Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
11 octobre 2008 6 11 /10 /octobre /2008 10:05
Les J de S dans le cadre de montpellierdanse08
le mercredi 08 octobre 2008

"The way things go"
de
Jefta Van Dinther
















photo tirée du site : montpellierdanse

Une demi-heure avec cinq personnages statiques, lourds, se plaçant les uns par rapport aux autres, pour que lorsque un premier commence un mouvement de chute il entraine le suivant et ainsi de suite comme des dominos. On se retrouve devant des positions improblables, avec des chutes spectaculaires qui heureusement s'emboitent comme prévu en les adoucissant.
Ils arrivent souvent à des attitudes et des glissements drôles même si leur manière de sentir leur corps peu sembler proche de la mort, amorphe, les corps étant poussés par un autre se laissent simplement tomber par la force de la pesanteur.



Repost 0
11 octobre 2008 6 11 /10 /octobre /2008 09:53
Les J de S dans le cadre de montpellierdanse08
le mardi 07 octobre 2008

"Breeding, brains & beauty"
du groupe COCOs :
Bojana Cvejic, Jefta Van Dinther, Sandra Iché, Mette Ingvartsen, Jan Ritsema














photo tirée du site : montpellierdanse


Différentes variation, sur le thème du cinéma, avec la bande-son de dialogues d'un film hollywoodien, puis des sons de déplacements toujours du même genre de film. Jeux d'éclairage au début avec spots sur roulettes, ensuite mimes sur cette bande-son, les cinq danseurs étant vêtus ou non, pour finir tous en jupes avec cerceaux,  ne m
archant pas mais glissant sur le sol avec un visage serein et immobile, comme de cire.



Repost 0
14 août 2008 4 14 /08 /août /2008 13:18

Cette sonate de 1960 est jouée par Mstislav Rostropovich et Benjamin Britten
© 1989 The Decca Record Company Limited, London


Ici, début du deuxième mouvement




Exemple explicite d'un dialogue entre deux instruments :




dewplayer:http://www.octav.fr/mp3/britten.mp3&



C'est un début,
la suite est plus complexe, plus violente, aussi !
Echanges, puissance, domination, accord et variations, mais toujours l'un répond à l'autre, ou veut étouffer l'autre. Le thème est repris plusieurs fois, toujours plus dans la folie.









Repost 0
14 août 2008 4 14 /08 /août /2008 10:55
au musée de Sérignan,
du 28 juin au 05 octobre 2008
photographies de la Collection Rhône-Alpes et du Musée Moderne de Saint-Etienne Métropole





Difficile de montrer des photos !
Le lieu ne s'y prête guère avec une rangée de fenêtre non totalement bouchées d'un côté dans la longueur. Pas d'éclairage individuel.


Pour un ensemble fait de nombreux photographes à des époques différentes, le thème du corps tombe bien.





Avec les corps de John Coplans pour rythmer.









































Un très beau nu, grand, derrière une table (Craigie Horsfield).
























Deux anonymes :
un portrait couleur des années 50
un nu, fin, des années 30

















































Un sujet classique de Gabriel Cuallado : des mannequins de 1961






























Et au milieu de cela, une photo d'August Sander capte l'attention, portrait de deux enfants, 1940, ils se tiennent par la main, les yeux grands ouverts. Ils regardent le photographe, ou une autre personne.
Pris par surprise, pas encore prêts pour la pose ou se demandant simplement ce qui se passe, ce qu'il va se passer ?!
Image à la fois sombre, et ouverte, interrogative. La densité de la photo, les yeux des enfants, les attitudes, même les costumes donnent de la profondeur, du mystère, de la folie.

































































Repost 0
5 août 2008 2 05 /08 /août /2008 12:43
Création

Avignon 2008
au gymnase du lycée Aubanel
les 19 20 21 22 24 25 juillet


















© Christophe Raynaud de Lage/Festival d'Avignon




A la fin du spectacle, tout le monde debout semble participer à l'hystérie positive à la suite du "chaos" infligé à la scène par un seul homme, l'acteur et auteur. Les critiques vont également dans ce sens. Pour cela, je me décide à écrire un mot.

La première partie du spectacle est on ne peut plus plate formellement : un acteur vit une situation qui raconte son histoire. Situé dans sa chambre, il parle au téléphone, ou seul, il écrit aussi. Des images vidéos dédoublant l'acteur dans l'espace scénique illustrent quelques sentiments.
Spectacle sans envergure, la mise en scène banale, il ne se passe pas grand chose, mais trop pour y chercher une volonté de non mise en scène, avec en plus la vidéo utilisée comme un simple objet d'illustration (et en plus de façon hyperréaliste).

La seconde partie où plus aucun mot ne sera prononcé n'est qu'un délire complet (sous le prétexte quand-même d'une conséquence de l'histoire précédemment racontée, qui en serait le rêve, l'espoir, la folie). Le personnage dépli le décor comme un paravent, déchire, jette de la peinture partout, la fait couler sur lui-même, devient un personnage fantasmagorique, s'y croit faisant du "dripping" à la pollock, se prenant pour Picasso filmé par Henry-George Clouzot.
Son délire est trop (daté ?!) convenu, justifié par l'histoire précédente, bien contenu, bien maîtrisé, ne sortant pas de son rôle, encore une fois, illustratif.

