention de remplissage plus que d'ordonnancement.









sother2.jpgDans chaque pièce, on est face à des photos de famille, face à l'histoire onirique de Jérôme et de sa femme et de son enfant. Quelques mots par-ci par-là n'éclairent en rien, deux ou trois dessins emportent plus loin. Il y a des choses bizarres, des actions mémorisées, des gestes, des tentatives échouées...
C'est quoi, le quotidien mortel avec échappées fabuleuses, du quotidien-poésie, le temps qui passe avec mise en mémoire, plein de symboles, des images qui accrochent, un état de la photo propre ou sale, dans tous ses états avec cependant un rappel à l'intime.
Sortie de la boîte aux souvenirs, voici un étalage d'été plutôt réjouissant, façon de prendre la vie avec légèreté, et la photo aussi.














D'autres expos, bien sûr,
comme à la Cerisaie où la multiplication des portraits de gens de Volodarka (Tchernobyl) avec bouquet à la main dessert à mon avis l'installation, dans ce lieu où j'avais découvert avec bonheur le poète rude Charles Pennequin, l'année dernière.
Repost 0
5 août 2007 7 05 /08 /août /2007 09:42
Avec presque un an de retard, je reprends les photos faites au Printemps de Septembre 2006.
Je le fais avec plaisir parce qu'il y avait des choses à noter, à ne pas oublier.



kapoor1.jpg- Anish Kapoor :
Le plus impressionnant était sûrement la pièce d'Anish Kapoor de 12 mètres de diamètre, placé dans le sous-sol gigantesque des Abattoirs et visibles de haut, presque à la verticale. Une quantité énorme de vaseline rouge est remuée par un cube tournant à la vitesse d'un tour à l'heure.

kapoor2.jpg






















runa-islam.jpg- Runa Islam :
Un film passe dans une salle noire. Dans différentes scènes, une femme pose à côté d'un vase sur une sellette ou prend un thé assise à une table. Arrive le geste fou, accompagné du son et d'une image parfois au ralenti, la femme pousse l'objet de porcelaine, le vase, la tasse à thé, et le laisse tomber et éclater au sol. Tout se passe calmement, avec lenteur, dans un décor vide, théâtral.
Petite image sophistiquée, simplicité de mise en place, action en souplesse, est-ce une gymnastique ou le besoin de sentir son corps à travers l'oreille et ce bruit de porcelaine brisée ?





















A partir de là, il s'agit d'installations incompréhensibles pour moi, faites de désordre et d'un certain ordre, fascinantes, dans lesquelles je suis resté à tourner sans trop savoir pourquoi, en m'imprégnant au maximum de ce que j'avais sous les yeux.




Verhoeven1.jpg- Gert Verhoeven :
Dans une ancienne église, une fontaine bouillonne rouge dans un carré de verre. Autour, au sol, sont disposées des serviettes éponges blanches d'origine, rougies par ce bouillonnement, par quoi sinon ?!
La scène est éclairée par des projecteurs sur pieds disposés au quatre coins. Quelques serviettes, toujours rougeâtre, traine sur un meuble ou une balustrade de l'église comme au bord d'une piscine.










lucas1.jpg- Sarah Lucas :
Ensemble de quatre pièces avec une voiture accidentée à l'intérieur de laquelle est étiré un collant, une chaise avec sur son dossier une veste de jean cousu en papier kraft, une autre chaise dans laquelle est imbriquée une espèce de poupée rembourrée avec des bas bleus, des bras qui partent en "sucette", mais sans tête et sans le haut du tronc, et enfin un canapé-lit en skay, ouvert, un de ses coussins traversé par un néon allumé et à ses pieds une espèce de boîte-cercueil éclairé de l'intérieur. Ouf, voilà le truc...


lucas2.jpg




























wilkes.jpg- Cathy Wilkes :
Je ne sais pas s'il faut décrire, simplement deux mannequins de vitrines sont placées dans l'espace ainsi que divers éléments, une cuve avec de l'huile dans lequel repose un lecteur DVD, un meuble télé en verre sur lequel est posé une fausse télé de magasin, une poussette et un pied d'évier, un saladier avec quelques restes de salade sèche. De l'encre a coulé le long d'un mannequin. Au fond, à côté d'une bavette à terre quelque chose a séché, quelques mèches d'un mannequin sont aussi par terre. Un léger désordre règne, souvenir d'une action passée, violente ?!

















Voilà les moments importants de ma visite.

