24-25-26 juin 2009
au Chai du Terral
à St Jean de Vedas
Essai sur les attitudes Rock, le côté physique, le côté égocentrique, la concentration,
la solitude, l'apparence. Accompagnés des Rinôçéroses pour la musique et la présence sur scène, Claude Bardouil et Rita Cioffi tentent des poses Rock à la Iggy Pop, ils se laissent aller à mettre
le torse nu en lumière, jeu de muscles, de la cage thoracique, contorsions diverses toujours Rock mais dans un rythme "danse".Claude Bardouil commence par des étirements, semblant se regarder dans des attitudes volées au Flamenco. Là est mis en place l'esprit Rock, facilement identifiable aussi par la scène avec guitares, enceintes, ainsi que deux scènes surélevées au fond, et derrière quelques rangées de sièges en velours rouge, Rock identifiable également par les vêtements, jeans, bottes, tee-shirts, perruques et par la musique, bien sûr, des Rinôçéroses. La transformation en danse s'effectue dans l'électricité des corps, leur passage à un rythme de mythe dans la lenteur, la pose, la densité des mouvements, l'attention, la concentration aux mouvements.
Rita Cioffi et Claude Bardouil se bougent, l'une au milieu à gauche, l'autre plus en retrait à droite, ils semblent là avoir la même taille, en jeans, de dos, torse nus, comme en miroir, ils bougent sur une musique lancinante, qui pourrait ne jamais finir, ou qui finit à chaque instant pour reprendre encore, pour refuser la fin ("The End" des Doors).
Claude Bardouil va entrer dans la musique des Rinôçéroses, à quatre pattes, la tête se tournant brusquement pour regarder dans tous les sens, il devient non pas un rhinocéros mais un insecte, intégré au son. C'est un moment parfait.
Extrait "Cubicle" des Rinôçéroses :
Rita, en ange, en papillon, vibrant, mortellement touchée, allongée, les bras écartés, les mains tremblantes ,le corps entier tremblant, finit par se relever sans que l'on y croit et s'éloigne dos au public, comme un fantôme ou comme une Star. Un rêve !
C'est un hommage au Rock, pièce sur la mortalité du Rock, la mortalité de l'adolescence de la chorégraphe. Mais Rita est toujours Rock. A la fin, quelque chose décroche, ça devient du "désordre", on ne sait plus si c'est contrôlé, ça vit et c'est tout. Tout se frotte, tout s'entrelace, les danseurs, les musiciens, la musique...
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Pièce de mélange, entre traditionnel et contemporain.
La pièce commence par la fin de la pièce précédente de Philippe Quesne, en tout
cas, c'est ce que nous dit le personnage qui entre par la baie en tenue de cosmonaute, dans le noir. Il va nous décrire l'espace et ce qui s'y trouve. Il va, par exemple, soulever la moquette et
nous dire qu'elle n'est pas encore collée et que Serge peut passer dessous (ce qu'il fait lui-même), ou se coucher au bord et s'en servir de couverture (ce qu'il fait aussi).
Serge (Gaëtan Vourc’h) arrive, il va se déplacer mollement dans l'espace tout au
long du spectacle. Il s'installe, prend un verre de vin, des chips, regarde la télé, commande une pizza jusqu'à ce qu'un copain arrive pour voir un petit spectacle réalisé par Serge. Le copain part
après deux-trois mots de félicitations et la promesse de revenir un prochain jour pour un nouveau spectacle.
Deux filles, ça ne pourrait pas être un couple. C'est un duo, en parralèle. Non pas un face à face.
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