Enfin, bon. Je ne suis pas trop rentré dans le truc, même si j'ai suivi l'histoire au début, j'ai vite décroché à cause de la platitude pour raconter une histoire.
 




Repost 0
5 août 2008 2 05 /08 /août /2008 11:29
Création

au Cloître des Célestins
festival d'Avignon 08
les 18-18-21-22-23-24 Juillet 2008





















Photo : © Christophe Raynaud de Lage/Festival d'Avignon





Six types genre fans de hard-rock et leur chien sont en panne dans la neige avec leur AX et une remorque (très beau décor dans cet espace exceptionnel).
Une femme arrive, qui va servir de "candide" pour la présentation de leur spectacle ambulant, qu'il ne savent pas trop nommer, d'ailleurs.
Alors commence la lente démonstration d'un projet foireux de parc à base de fumée de scène, de machine à bulles, de pièce énorme de plastique gonflable à l'aide d'un ventilateur, d'une fontaine avec une simple pompe et une bassine de cuisine. Tout cela sans autre regard sur ces effets que ces effets eux-mêmes, intercallés sans cesse par des pauses où le temps s'écoule dans le vide, les personnages étant lents de réaction (on peut se demander s'ils ne sont pas en répétition, en train de réfléchir devant nous à la construction du spectacle).

La magie, s'il y a, vient de rien, de la présentation d'effets, sans le sens qui devrait aller avec, aidé en cela par le regard de la "candide". Tous les acteurs  poussent d'ailleurs en ce sens en disant régulièrement : c'est bien, c'est magique, c'est beau, etc...

On peut dire que c'est de la magie pure, par la force de conviction, en se poussant. Le temps est long aussi parfois, on se surprend à attendre quelque chose de plus concret, qui ne viendra pas, bien sûr !







Repost 0
7 juillet 2008 1 07 /07 /juillet /2008 21:18
Création

du 5 au 12 juillet 2008
Dans la Cours d'Honneur du Palais des Papes
festival d'Avignon



© Christophe Raynaud de Lage/Festival d'Avignon
Librement inspiré de Dante, ça commence très fort avec l'arrivée de onze bergers allemands dont huit sont enchaînés au sol pour servir d'excitants. Ils se mettent effectivement à aboyer. Romeo Castellucci arrive seul en scène, se présente avant de s'habiller de vêtements de protection pour le dressage des chiens d'attaque. Un dresseur lâche un chien sur lui, puis un second, puis un troisième qui se déchaînent gentiment sur Castellucci. Après quelques instants, le dresseur rappelle ses chiens l'un après l'autre. Les autres chiens sont alors ramenés hors scène.
Un type en shorty se met alors à escalader à main nu, sans fil, sans aucune protection, le mur de la Cours d'Honneur. Il ne s'arrête pas à la première fenêtre ouverte, enfin si, il pose quelques instants par-ci par-là mais poursuit jusqu'au sommet le plus élevé de cette Cours.
Un enfant écrit à la bombe "Jean" sur le mur.
A partir de là, des sons vont emplir le spectacles, tous plus infernaux que les autres. Un jeu de lumière partant de toutes les fenêtres de la façade donne l'impression que le spectacle, le bâtiment vont s'écrouler.
Des dizaines de personnes arrivent sur scène, puis s'allongent et roulent pour faire une espèce de marée humaine.
A un moment, on découvre cinq ou six jeunes enfants dans une cage en verre aménagée en salle de jeux, l'un pleure puis se calme, tous sont très éveillés, ils marchent, parlent.
Beaucoup de temps sont creux, entre les scènes, certaines scènes elles-mêmes. Il n'y a pas de mot, c'est un spectacle sans mot, c'est bizarre, ça ne paraît pas sain même si ce n'est pas désagréable de naviguer entre plusieurs options de spectacle.
Je comprends assez souvent le rapport avec l'Enfer, la masse de gens bougeant, vivants ou morts mais aussi dans les parties les plus spectaculaires, avec le son également.
Malheureusement, je ne retiens que le "spectaculaire", le reste, tout ce temps, s'écoule comme de la mélasse, sans rythme, en espérant quelque chose qui ne vient pas. Seul le son est parfait.



Repost 0
6 juillet 2008 7 06 /07 /juillet /2008 21:14
Création

les 02, 03 et 04 Juillet 2008
Festival MontpellierDanse08


photo tirée du site
montpellierdanse
Debout, face au public, les deux femmes commencent par pleurer et à dire à tour de rôle que nous allons mourir, que vivre c'est mourir... discours qui s'évapore très vite pour entrer dans la danse,... ou les mouvements hystériques.