Ca me fait penser qu'un évènement d'expositions comme celui-ci devrait avoir lieu dans chaque grande ville. Cette envie de montrer l'art vivant en train de se faire devrait être contagieux, même et surtout si c'est une prise de risques.

Repost 0
2 août 2007 4 02 /08 /août /2007 00:04

Toujours difficile de me décider d'aller ou non aux Rencontre d'Arles.
Peu de risque, beaucoup de classicisme et souvent un petit air de "tribu" !

Préambule afin de situer :
Pour moi, les incontournables dans le Sud sont "l'Eté photographique de Lectoure" et "Le printemps de septembre" à Toulouse (d'ailleurs Toulouse a abandonné avec raison la limitation à l'image "photographique" qui n'a plus vraiment de raison d'être dans la création actuelle tout azimut). Là, il y a de la création.
En oubliant Perpignan, à éviter, le lieu du "Choc de la photo" et surtout de "l'horreur esthétisée", idéal pour se faire mal au ventre.

Je me suis décidé après avoir vu un reportage sur les collections d'Erik Kessels, collections de photos amateurs.

Je commence par un lieu "SFR", qui présente leurs 10 jeunes talents. Les photos sont toutes tirées sur feuilles plastiques dont on voudrait bien savoir le nom. La gardienne ne le sait pas et me récite son indignation vis à vis de SFR qui aurait laissé le lieu sans explication, et surtout sans celle que tout le monde demande, d'après ce que je comprends. En partant, je me demande si cette personne a essayé de trouver ce renseignement ?!



Sans-titre-1.jpg- Alberto Garcia-Alix à l'église Saint-Anne :
Un peu Nan Goldin, en noir et blanc.
(jusqu'au 26 août)






















Sans-titre-6.jpg- Q.E.II @ 80 au magasin électrique :
80 ans de photos officielles d'Elisabeth II, étonnant et toujours de qualité !
(jusqu'au 16 septembre)

















Sans-titre-4.jpg- Sur l'Inde,

Raghu Rai au Palais de l'Archevêché :
correspondant de l’agence Magnum, ses photos de grand format, cadrent des lieux où il se passe beaucoup de choses avec souvent beaucoup de personnes. Les images sont souvent parfaites, la composition est classique mais intrigue et donne envie de s'attarder.
Il y a aussi comme un faux lien à une photo de témoignage, comme s'il utilisait les lieux, les gens pour faire quelque chose d'abstrait détaché de cette réalité.
(jusqu'au 16 septembre)





Sans-titre-5.jpgAnay Mann à l'atelier des forges :
Prends sa femme en photo dans leur habitation, avec son enfant, avec l'auteur la tête sur ses genoux, nue dans la salle de bain. Du quotidien pour montrer l'Inde d'aujourd'hui...
(jusqu'au 16 septembre)















Siya Singh à l'atelier des forges :
diaporama d'autoportraits d'une jeune indienne, cheveux très courts, visage souvent dur. Elle pourrait être occidentale, parfois quelques tentatives de rechercher son corps de femme (photos de son soutien-gorge prise sous son tee-shirt).
(jusqu'au 16 septembre)








- Sur la Chine,

A l'atelier de mécanique, seule une video m'a touché. Dans un angle d'une pièce, du scotch noir délimite deux rectangles se touchant à angle droit. Deux videos sont projetées, sur le mur, en continu avec un son de la ville, l'une donne à voir un diaporama rapide de vues d'immeubles, l'autre un film en déplacement dans cette ville. Ces images plutôt vagues, comme un défilement continu laissent rêveur. Pas un beau rêve, un rêve quelconque.
(jusqu'au 16 septembre)


- Sur la Chine et l'Inde :

Impression qu'il ne se passe pas grand chose dans la création actuelle dans ces deux pays.
On sait que c'est faux.
La faute aux commissaires de n'avoir pas su trouver les céateurs ?!




- Fondation HSBC à l'église des Trinitaires :
Rétrospective des lauréats depuis sa céation en 1995. Trois belles photos à l'image de cette fondation (c'est-à-dire sans trop de risque, on reste dans la photo-photo), et difficile de se faire une idée avec une seule photo. Heureusement, il y a les monographies de l'éditeur "Acte Sud" pour découvrir un peu mieux :

-Catherine Gfeller avec ses montages particuliers entre potogrammes et tableau-composition, des répétitions décalées, du rythme. Presque une traduction de ce que serait une musique. A voir si ça tient après digestion.

-Malala Andrialavidrazana (pour son nom :)) pour sa recherche sur les lieux et les objets "sacrés" avec une prise de vue modeste.
-Seton Smith pour un diptyque de deux similaires de branches d'arbre recouvertes de neige.
(jusqu'au 26 août)





- Découvertes :

scheidegger.jpgAnna Katharina Scheidegger à l'atelier de maintenance :
Photos frontales de blocs rocheux donnant une impression de puissance, de solitude.


















specker.jpgHeidi Specker au même endroit :
Branches ou troncs avec pour fond un mur bloquant toute profondeur. Photo de nature et d'humain, déshumain, prétexte au graphisme. Dualisme riche, résultat sans fioriture, envie de s'arrêter.






















Sans-titre-3.jpg- Jeff Wall et Mark Lewis à la galerie Arena :
Très beau rapprochement d'une photo de vue panoramique d'une ville sous boîte lumineuse de Jeff Wall avec un film lancinant de Mark Lewis.
(expo fermée dès le 31 juillet !!!)











Sans-titre-2.jpg- La collection vernaculaire d'Erik Kessels à l'église des Frères Prêcheurs :
La folie de ce collectionneur qui récupère des séries obsessionnelles de photos amateurs.
Par exemple :
-La série de photos d'un lapin photographié régulièrement avec un objet chaque fois différent sur la tête.
-Série d'une mercedes dans tous les paysages.
-Série photos d'animaux aux yeux blancs ou rouges pris au piège d'un appareil à déclenchement automatique mis en place par un chasseur pour repérer leurs heures de déplacement.
-D'autres images en vrac, ratées dans lesquelles on peut retrouver de la poésie, de la magie, une certaine esthétique décalée involontaire.
(jusqu'au 26 août )




Voilà pour moi. Il y a bien sûr quelques expos d'intérêt documentaire historique... et d'autres choses non citées comme ces photos de Tuomo Manninen en groupe de travailleurs au travail, à la bourse du travail.
Voilà pour ces rencontres aux 50 expos du "premier festival mondial de la photographie".






appelt.jpgEn marge, au musée Réattu, voir l'expo de Dieter Appelt, avec par exemple des photos d'objets entre sacré, magie, surréalisme, machine infernale du XIXè, je m'y perds mais c'est impressionnant.
(jusqu'au 28 octobre)











Crédit photos Rencontres d'Arles sauf pour
- Anna Katharina Scheidegger
-
Heidi Specker
-
Dieter Appelt
qui sont du Blog-Octav.
Repost 0
26 juillet 2007 4 26 /07 /juillet /2007 11:06

au jardin de la Vierge du lycée St Joseph
dans le cadre du festival d'Avignon 2007







okach.jpg- "Take it away" de Opiyo Okach, dansé par Andréya Ouamba, comme une manière de raconter une histoire africaine (est-ce parce que le danseur et le chorégraphe sont noirs ?!) avec un danseur et un musicien, histoire obscure mais un ou deux points forts.





















© Christophe Raynaud de Lage / Festival d'Avignon






uber.jpg- "À nous deux" dansé par Dominique Uber et chorégraphié par Fanny Chaillé. Drôle de combinaison, la chorégraphe et la danseuse. L'une (je ne sais toujours pas qui est qui) porte l'autre, sur le dos ou comme elle peut, et semble chercher où la poser. J'aime l'air dubitatif de la porteuse, qui cherche à se libérer de son fardeau dans tous les coins. Ca dure... c'est mon bon souvenir, le reste est dans mon souvenir trop sirupeux.



















© Christophe Raynaud de Lage / Festival d'Avignon







- “Devant l’arrière pays” de Stijn Celis, avec Julie Guibert. Je ne revois que ses expressions du visage de crispation, face au public avec un morceau de tissus dans la bouche... et son corps toujours hyper-tendu... épuisant !











genod1.jpg- Pour moi, Genod a fait le spectacle le plus intéressant des quatre "Le sujet à vif".

Dandy, entre Edouard Baer et Andy Warhol, Genod lit (comme le préconise aussi Christophe Fiat) avec beaucoup de séduction, un texte de sa femme.

Extraits de la plaquette de présentation donné lors du spectacle :
Hélèna Villovitch : "Ca n'a pas été facile. Il voulait tout faire seul..."
Yves-Noël Genod : "J'ai croisé plusieurs projets avant d'accepter (la queue basse) que ma femme me mette en scène !"