Eclatement de sensations, encore proche de l'enfance, avec cependant des scènes qui s'étirent en longueur comme la scène où La Ribot tourne avec une fausse planche sur l'épaule, faisant tomber Mathilde Monnier à chaque tour d'un coup sur la tête, celle-ci se relevant à chaque fois pour retomber, ainsi qu'une autre scène où les deux femmes dans toutes les positions possibles relèvent et rabaissent sans cesse leur pantalon court pour montrer et cacher leurs genous. Le son parfois très puissant, aide à entrer dans cette sensation de délire. Le mieux, c'est quand une des femmes parcours la scène d'un bout à l'autre en courant en talons hauts ou que l'une d'elles s'allonge sur le ventre et les coudes, se met à trembler et crier longuement (hystérie sonore ici atténuée par le son de pluie d'orage très puissant).

La scène finale est à garder en mémoire : les deux femmes sont au fond de la scène, monté sur deux tabourets hauts, se mettant à déblatérer ensemble et sans fin sur ce qu'est la femme, ce qu'elle devrait être, ce qu'elle devrait faire, ce que l'on fait d'elle, tout cela dans la tête d' "Alice", dans la tête d'enfants pleine d'histoires magiques et horribles.
Repost 0
3 juillet 2008 4 03 /07 /juillet /2008 21:04
Création

Mardi 1er Juillet 2008
Festival MontpellierDanse08



photo tirée du site
montpellierdanse
Suite de la recherche de Xavier Le Roy sur le mouvement dans la musique classique (voir commentaire sur son précédent spectacle
"Le Sacre du Printemps").
Là, à Montpellier, on assiste à un concert de musique de Lachenmann, ce qui est en soi une performance.
D'abord, un violoncelle seul qui joue avec toutes les parties possibles du violoncelle sauf de la manière normale.
Après, les deux musiciens (guitaristes) sont derrière des paravents, devant deux autres musiciens sont avec partition mais sans instruments. Ils vont mimer la musique faite derrière les paravents. La gestuelle imite puis dérive, on finit par ne plus comprendre où peut se trouver la guitare alors que le rythme suit toujours la musique.
La dernière pièce se termine avec les mimes sans musique, sans instrument.

Pas complètement convainquant. On rit un peu. Personnellement, j'aurai bien fait abstraction de la partie Xavier Le Roy pour me concentrer sur le concert de musique, mais c'était difficile.

Cette fois, (contrairement au "Sacre") l'exercice paraît un peu vain. Plus intéressant était l'invitation des musiciens "Cairn" lors d'un "Hors Série" de MontpellierDanse, qui donnait à voir des musiciens faire de la musique détournée d'instruments classiques comme un piano ou une guitare, ou avec une table et de la vaisselle, leur mouvements de musiciens étant mis en valeur simplement par l'invitation par une structure de danse.

On pourrait imaginer un concert avec comme accompagnement filmique la vue en gros plan du pied d'un violoncelliste pendant toute la durée du morceau. Ca pourrait être une autre partie du corps, peu importe, une partie à la fois peu mouvementée et peut-être très expressive.
Repost 0
3 juillet 2008 4 03 /07 /juillet /2008 20:59
Mardi 1er Juillet 2008
Festival MontpellierDanse08



photo tirée du site de
montpellierdanse
Deux danseuses, même pantalon en toile à matelas brillant, un débardeur de couleur différente, vert et rouge passé.
Elles s'allongent sur le ventre, face à face, et font rouler de l'une à l'autre des balles de jongleur.
Deux cloisons sont déplacées par deux hommes habillés en noir (qui disparaissent après avoir fait cela, deux ou trois fois pendant le spectacle). D'autres fois, ce sont les deux danseuses qui déplacent ces deux cloisons.
Elles jouent beaucoup avec ces cloisons, modulant l'espace, se faisant un petit coin, s'appuyant dessus.
Tous leurs gestes sont hors des codes de la danse, sont naturels au maximum (je sens presque l'effort pour éviter tout maniérisme).
Le regard suit l'activité de ces deux danseuses avec cloisons, balles, activité entre jeu et danse et figure abstraite.
Elles sont concentrées, c'est lent, comme réfléchi, minimal.
C'est un plaisir de suivre cette construction.
Repost 0

Présentation

  • : Le blog d'Octave
  • : commentaires d'expositions et de spectacles
  • Contact

raisons de ce blog

- Sous forme de notes courtes, garder en mémoire spectacles et expos, dans ma situation de spectateur et visiteur amateur.
Mes impressions notées sont toujours subjectives et influencées par mes préoccupations du moment, les commentaires sont des retours de sensations et non des analyses. C'est un exercice qui prolonge la vue  et permet de découvrir encore, après coup, en repensant à ce que j'ai vu, entendu. Ca ne se veut, en aucun cas,  une critique plus ou moins universelle. Je publie ici  pour les gens qui comme moi cherchent quelques retours d'expos ou de spectacles vus.

La "note personnelle" est là pour situer rapidement l'intérêt de l'article concerné.

Recherche

Courriel :