Avec une chemise en dentelles, un jean qui a tendance à glisser, il pose, son texte à la main, maniériste liseur d'un texte nonchalant plein d'humour. Parfois, ça colle aux actions des acteurs ou danseurs ou performeurs, parfois ça part ailleurs, mais toujours l'attention du spectateur est maîtrisée. Aussi, comme dis plus haut par "J.spectateur", l'espace est envahi par la parole et d'autres évènements.
La danse est présente par défaut, Genod est surtout là pour montrer son cul. C'est ce qu'il dit, je n'y avais pas pensé, mais je suis là pour regarder son cul, et pour regarder sa femme (de scène) bouffer grossièrement des courgettes dans un coin pour jouer une hystérie simulée, et ça ne me déplaît pas.

Je suis entré à fond dans le jeu, sans doute par le pouvoir de séduction de Genod, (si l'on n'est pas séduit, je pense que tout se casse la gueule. Il est narrateur, acteur principal, il prend le rôle de metteur en scène de ce qui se passe) Genod qui finit, par gentillesse, par nous faire quelques pas de danse improvisés, puisque sa chorégraphe de femme n'est pas chorégraphe mais écrivaine.

Allez, Avignon n'est pas un mythe réservé à des auteurs morts, mais un lieu vivant où les choses les plus simples, les plus directes peuvent raconter. Petite chose qui me restera comme un souvenir pétillant.
Repost 0
25 juillet 2007 3 25 /07 /juillet /2007 23:59

20070725013.jpgIl n'est plus question de faire du beau.

Arrêté à cet endroit lors d'une marche, le regard toujours en action voit et capte, et le cerveau enregistre, parfois au hasard et pas toujours ce que l'on aurait cru.

Là, pour la première fois, j'ai conscience de faire des photos dans le but de laisser voir ce que le regard capte inconsciemment dans un endroit de hasard ? Ce qu'il capte donnant à voir sa pensée (ou le vide de pensée, peu importe). Ce qui en ressort n'est que du réel. Rien qu'un regard posé. Je pense n'y avoir rien mis d'autre.

C'est là :
http://www.octav.fr/quotidien/07-07-25/25juillet07.html

Repost 0
18 juillet 2007 3 18 /07 /juillet /2007 20:52
20070718005.jpgl'envoyée permanente* de l'AFP à Sao Paulo est interrogée sur le crash à l'atterrissage d'un airbus de la TAM, la plus grosse compagnie aérienne brésilienne. L'avion aurait fini sa course dans un entrepôt de la même compagnie.
La journaliste se trouve devant le bâtiment et décrit ce qu'elle voit, puis détaille les premiers éléments donnés par les pompiers et les responsables des secours.
Elle parle normalement, sans affectation, mais on sent poindre comme une détresse, une horreur. Elle veut raconter simplement, avec des mots, rendre compte, rester distante. Elle est au bord de s'écrouler mais garde le contrôle jusqu'au bout. Un rien fait comprendre ce qu'elle voit, un désastre encore chaud, en feu, indescriptible. Les auditeurs peuvent imaginer visuellement, ayant souvent vu de ces images à la télé. Là, on imagine un peu ce qu'est de l'avoir sous les yeux, à quelques mètres.

* Je n'ai pas retenu son nom, bien sûr, j'étais en voiture et n'ai réalisé qu'après coup ce qu'elle avait fait passer de ses sensations.

Repost 0
16 juillet 2007 1 16 /07 /juillet /2007 00:45
Où ?
Scènes du Sud : Espagne, Italie, Portugal

du 23 mai au 23 septembre 2007



Il est toujours difficile de situer l'intérêt d'expositions accumulatives comme celle-ci avec plus de trente artistes dans l'espace réservé la plupart du temps à des propositions monographiques. Un peu comme aux puces, il faut piocher. Je n'ai ressenti aucune unité, aucune direction, juste la vision d'un éclatement dans tous les sens, de recherches tous azimuts.
J'y suis allé le dimanche 15 juillet: trois pièces video ne fonctionnaient pas! Cinq artistes m'ont particulièrement touché.




lara-favaretto.JPGDe Lara Favaretto
Dans un espace plein, que l'on regarde sans y pénétrer, de nombreuses bouteilles d'air comprimé se déclenchent de temps à autre avec un bruit très spécifique... dans le but de faire se déplier une langue de belle-mère, sauf que certaines, sans doute usées et percées ne se déplient plus. Toute cette installation pour presque rien, ou même pour rien, c'est assez fascinant. Plein d'humour mais en même temps pas rassurant, vu la puissance mise en place.





LARA FAVARETTO Plotone, 2005 Courtesy Galleria Franco Noero, Torino




paola-pivi-et-affiche.JPGDe Paola Pivi (la photo de l'affiche)
A l'heure du faux avec le numérique, elle décide de faire du vrai invraissemblable en transportant deux zèbres dans un décor de montagne enneigé. Le résultat, trois photos dont on reste distant, il en faudrait bien plus pour qu'une image nous interpelle. C'est en lisant la phrase dans le dépliant habituel du Carré (une feuille de 60cm sur 40cm, que j'ai pour une fois gardé sous les yeux pendant toute l'expo, plutôt encombrant) que l'action m'a parue extraordinaire et insignifiante. Amener deux zèbres à la montagne, se coltiner deux gros réels alors que photoshop aurait permis le même résultat sans aucun réel. Intéressant sauf pour les photos au mur, mais y a-t-il un autre moyen de rendre compte de cela ?







PAOLA PIVI, Sans titre (zebre), 2003 Courtesy Galleria Massimo De Carlo, Milano (Affiche de l'exposition)




giuseppe-gabellone.JPGGiuseppe Gabellone
Il réalise à partir d'une estampe japonaise (on se demande pourquoi) un bas-relief magnifique... en mousse de polyuréthane.
Une autre pièce de Gabellone, sous forme de photo-témoin montre un meuble-décor (?!) construit-imbriqué avec les objets présents (voiture, bidon) sur le bord d'un trottoir. Objet non-identifié... sculpture, photo, in situ, faux décor, matière envahissante ?




GIUSEPPE GABELLONE Senza titolo, 1997 Collection FRAC Limousin, Limoges




Joâo Onofre
Une video projetée sur un mur dans un espace semi fermé dont on entend le son alentour. Un choeur classique interprète une partition, arrangement du groupe allemand Kraftwerk.
Ce qui donne une polyphonie mécanique, une interprétation minutieuse avec un rythme enlevé d'un bruit de machine, répétitif. Quand la machine devient humaine, l'effet est magique. J'ai adoré !



Jon Mikel Euba
Quelques jeunes en jean et tee-shirt, dans un terrain vague, à proximité d'une ville, se filment avec une caméra non-numérique avec un objectif très sale. Une fille se laisse manipuler par deux garçons (alors qu'un autre groupe semble faire de même un peu plus loin), ils lui font prendre diverses positions, sans parler, en lui prenant les membres, les hanches, la tête, etc... pour la laisser dans des positions que j'ai cru de sculptures classiques (qui sont, en fait, des attitudes de stars du rock). Ils attendent quelques secondes avant de reprendre leur action en changeant l'attitude du corps du modèle. Celui-ci se laisse faire avec plaisir. La caméra cadre mal la scène, en plus d'être sale, elle coupe souvent les têtes, se retrouve dans un contre-jour sans qualité, paraît se demander ce qu'il faut vraiment filmer. Le son réel de la scène (c'est-à-dire des sons de rien, de pas, de vent) est présent mais est parfois coupé, on ne sait trop pourquoi.
Effet troublant que ce groupe, là, concentré sur une activité plus ou moins claire, et l'image qui en est donnée pas claire non plus, ces corps qui se touchent, activité qui devient sensuelle, à l'image du peintre et son modèle (passif), ou plutôt du sculpteur, ce jeu sans langage.
Je restais là, à les regarder, comme faisant quelque chose d'important, en y prenant moi-même du plaisir.
Finalement, dans ce que j'ai noté, une unité se retrouve, c'est l'inutilité apparente du "faire", la vacuité, mais le "faire" malgré tout. Le pourquoi peut venir après.
Repost 0

Présentation

  • : Le blog d'Octave
  • : commentaires d'expositions et de spectacles
  • Contact

raisons de ce blog

- Sous forme de notes courtes, garder en mémoire spectacles et expos, dans ma situation de spectateur et visiteur amateur.
Mes impressions notées sont toujours subjectives et influencées par mes préoccupations du moment, les commentaires sont des retours de sensations et non des analyses. C'est un exercice qui prolonge la vue  et permet de découvrir encore, après coup, en repensant à ce que j'ai vu, entendu. Ca ne se veut, en aucun cas,  une critique plus ou moins universelle. Je publie ici  pour les gens qui comme moi cherchent quelques retours d'expos ou de spectacles vus.

La "note personnelle" est là pour situer rapidement l'intérêt de l'article concerné.

Recherche

Courriel :